Nadège Winter, l'ecolo branchée !

Publié le 16 septembre 2009 - Mis à jour le 30 novembre 2012

Nadège Winter, c'est d'abord l'image du bio glamour et de l'écologie branchée. Cette Djette de 37 ans conjugue branchitude créative et bulle verte. Ancienne chargée de communication chez Colette, elle a su mettre sa notoriété et sa créativité au service de l'écologie en donnant du sens à tout ce qu'elle touche. Productrice de la Web-TV Konbini.com, elle a diffusé des minis clips intitulés "God Save The Green" qui décrivent de façon décalée les bons Ecogestes au quotidien. Puis, en Grenn Girl convaincue, elle a lancé son collectif à aiguilles "Wool & The Gang", un crew de tricoteuses qui n'utilisent que de la laine bio péruvienne et des aiguilles en bois.  Des gestes verts oui, mais en restant glam ! Parce que écologie ne rime pas avec ennui. Entretien avec l'ambassadrice de la nouvelle génération green.

Vous êtes l’image du "Glam'Green" en France, pourriez-vous nous rappeler vos débuts en tant qu’écolo girl ?

Je fais surement partie des parisiennes connues pour fréquenter le monde de la mode, de la nuit, des tendances, aussi capables de prendre la parole pour l'engagement écologique.
En fait, tout est parti il y a 3 ou 4 ans lorsque j'étais directrice de communication au magasin Colette, de mon besoin de plus en plus crucial de mettre du sens et du fond dans mon activité d'entertaineuse, de fille de communication et de la mode. En plein cœur du temple de la consommation du luxe, ou du superficiel, de l'envie, je ne pouvais m'empêcher de penser que ce lieu avait toutes les raisons de défendre ces envies de "beau", de "fun", tout en sélectionnant des produits responsables et en diffusant un message qui a du sens.
Consommer oui, mais mieux, voire moins.

Par ailleurs, ma culture d'une nourriture saine, une vie sportive, et depuis longtemps un fort penchant pour la défense et la protection de causes diverses, a surement contribué à me lancer naturellement dans ces projets liant la mode, le fun et le green.
Invitée ensuite par le magazine wad comme rédactrice en chef d'un numéro (été 2007), j'en ai profité pour y déployer mes passions et j'ai ainsi divisé le magazine en rubriques toutes fabriquées a l'identique : mode, clubbing, voyage, culture, street et écologie. C’était ma première prise de parole un peu médiatique mettant en avant des projets green que j'aimais. J’ai dans le même temps, lancé mon blog, ma ligne de t-shirts recyclés* etc...

 
J’ai toujours ressenti le besoin de mettre à profit mon espace de jeu et de paroles pour défendre une cause urgente et essentielle : l'engagement écologique et sociétal.
Un besoin de prendre partie, de s'engager pour tenter chaque jour de devenir plus conscient de notre part de responsabilité dans la survie ou la belle vie de notre planète.
Cependant, loin d'être technicienne et pointue en terme de connaissance et de savoir écologique purs, j'ai assumé n'être qu'un médiateur, reconnaissant et défendant ma double vie : amoureuse de mode, enfant du monde de la consommation, mais également citoyenne, consciente de mon pouvoir de construire ou casser ce qui m'entoure.

Amoureuse de l'image, de la mode, du fun, je pense qu'il existe une nouvelle façon de vivre aussi pleinement, mais plus responsable.
C’est ainsi que j’ai cherché à casser les codes de communication et les discours terroristes du monde écologique, pour créer le désir, l'envie, le besoin d'être "green" auprès du plus grand nombre, et même des plus éloignés de la cause.
Témoin également du vide créatif dans le monde de la mode engagée, du manque de lieux de ventes, de design désirables, j'avais très envie de me battre pour pousser à la promotion et à l'initiation de nouvelles dynamiques créatives.
Etre green et consommatrice, green et "fashionistas" c'est possible, mais différemment, avec modération, avec intelligence, du moment qu'on a l'offre produit qui s'impose...
Il était temps de se dire que la mode ne se résumait pas à s'habiller en chanvre, en beige et en tong toute sa vie pour être écolo.

Etes-vous Bio ?

Je consomme bio tant que possible (nourriture, beauté…) mais j’avoue très sincèrement ne pas être radicalement bio. Je continue de tester, de suivre des produits fétiches qui ne sont pas 100% bio.

Votre mentor en écologie ?

Je n'en ai pas vraiment... C'est peut être une personne comme Pierre-André Senizergues (Pdg de Sole technology, usa) qui m'a inspirée et aidée à monter mes projets (j'ai lancé avec lui ma ligne de t-shirt « God save the green »).
Pierre, ancien champion de skate, est devenu un des plus grands businessman de la culture skate et street aux usa avec sa marque Etnies notamment et depuis 10 ans il se bat pour changer ses modes de production, de fabrication, d'image en insérant une démarche éco.
Il a co-produit le documentaire sur le réchauffement climatique de Leonardo Di Caprio, 11th hour.

Un geste pas écolo que vous avez arrêté ?

Les bains.

Une bio addiction ?

Les fruits et légumes bio. C’est aller par exemple chez Whole Food Market à New York pour dévaliser les rayons beauté et ramener des céréales bio américaines.
Les américains et les japonais ont le don de donner envie, grâce à un packaging, une image de marque qui ferait pâlir d'envie les magasins les plus trendy de la planète.

Votre geste beauté bio ?

Je bois chaque matin un jus de citron pressé (bio) avec de l'eau chaude et du miel... geste simple et detox !
J'ai ralenti l'utilisation des lingettes, tellement pratiques mais pas ecolo du tout...
J'utilise surtout des produits bio comme la mousse nettoyante florale de Sanoflore, l'huile de soin prunelle Dr Hauschka  et la crème bois de rose et crème purifiante.

Etes-vous Vintage, fringues recyclées ?

J'adore le vintage et le recyclage, culture de mode depuis toujours à mixer avec du neuf ou avec de grandes marques.
En vieillissant on prend aussi conscience que peu de pièces suffisent à remplir son armoire. Il suffit du bon choix de coupe, de détails, une qualité…
Et je prône depuis toujours l'amour du style plus que de la mode.
Le vintage c'est l'expression même de sa personnalité et de son savoir-style.

Impliquée dans une cause ?

J’ai monté ma ligne de t-shirts en reversant une partie des ventes à Green Cross, organisation qui contribue à la mise en œuvre d’un avenir durable.
Je participe depuis quelques mois a des "Think tank" afin de tenter au cours de discussions et d'études de soulever des problèmes qui nous touchent et de dégager peut être des idées,  des solutions ou des projets réalistes, valorisant l'engagement sociétal et écologique (en articulation avec la Clinton Global Initiative (CGI).

 
 
Vos bons plans bio/ecolo ?

 
Food : Bio-moi, 35 rue Debelleyme 75003 Paris.
Mode : Leaf, Bodkin, H&M Green, Nu jeans, Etnies.
Restaurant : Bob 's juice bar, 15 rue Lucien Sampaix 75010 Paris.
Beauté : L'appartement 217, 217 rue Saint-Honoré 75001 Paris.
Sortir : Le clubbing de Rotterdam, sustainabledanceclub.

Votre Actu ?
 
Le site greenkiss.fr et toujours le style pour la marque éthique « Wool and the gang ».
En préparation : un rendez-vous d'échanges de cours, de savoir, de troc de dressing dans un café bar a paris, très prochainement.
 
 

Site web : www.greenkiss.fr

* T-shirt : God save the green Prix : 55 €
En vente Boutique Colette 213 rue Saint-Honoré 75001 Paris

Marine Guinot
Articles du thème Green people
Envie de réagir ? Je prends la parole
Réactions à l'article
Par banou23 le 22 septembre 2009 à 11h11
et le bio pas cher?

ce serait cool que bio et écolo ne rime pas avec chéro!!!!
55euros le teeshirt!!!!!!!! cool!

Par lunazen le 22 septembre 2009 à 12h12
Cher, en effet

Malheureusement, la mode bio n'est pas encore très abordable.

Niveau cosmétiques, on arrive encore à trouver de bons produits à prix abordable.

Le bio, oui, mais au bon prix mais le bio, c'est aussi un salaire et des conditions de travail humaines pour les petits producteurs et ces conditions se répercutent sur le prix du produit fini.

Déjà membre? Je me connecte ou Créer mon compte
Magazine
FemininBio - Le Mag

OUI !
J'aime FemininBio !

Je m'abonne !