Pétition

Les sénateurs rejettent l'objectif de 20 % d'aliments bios en restauration collective !

Publié le 7 mars 2016 - Mis à jour le 9 mars 2016
Les Sénateurs rejettent l'idée de 20% de bio dans les cantines
Les Sénateurs rejettent l'idée de 20% de bio dans les cantines
© Pixabay

Le 14 janvier dernier, les députés examinaient et votaient la proposition de loi n°3280 qui obligeait l'État à introduire 40 % d'alimentation durable et locale (dont 20 % de bio) dans la restauration collective publique d'ici à 2020. Mercredi 2 mars 2016, alors que la proposition de loi poursuivait son parcours législatif au Sénat, l’objectif des 20 % d'aliments bio a été rejeté.

Huit ans après le Grenelle de l'Environnement, qui prévoyait 20 % de produits bio en 2012 dans les cantines, après les nombreuses promesses non tenues des gouvernements qui se sont succédés et au lendemain de la COP21, on pensait qu'il était enfin temps de tenir ses engagements et de penser un tant soit peu à notre santé et à la planète en mettant en place de nouvelles mesures, comme celles que propose Brigitte Allain, député écologiste de Dordogne. Une mesure ou plutôt une proposition de loi, qui obligeait l'Etat à introduire 40 % d'alimentation durable et locale (dont 20 % de bio) , dans la restauration collective publique, soit les cantines scolaires, les cantines des hôpitaux et des maisons de retraites.

Une proposition dont les "enjeux sont considérables puisque le secteur représente 3 milliards de repas par an, soit 7 milliards d'euros d'achats alimentaires annuels" et qui privilégie les "circuits courts en limitant les émissions causées par les transports d'alimentations, qui favorise l'emploi en créant des postes dans le secteur rural et qui permet une nourriture durable, saine et de qualité." Une proposition adoptée à l'unanimité des groupes politiques le 14 janvier dernier.

Mais c'était sans compter la décision du Sénat, de rejeter cet objectif de 20 % d'aliments bio en restauration collective !

Trop cher ? Même pas ! A Mouans-Sartroux, la commune a fait baisser son coût matière de 2,02€ en 2012 à 1,86€ en 2013 en se fournissant en produits bio locaux et en faisant la chasse au gaspillage.

Indésiré ? Non plus ! Selon un sondage IFOP qui date de janvier 2016, 76 % des Français se déclarent favorable au vote d'une loi imposant l'introduction d'aliments bio, locaux et de saison dans la restauration collective publique. 

Agir pour l'Environnement apelle donc les sénateurs à rétablir l'objectif de 20 % de bio en 2020 lors du passage en séance plénière de cette proposition de loi le 09 mars prochain. 

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