WECF : les femmes sont à Copenhague !

Publié le 17 décembre 2009 - Mis à jour le 18 décembre 2009

Quels sont les animations et actions du WECF à Copenhague ?

Il est important que les femmes soient représentées dans le processus de négociation d'une gouvernance internationale pour limiter le réchauffement global. En effet, les femmes sont particulièrement vulnérables aux conséquences du changement climatique. Cette réalité a récemment été confirmée par le Fond des Nations Unies pour les populations et par Ban Ki Moon. L'UNFCCC a reconnu à « Women & Gender », dont WECF fait partie, le statut  de groupe constituant, ce qui donne plus de poids à nos revendications.

A Copenhague, nous avons accès au Bella Center où l'on peut assister en tant qu'observateur aux négociations principales. C'est aussi l'occasion d'organiser deux jours de formation pour les femmes en provenance des ONG environnementale des pays d'Europe de l'est, du Caucase et d'Asie Centrale, afin que les besoins spécifiques de ces femmes soient mieux prises en compte dans les négociations. Enfin, en tant que membre du mouvement « Women & Gender » nous participons aux réunions et événements qu'ils organisent.

Enfin nous menons des actions de lobbying à travers cinq "side event", un stand présentant ses positions et son livre sur l'énergie nucléaire "the critical question" et une délégation de 55 partenaires. Nous avons notamment organisé un "side event" et un événement pour la presse sur le thème de campagne internationale "don't nuke the climate".

Quels sont les principales positions du WECF ?

1) La révision du mécanisme qui existe déjà sous le Protocole de Kyoto appelée Mécanisme de Développement Propre (MDP) afin que les projets issus de ce mécanisme soient accessibles pour les ménages et les communautés pauvres, adaptés aux réalités locales, avec une procédure plus simple et moins coûteuse. WECF organise un "Side event" de haut niveau sur ce sujet Mardi 15, auquel les délégations de plusieurs pays vont participer.
2) Nous plaidons pour le rejet des technologies comportant un risque pour la santé et l'environnement des mécanismes mis en place dans une nouvelle gouvernance mondiale climatique. Ainsi WECF s'oppose aux  technologies comme le nucléaire et le captage et le stockage du carbone (CCS).
3) WECF plaide pour un accord juridiquement contraignant et des objectifs nationaux de réduction des émissions de 45% par rapport au niveau de 1990 pour les pays développés et les pays de l'UE.

Que pensez-vous de l'avancement et des événements de cette semaine à Copenhague ?

Les négociations sur les sujets sensibles tels que le financement, les transferts de technologie, la nature juridique de l'accord ou encore les objectifs de réduction des émissions ont bien avancées. Un projet d'accord à été soumis aux parties. Il semble que ce projet convienne à la majorité des Etats, toutefois, pour chaque question sensible, le projet propose plusieurs options radicalement différentes.
Les Etats ont jusqu'à présent montré une bonne volonté à coopérer. Pourtant la partie d'échec reste assez obscure et les séances de négociations ouvertes aux observateurs ne dévoilent qu'une infime partie des avancées réalisées dans les réunions informelles. Pour l'instant l'ambiance est donc positive mais les choses devraient se compliquer les jours qui viennent.

Qu'espérez-vous de Copenhague et si déception il y a, quels encouragements pouvez-vous donner aux femmes ?

Chaque Etat est convaincu de la nécéssité d'un consensus mais aucun ne voudra renoncer à ses intérêts. L'équilibre doit donc se situer quelque part entre intérêt national et urgence internationale. L'issue dépendra finalement plus du talent de chaque négociateur de transformer les intérêts de son Etat en intérêt international afin de créer des coalitions puissantes et d'obtenir un consensus.
Il me semble donc que Copenhague ne peut être qu'un succès puisque la conscience du fait que le changement climatique est une menace pour tous les Etats est tout à fait présente dans l'esprit des délégations. La société civile a aussi un rôle à jouer, un rôle crucial car la transition vers un mode de vie respectueux des générations futures passe d'abord par la modifications des habitudes au quotidien et principalement par les femmes qui sont les vecteurs du changement grâce à l'éducation, aux modes de consommation, aux choix de gestion de l'habitat notamment.

Enfin, avez-vous un message pour les femmes qui lisent FemininBio.com ?

Il ne faut pas attendre que les dirigeants prennent les décisions pour nous. Il est déjà possible d'agir dans chaque geste de notre quotidien et de participer à cette formidable révolutions verte pour assurer l'avenir de nos enfants et de nos petits enfants. Copenhague est crucial mais ce n'est que l'embryon d'une mouvance plus grande et plus globale, nourrie par le comportement de chacun. A vous de prendre en main votre vie et votre avenir.

Matyas Le Brun
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