Le développement durable : bien plus que l’environnement

Publié le 1 octobre 2009 - Mis à jour le 11 septembre 2015

On associe facilement développement durable et environnement. C’est réduire considérablement la portée de ce concept, qui implique dans les faits une multitude d’acteurs dans des secteurs très divers. Le point commun ? La place d’honneur accordée au citoyen.

Le développement durable : bien plus que l’environnement
Le développement durable : bien plus que l’environnement

L’expression est apparue en 1987 dans le Rapport Brundtland, du nom de la présidente  norvégienne de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement mis en place par l’ONU en 1983. Traduction forcément imparfaite de l’expression anglaise sustainable development, il désigne selon les termes mêmes du rapport « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». L’idée est là, mais tout reste à faire.

Vingt ans après la parution du rapport, le concept de développement durable s’est considérablement épaissit. Désormais, il ne s’agit plus seulement de répondre à une nécessité dans le temps, mais aussi dans l’espace. Face aux inégalités criantes de développement, le développement durable exprime ses inquiétudes quant à la possibilité de continuer à vivre tous ensemble sur une planète où, selon l’OMS, en 1990, 23% de la population n’avait même pas accès à l’eau potable. Certes, en 2002, ce chiffre était passé à 17%, mais ce sont toujours 17% de trop, surtout lorsque l’on sait que dans le même temps un Américain consomme 600 litre d’eau en une journée (et en gaspille une grande partie)… Le développement durable implique donc une redistribution des richesses afin de parvenir à une convergence des niveaux de développement sur la planète.

Pour cela, le développement durable s’appuie sur trois grands piliers : l’économie, l’écologie et la société. Le meilleur résumé que l’on puisse faire du Rapport Brundtland tient en un schéma, qui montre bien que si l’environnement est une priorité essentielle, il n’a aucun sens seul. Ce sont les interactions entre ces trois pôles qui sont le moteur d’un possible et nécessaire  changement de nos modes de vie.

L’économie est montrée du doigt comme étant la base de tous les malheurs. Pourtant, elle n’est que le résultat des interactions entre les hommes. Alors, si on l’accuse du mal, ne peut-elle pas être à la base d’un renouveau ? La préoccupation pour l’environnement est évidente : après avoir pillé des ressources non renouvelables et polluer définitivement des hectares de sols, l’homme réalise que la nature a besoin d’être ménagée pour survivre et lui permettre de vivre. La société est au cœur du développement durable, pour deux raisons : c’est à elle qu’il s’adresse et c’est elle qui peut faire changer les choses. Car l’homme a son destin entre les mains, il ne lui reste qu’à agir… c’est peut-être le plus compliqué.

Pour aller plus loin....

Le Rapport Brundtland en ligne

Claire Sejournet
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