Les grands dilemmes des entreprises

Publié le 20 octobre 2009 - Mis à jour le 4 novembre 2009

Dresser ce bilan en intégrant le plus grand nombre de postes de pollution, c’est se laisser autant de possibilités d’action. Ainsi, selon ses priorités, ses contraintes mais aussi ses moyens, chaque entreprise agit différemment.

La fameuse marque jaune et bleue a ainsi réalisé cette année son premier Bilan Carbonne. Résultat : il apparaît que les activités d’IKEA France ont généré en 2008 520 000 tonnes équivalent C02. Grâce au Bilan Carbone, l’entreprise sait où se situent ses points faibles et développe donc une politique sensée y répondre.

« Dans l’enjeu climatique, les transports, que ce soit des collaborateurs, des marchandises ou de nos clients, est un gros dossier », explique ainsi Pierre Deyriès, le Directeur du développement durable d’IKEA France. En effet, chez IKEA,  la plus grande part des émissions de CO2 est liée au déplacement de ses clients (52% des émissions) et au transport de marchandises (25%). « Aujourd'hui, beaucoup de nos marchandises arrivent par camion. Il faut petit à petit passer du camion au train ou aux voies navigables. Nous avons des engagements, mais les choses avancent doucement. Je pense que cette année, elles vont s’accélérer » précise-t-il, avant d’ajouter, lucide, que « pour l’instant, nous avançons doucement… et plutôt en camion ! ».

Pour les clients, IKEA France a lancé un site de covoiturage, « mais ce n’est pas suffisant », souligne Pierre Deyriès qui explique que le système a plus de succès auprès des collaborateurs, mais que la voiture individuelle a encore de beaux jours devant elle.

Comme de nombreuses entreprises qui ont pour but la vente directe aux particuliers, les magasins IKEA sont souvent difficiles d’accès au grand public autrement qu’en voiture : les transports en commun ne vont généralement pas jusqu’aux zones commerciales. « Aujourd'hui, seuls 5,8% de nos clients viennent en transport en commun, rappelle Pierre Deyriès. Nous avons un objectif de 15% pour 2012-2013 ».

Pour aller dans ce sens, IKEA fait attention à l’environnement dans lequel ses magasins sont implantés : à Dijon, un arrêt de bus est implanté à la sortie du magasin tandis que le tram va bientôt arriver jusqu’aux magasins IKEA de Montpellier (il s’arrête pour l’instant à 400 mètres de la zone commerciale !) et de Brest (l’arrivée du tram dans la ville est prévue pour 2012), tandis qu’à Lille ou à Nantes, c’est déjà le cas. Mais à ce niveau là, les dossiers dépassent largement IKEA !

Le travail porte ses fruits, puisque rien qu’entre 2005 et 2007, le nombre de clients venant en transport en commun a doublé (de 2,7 à 5,8%), grâce à une politique volontariste d’IKEA France pour plus de transport en commun et moins de déplacements individuels.

L’entreprise, pour sa part, réfléchit au nouveau défi que le développement du phénomène « aller chez IKEA en transport public » pose : comment ramener ses achats encombrants ? Vaste sujet… une cuisine, même en kit, prend tout de même de la place…

Retrouvez IKEA sur Internet !

Claire Sejournet
Articles du thème Développement durable
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Réaction à l'article
Par velvetulipe le 9 novembre 2009 à 10h55
Vive le changement

Déjà à Grenoble il y a un arrêt de bus non loin du grand magasin et des espaces piétons et vélos sont également à porter.

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