Interview

Nach: "La planète a besoin de se faire entendre"

Publié le 7 novembre 2017
Directrice des opérations de FemininBio, j'ai souvent faim de riz, de gorgonzola et de nuoc-mâm (non, le mélange n'est pas convaincant). Mais j'aime aussi croquer à tout ce qui touche au monde du bio, du développement durable et des médias, tant print que digital.
© FemininBio / Oscar Lebrun

Connue sous le pseudonyme "Nach", Anna Chedid est une auteure-compositeur-interprète et musicienne qui épate par son énergie et son enthousiasme. Interview entre deux séances d'enregistrement en studio.

Vous atteignez tout juste la trentaine. C’est un coup de blues ou un coup de boost ?
J'ai déjà très bien vécu ! Quand j’étais adolescente, ça me plaisait énormément d'imaginer où j'en serais. Et je constate que je suis encore intègre, c'est-à-dire en phase avec mes rêves, suivant une évolution somme toute très naturelle.  La vie, je me la remémore par tranches, pas selon mon âge.
Je n'ai par contre pas du tout envie de me projeter dans l'avenir, préférant vivre dans le moment présent, dans l'acceptation et dans le mystère. C'est assez beau le mystère... Je ne pense donc pas au futur, car ça ne sert à rien. Avec les gens trop pessimistes, d'ailleurs, je ne me sens pas très à l’aise. 

Si vous deviez faire le bilan de votre parcours, que raconteriez-vous ? 
Je me rends compte qu'on évolue en banalisant les petits souvenirs d'enfance et en omettant combien ils nous construisent. J’étais fascinée par les comédies musicales des années 1950-1960 avec des génies comme Gene Kelly (mon préféré, avec un sex-appeal génial), Fred Astaire, Audrey Hepburn… C'est le genre artistique ultime car on y trouve TOUT : des couleurs, du jeu, de la très belle mise en scène, des décors sublimes, une vision de la vie certes très naïve mais qui me parlait beaucoup, car on y racontait tout avec poésie.
D’ailleurs, j’ai fait des claquettes de 6 à 12 ans, sur de la musique jazz. J’écrivais des poèmes – qui sont devenus mes chansons –, je jouais du piano, de la guitare aussi. J’y allais à fond. Il faut dire qu’à 8 ans, j’ai eu un flash pour Maria Callas, et sous la douche, j’essayais de l’imiter. C'était médiocre. J'ai ainsi pris des cours de chant lyrique, qui m’ont fourni une base vitale. Le travail vocal me faisait déjà un bien fou. J'étais très indépendante dans mes démarches, et la musique était déjà une évidence.

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Quel rapport entretenez-vous avec votre voix  au quotidien ?
Je pourrais et devrais la travailler davantage. Mais elle me sert d’abord à interpréter des mélodies et des textes que je compose. C’est mon instrument. Les vocalises, le travail du souffle effectués par le passé demeurent dans mon inconscient. Ma passion, c’est d’abord d’être musicienne. Je suis très impressionnée par les gens qui sont littéralement possédés par leur instrument. Je vois peut-être moins loin qu’eux dans la technique, adoptant une vision plus globale.

Entre le studio et la scène, vous préférez…   
Il n'y a pas de partie que je préfère. Je compose toutes mes chansons au piano et un peu à la guitare. Avant de rentrer en studio, je fais mes maquettes chez moi, je pose toutes mes rythmiques et mes mélodies, je pré-arrange mes morceaux. Et j’aime autant ce type de travail que celui nécessaire à mes concerts.

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