Claire Keim, une star écolo aux multiples talents

Publié le 22 décembre 2010 - Mis à jour le 30 novembre 2012

Vous présentez l'émission "Passage au vert" sur Ushuaïa TV, comment êtes-vous venue au journalisme (vous êtes actrice, chanteuse) ?
Je ne fais pas un travail de journaliste sur l’émission mais plutôt de « passeur ». Quand l’équipe m’a contactée on se connaissait déjà bien et ils savaient mon ressenti sur l’écologie. Nous, les people, j’ai le sentiment qu’on ne peut pas faire beaucoup plus car les gens savent aujourd’hui que les espèces disparaissent, que l’on perd chaque jour notre biodiversité, que des écosystèmes sont détruits et que l’on perd chaque jour un peu plus de vie donc cela ne servait à rien de refaire encore de la sensibilisation sur ce projet d’émission. En revanche, ce qui est intéressant, c’est montrer les belles initiatives qui peuvent être prises dans l’écologie et cela m’a plu car je suis une fille et une fille consomme beaucoup ! On aime changer de vêtements, on se maquille etc. On est toutes comme ça, alors soyons cohérentes et essayons de trouver une solution à cela. Avoir le droit de continuer à consommer mais en essayant d’insuffler du bon sens et de la réflexion dans la consommation. Etre en fait dans la consom’action plutôt que dans la consommation de base. Au début je n’avais aucune idée des sujets, et ensuite j’ai vu que c’était des bons plans, des astuces, des bonnes idées à « passer à son voisin ». Je me sens mieux de faire cette émission sur l’écologie. Même si je sais que cela ne va pas changer la face du monde, j’ai l’impression de participer un peu, de faire ma part du colibri. Cela compense aussi un peu mes gestes pas écolo : je prends l’avion souvent et je fais surement des tas de choses pas bien comme fumer par exemple. Cela me permet aussi de rester en connexion avec le milieu du développement durable, de rester en contact, il y a beaucoup de gens qui se bougent et qui ne sont pas résignés, qui sont dans la lutte et j’aime être du côté de ces personnes, cela m’intéresse.

Comment avez-vous été sensibilisée à l'écologie, au développement durable ? Votre engagement est fort
C’est un engagement qui date depuis longtemps, je ne me suis pas dit un jour « tiens voilà je suis sensible à l’écologie », c’est le fruit d’une éducation, d’un terreau favorable. Même si j’ai quand même l’impression que nos enfants baignent beaucoup plus dans le jus que nous à l’époque. J’ai eu la chance d’être élevée par un papa passionné de navigation, c’est pour ça que j’adore les marins, Tabarly c’est mon dieu à moi, en plus il est beau ! Maman est une plongeuse et elle a longtemps plongé, tout le temps. Tous les deux m’ont emmenée en mer et sous la mer et m’ont appris à regarder ce qu’il y avait autour de moi, à admirer comme c’était beau et fragile. Et d’années en années on a bien vu que la nature avait changé. « Tiens les mérous qui étaient là l’année dernière on ne les voit plus, tiens la barrière de corail etc.. » C’est vraiment cette chance d’être au contact permanent de la nature qui permet de te rendre compte qu’elle change et que ce n’est pas normal. J’ai aussi habité Paris pendant très longtemps et je n’étais pas très heureuse. Aujourd’hui, j’ai la chance d’habiter dans le sud ouest depuis 3 ans. J’ai été adoptée par ce pays ! Quand tu vis là-bas tu te rends compte de la chance que tu as. Ma fille a le bonheur de croiser des moutons tous les matins en allant à l’école ! Un enfant parisien est complètement déconnecté du monde du vivant et c’est dur pour lui de comprendre l’écosystème et pourquoi on dépend tous les uns des autres. Il ne comprend pas quand on écrase une petite chenille quel impact cela va avoir sur lui, et pourtant !

Quels sont les sujets qui vous inspirent le plus, qui vous tiennent à cœur ?
La 1ère campagne à laquelle j’ai participé avec la Fondation Nicolas Hulot c’était la biodiversité et pour moi c’est une idée magnifique car ce qui me touche le plus en matière d’écologie c’est la disparition des espèces, c’est ce qui est le plus insupportable concrètement, visiblement. Evidemment, il y a des tas de conséquences insidieuses du réchauffement climatique, de nos modes de vie complètement « givrés »,  qui n’ont pas de sens. Mais ce qu’on voit le plus sous nos yeux, ce sont les espèces qui disparaissent. J’ai participé à cette campagne et j’ai trouvé que cela allait au-delà de l’écologie. Je suis pour la biodiversité, sous toutes ses formes : la biodiversité, c’est aussi accepter l’autre dans sa différence. Je suis marraine aussi de Planète Mer, une association de défense des grands requins blancs et leur sort me rend malade… et c’est indispensable de prendre la défense d’espèces méconnues, mal connues ou craintes car elles font partie de notre écosystème. C’est un tout.

Comment s’est passé votre rencontre avec la Fondation Nicolas Hulot dont vous êtes l’une des fidèles ambassadrices ?
J’ai rencontré Nicolas Hulot lors d’un diner chez des amis communs en 2005. Il n’y avait que des leaders d’opinions et ils parlaient notamment d’écologie. Nicolas en parlait de manière un peu désabusé, cynique, las de ne pouvoir changer les choses plus vite… Quand il m’a demandé ce que j’en pensais, moi qui n’avais alors jusque là, que peu fait entendre ma voix je lui ai renvoyé la balle « mais alors, dites-nous, qu’est ce qu’on peut faire et dire aux citoyens, éduquez-nous sur les messages à faire passer ». Il m’a pris au mot, nous nous sommes revus et il m’a demandé de faire partie des ambassadrices de la Fondation. Nous sommes régulièrement sensibilisés à tous les sujets de fond traités par la Fondation. Je suis enchantée qu’il revienne sur le devant de la scène après son année « off », c’est une personnalité extraordinaire et l’écologie a besoin de lui. Son charisme, sa vision, son esprit de synthèse sont incroyables car il sait rendre simple et populaire les sujets écologiques les plus complexes.

Pour revenir à vous, que pensez-vous apporter de différent dans votre émission « Passage au Vert » sur Ushuaïa TV ?

C’est une émission sur le quotidien des gens et nos modes de vie donc cela permet d’adopter l’écologie de tous les jours, c’est essentiel.

Présenter cette émission sur l'écologie a-t-il changé votre quotidien de « famille engagée » puisque votre compagnon Bixente Lizarazu est lui aussi acquis à la cause (NDA-il est aussi ambassadeur de la Fondation Nicolas Hulot) ?
Oui, j’apprends beaucoup de choses que je peux ensuite appliquer et qui me font prendre conscience. Des astuces également comme par exemple l’huile essentielle de citron sur un bâtonnet planté dans un citron cela permet de chasser les mauvaises odeurs ou encore l’utilisation extraordinaire du vinaigre blanc ou du bicarbonate de soude pour conserver par exemple la couleur verte des haricots ! Pour ma petite fille de 2ans ½ j’utilise des produits bio mais globalement le moins de produits possibles. J'aime dénicher des bons plans mode éthique pour ma fille sur littlefashiongallery.com On n’a pas besoin de grand chose en fait. Quand j’étais jeune (ma maman est dentiste) je me brossais les dents avec du bicarbonate de sodium pour les blanchir ! Mais il ne faut pas en abuser c’est abrasif. Concernant la perte de chaleur, je ferme systématiquement en hiver tous les volets de la maison.

Les actualités de Claire Keim

  • Claire Keim est ambassadrice de la Fondation Nicolas Hulot pour laquelle vous pouvez faire un don
  • Claire Keim présente "passage au vert" sur Ushuaïa TV du lundi au vendredi à 7h45 et 12h15 ; le mercredi à 22h45 ; le samedi à 17h00 ; le dimanche à 11h30.
Anne Ghesquière
Articles du thème Green people
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Réactions à l'article
Par lunazen le 3 janvier 2011 à 14h36
Agir

S'engager, agir, c'est aussi à notre échelle, au quotidien alors surtout ne baissons pas les bras. Passage au vert ? Une émission très intéressante !

Par lily le 3 janvier 2011 à 17h06
bravo !

Sympa cette interview . Elle a entièrement raison pour les petits citadins , dommage , qu'ils soient autant déconnectés de la beauté de la nature .

Par petitgalop le 4 janvier 2011 à 12h49
Les petits parisiens peuvent avoir des parents écolos...

Bien sûr que mes filles ne croisent pas des moutons au coin de la rue... mais elles en voient en vacances chez leur pépé, et elles ont plein de livres qui leur expliquent à quoi ils servent... on va à la ferme pédagogique, aussi... bref... si les parents y mettent du leur, même les petits citadins seront sensibilisés ;-)

Par mmx le 26 janvier 2011 à 20h11
bof

et le biarritz-paris: en train ou en avion???
en avion voyons donc, ça prend moins de temps ma p'tite dame!
finalement, malgré ma 306 vieillotte et une chaudière gaz, on dépassera pas le bilan carbone de la dame biobio...

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