Lou Salomé

Lou Salomé : « Mes chansons parlent de la vie, de l’espoir et du bonheur »

Publié le 5 mai 2013
Lou Salomé, une chanteuse connectée avec la nature
Lou Salomé, une chanteuse connectée avec la nature
© © Lou Salomé

Auteure, compositeur et interprète, Lou Salomé est une artiste complète aux influences pop, folk et jazz. Engagée dans la lutte pour l'écologie, elle est à l'initiative des journées Eco Vintage qui mettent en avant l'Upcycling. Interview d'une artiste passionnée.

Lou Salomé est une femme engagée. La musique est un moyen d'expression vital comme en témoigne son deuxième album "My ART belongs to Dad" où elle chante la vie et la connexion avec la nature. Elle est aussi une des organisatrices des journées Eco Vintage qui font notamment découvrir l'Upcylcing aux participants. 

Comment vous est venue l’envie de créer les journées Eco vintage ?

Lou Salomé : Cela s’est fait par hasard. En 2009, j’ai créé une association, dans le sud de la France, qui s’appelait VIP BUZZ et qui avait pour vocation de soutenir les artistes et de les aider à se promouvoir. En temps qu’artiste autoproduite, je me rendais compte de toutes les difficultés que l’on pouvait rencontrer pour arriver à être visible. Je suis donc montée sur Paris pour défendre mon projet et j’ai fait la connaissance de personnes qui avaient envie de soutenir des causes.

Nous avons étendu les prérogatives de Vip Buzz et décidé de soutenir les artistes, l’environnement, le cancer, les sans-abris... Nous avons proposé notre projet à la mairie du 11ème qui était en train de réfléchir à la thématique du développement durable. Les journées Eco Vintage étaient nées.

Comment se sont passées les journées Eco vintage ?

Nous avons énormément travaillé pour mettre en place cet événement. Nous voulions également faire découvrir l'upcycling avec des artistes comme Zaza Factory, Miss Back, My-lis ou encore Tessa Delpech. Ces artistes prennent des objets, les détournent et les embellissent.

Nous voulions faire passer un message sans être moralisateur, séduire les gens par le fun, le ludique, le plaisir. Le but était de diffuser un message au plus grand nombre à travers l’art et la création artistique. Au programme : une projection de film, un spectacle de mentaliste et un concert que j'ai donné avec Carine Bonnefoy, chef d’orchestre et amie d’enfance. Nous sommes très contents des résultats et commençons à réfléchir à la deuxième édition.

Quelles sont vos sources d’inspirations musicales ?

J’ai fait ce deuxième album "My ART belongs to Dad" un peu malgré moi après le décès de mon papa. J’ai réfléchi à la vie, au sens de la vie, au deuil, aux séparations et aux choses que l’on doit laisser derrière soi. Mais ce deuxième album est lumineux, plein d’espoir. C’est une renaissance. Au départ, je l’ai écrit pour moi, j’avais besoin d’exprimer mes émotions pour tourner une page, pour fermer le livre de ma première vie. Puis, j'ai voulu que tout le monde puisse s’approprier mes textes.

Quel message souhaitez-vous faire passer à travers vos textes ?

Nous sommes dans un perpétuel mouvement et nous oublions que la vie est comme un cerisier blanc. Dans la culture japonaise, le cerisier blanc est un symbole de renaissance de la nature, beau et éphémère à l’image de la vie et des moments de bonheur. J’aime parler de la part de folie que l’on a en nous, des peurs qui nous empêchent de vivre et d’être heureux mais je parle toujours de la vie, de l’espoir, du bonheur. Il faut apprendre à lâcher prise, à laisser partir les choses du passé, douillettes, confortables et il faut savoir affronter la nouveauté et les changements constants.

Quelle place occupe l’écologie dans votre musique ?

Je n’ai pas encore de chansons engagées, en revanche, je suis connectée avec la nature. Nos vies sont sophistiquées, nous sommes des automates et nous nous coupons parfois de l’essentiel. Il faut s’avoir se poser, aller se ressourcer dans la nature et se reconnecter avec ses sens. Il faut chercher à donner du sens à sa vie

Quelle place occupe l’écologie dans  votre vie ?

Je suis comme madame-tout-le-monde et je ne veux pas me positionner en tant qu’experte de l’écologie. J’ai découvert le bio en Allemagne, après la chute du mur de Berlin et cette tendance m’avait laissée dubitative. Je pensais qu’il s’agissait d’un discours marketing. Quand j’ai appris que mon père était malade, en 2007, j’ai rencontré des professeurs et je me suis posée des questions. Aujourd’hui, je consomme des produits frais, des légumes et des fruits de saison, j’utilise des cosmétiques bio, je marche au lieu de prendre ma voiture. Désormais, je regarde la société avec un œil un peu plus conscient. 
 

Retrouvez Lou Salomé en concert
 

Au festival des ArtRock à Saint Brieuc le 17,18 et 19 mai 
Au festival Trenet à Narbonne le 22 août 

Son site officiel : lousalome.fr
Sa page Facebook 
Crédit photo : © Lou Salomé 

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