ASEF

Chronique de l'ASEF : Le rendez-vous hebdo de l'actu santé et environnement

Publié le 11 février 2014 - Mis à jour le 12 février 2014
1/3
© photl.

1 Un chef d’accusation de plus pour le Bisphénol A !

Cette semaine, une étude a mis le Bisphénol A à l’honneur ! Considéré comme perturbateur endocrinien, cette substance, plus connue sous le nom de BPA, est déjà accusée de favoriser les malformations, les cancers ou encore l’obésité. Menée sur des rongeurs, cette nouvelle étude a montré que des souris dont les mères ont reçu une dose élevée de BPA avaient 7 fois plus de risque de présenter une tumeur du foie au cours de leurs 10 premiers mois de vie, par rapport à celles dont les mères n’ont pas été exposées.

2 ce sigle, son absence ne veut donc pas dire qu’il n’y a pas de BPA ! Ne sous-estimez pas la toxicité des pesticides…

Saviez-vous que, lorsque vous achetez un insecticide ou un désherbant, il est encore plus toxique que ce qui est indiqué ? C’est ce qu’a suggéré la nouvelle étude de Gilles Eric Séralini sortie cette semaine. En testant neuf pesticides sur des cellules humaines, les chercheurs ont constaté que huit d’entre eux sont jusqu'à 1.000 fois plus toxiques que leurs substances actives (le principal ingrédient des pesticides). En cause : les adjuvants.

3 Les gaz de schiste en cause dans les malformations chez les bébés

Les gaz de schiste, c’est LE sujet qui fait polémique depuis des années en raison des risques pour la santé et l’environnement. Une étude publiée cette semaine a montré que la fracturation hydraulique - la seule méthode qui existe actuellement pour extraire les gaz de schiste - pourrait jouer un rôle dans les malformations congénitales cardiaques.

Le Bisphénol A à l’origine de tumeurs du foie, la toxicité des pesticides sous-estimée, et enfin les gaz de schiste qui provoqueraient des malformations chez les bébés… Voilà ce qu'il ne fallait pas manquer dans l'actualité Santé-Environnement de cette semaine.

Un chef d’accusation de plus pour le Bisphénol A !
 

Cette semaine, une étude a mis le Bisphénol A à l’honneur ! Considéré comme perturbateur endocrinien, cette substance, plus connue sous le nom de BPA, est déjà accusée de favoriser les malformations, les cancers ou encore l’obésité. Menée sur des rongeurs, cette nouvelle étude a montré que des souris dont les mères ont reçu une dose élevée de BPA avaient 7 fois plus de risque de présenter une tumeur du foie au cours de leurs 10 premiers mois de vie, par rapport à celles dont les mères n’ont pas été exposées. Omniprésent dans notre quotidien (bouteilles recyclables, vaisselle ou boites en plastique, emballages alimentaires, boites de conserves, canettes, etc), le BPA est capable de s’extraire de ces contenants pour venir « polluer » les aliments ou boissons avec lesquels il est en contact, d’autant plus quand on les chauffe. En 2015, ce polluant sera interdit dans tous les contenants alimentaires, mais en attendant, mieux vaut prendre des précautions, surtout si vous êtes enceinte. Alors on évite les canettes, on stocke les aliments dans des récipients en verre et on ne chauffe pas au micro-ondes ses aliments dans un contenant en plastique. Si vous souhaitez savoir si les contenants en plastique que vous avez déjà à la maison sont sans risque vous pouvez regarder le triangle de recyclage. Les chiffres 1, 2, 4, 5 signifient qu’il n’y a pas de BPA tandis que les chiffres 3, 6, 7 ou la mention PC, montrent le contraire. Attention tout de même, les fabricants ne sont pas obligés d’apposer ce sigle, son absence ne veut donc pas dire qu’il n’y a pas de BPA !

Ne sous-estimez pas la toxicité des pesticides…

Saviez-vous que, lorsque vous achetez un insecticide ou un désherbant, il est encore plus toxique que ce qui est indiqué ? C’est ce qu’a suggéré la nouvelle étude de Gilles Eric Séralini sortie cette semaine. En testant neuf pesticides sur des cellules humaines, les chercheurs ont constaté que huit d’entre eux sont jusqu'à 1.000 fois plus toxiques que leurs substances actives (le principal ingrédient des pesticides). En cause : les adjuvants. Le mélange substance active/adjuvants rendrait le produit final plus toxique que la substance active seule. Le problème, c’est que seule la toxicité de cette dernière est évaluée avant que le pesticide soit mis sur le marché. En d’autre terme, la réelle toxicité du produit que l’on achète serait jusqu’à 1.000 fois supérieure à ce qui est affiché lors de sa commercialisation. Alors pour éliminer insectes, mauvaises herbes et champignons de votre jardin, privilégiez les méthodes naturelles ou des produits portant un label écologique.

Les gaz de schiste en cause dans les malformations chez les bébés
 

Les gaz de schiste, c’est LE sujet qui fait polémique depuis des années en raison des risques pour la santé et l’environnement. Une étude publiée cette semaine a montré que la fracturation hydraulique - la seule méthode qui existe actuellement pour extraire les gaz de schiste - pourrait jouer un rôle dans les malformations congénitales cardiaques. Les chercheurs américains ont pris en compte 125.000 naissances enregistrées dans le Colorado entre 1996 et 2009, ainsi que le lieu de résidence de la mère pendant la grossesse. Ils se sont alors aperçus que les mères fortement exposées au gaz qui s’échappent des puits d’extraction ont 30% de risque en plus de donner naissance à un bébé ayant une malformation congénitale cardiaque. On manque encore de recul pour évaluer les effets de la production de gaz de schiste sur la santé et l’environnement, mais de plus en plus d’études mettent en évidence des impacts potentiels. En tout cas, en France, pas d’inquiétude, l’extraction des gaz de schiste est aujourd’hui formellement interdite, et on espère qu’elle le restera longtemps…

Retrouvez dans le détail, toutes les informations sur ces actualités sur le site de l’Association Santé Environnement France 

Articles du dossier La Chronique de l'ASEF
Envie de réagir ? Je prends la parole
Déjà membre? Je me connecte ou Créer mon compte