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Catherine Hélayel, auteur du livre "Vegan, le choix de la vie"

Publié le 9 mars 2013 - Mis à jour le 12 février 2014
Curieuse de tout, piquée d'écriture. Ex-responsable édito de FemininBio, blogueuse empathique aimant raconter la vie des autres @parisbylight.
Catherine Hélayel, auteur de "Vegan, le choix de la vie"
Catherine Hélayel, auteur de "Vegan, le choix de la vie"
© Fotolia

Catherine Hélayel, avocate et auteur de "Vegan, le choix de la vie", éd. LME, est végétarienne depuis 10 ans, Vegan depuis 3 ans. Un choix qui s'est naturellement imposé à elle et qu'elle raconte dans son ouvrage. Interview d'une femme engagée.

Quand et comment êtes-vous devenue végan ?

Il y a 3 ans environ, alors que j’étais végétarienne depuis dix ans, j’ai commencé à m’interroger sur le sort des vaches laitières et des poules pondeuses. J’ai ensuite arrêté d’acheter tous produits provenant de l’exploitation d’un animal. Devenir vegan a donc été pour moi un cheminement mais surtout une prise de conscience, un réveil éthique.

Je pense qu'il est difficile de le devenir du jour au lendemain car si, effectivement, on peut changer de comportement alimentaire très rapidement, il n’est pas toujours aisé de changer son mode de vie. Or, le véganisme ne se résume pas à un comportement alimentaire, c’est un véritable "Art de vivre".

Le végétarisme ne "suffit" pas, selon vous ?

Beaucoup de personnes ne comprennent effectivement pas pourquoi le végétarisme ne suffit pas. Mais à la base, si on devient végétarien, c’est bien parce qu’on ne veut plus cautionner la souffrance (élevage) ni le massacre (abattoirs) des animaux, de tous les animaux.

Le végétarisme ne peut alors être qu’une étape vers le Véganisme car dès lors que l’homme exploite un animal, que ce soit pour son lait, sa laine, ses œufs, ou toute autre chose, même sans le tuer, celui-ci est alors considéré comme un simple objet, une machine (c’est ainsi que les vaches laitières ne sont que des "machines à lait" et les poules pondeuses des "machines à œufs"). L’animal objet n’a alors pas d’existence en tant qu’être vivant à part entière. L’homme le fait naître pour être son esclave, un vulgaire produit (produit alimentaire, vestimentaire, décoratif) et lorsqu’il n’est plus assez rentable (plus assez de lait, d’œufs, de laine) il est exterminé et termine sa courte vie dans un abattoir, tout comme les animaux qui ont été élevés directement pour leur "viande".

Le végétarisme ne met donc aucunement fin à la souffrance animale.

Seul le Véganisme peut mettre un terme à cette souffrance, mais aussi à celle de l’Homme (pollution, faim dans le monde…)

Quelles valeurs guident votre vie aujourd'hui ?

L’empathie, la compassion, le respect de la vie sous toutes ses formes.

Quel est le message principal que vous cherchez à faire passer à travers ce livre ?

Le principal message, si tant est qu’on puisse parler de "message", c’est que l’on peut vivre très bien (et même mieux que ceux qui ont une alimentation omnivore) et sans se priver, tout en étant végan.

Que nous n’avons pas le droit de faire souffrir et de tuer pour satisfaire un simple plaisir gustatif.

Je voudrais que le lecteur, en refermant le livre, se pose des questions et surtout ait envie de consommer différemment. Il n’est pas question pour moi de m’ériger en juge ou en "donneuse de leçon". Je ne veux pas convaincre à tout prix, mais informer et expliquer pourquoi j’ai fait ce choix de vie, le choix de la Vie !

Le livre est donc avant tout basé sur l'existant, sur cette simple vérité cachée par une cellophane civilisée, par une publicité bucolique, ou par un discours matraqué : le massacre sans vergogne d'êtres sensibles par d'autres, à une monstrueuse échelle industrielle et planétaire. Voilà ce que je dénonce, parmi d'autres voix de plus en plus nombreuses, mais toujours pas assez. Je souhaite juste, tant bien que mal, attester d’un chemin sans violence, au sein d'un monde meurtri d’intolérance et d’aveuglement à l’autre.

Quelles sont les "armes" non-violentes qui vous aident dans votre quête ?

L’information, c’est l’arme la plus puissante que j’ai en ma possession : alors j’essaye d’informer et d’expliquer sans relâche, que ce soit via internet (réseaux sociaux et blog) ou dans la vie de tous les jours.

La communication internet accélère la libération des peuples. J’espère qu’elle accélérera aussi celle des animaux par la diffusion de la vérité sur l’enfer que nous avons créé. J’espère que les nombreux citoyens du monde ayant su développer conscience, responsabilité, libre arbitre, liberté, amour, compassion, empathie, courage, comprendront et sauront franchir les ultimes limites de la barbarie déguisée.

Je suis aussi une militante du quotidien : Je milite matin, midi et soir en mangeant végan.

Que dites-vous des scandales qui réveillent en ce moment l'industrie agro-alimentaire ? 

Je suppose que vous voulez parler de la découverte de la viande de cheval à la place de la viande de bœuf ?

Tout d’abord si on avait trouvé du canard ou du poulet à la place du bœuf jamais cela n'aurait autant déchainé les passions. Là, on touche au cœur du problème : les français considèrent les chevaux comme des animaux domestiques, or on ne mange pas les animaux avec qui on partage notre vie. Pourtant un bœuf a autant le droit de vivre qu’un cheval, ce sont tous les deux des êtres "sensibles" qui ne devraient pas être élevés pour être mangés.

Notre combat c’est celui de l’abolition pure et simple, il est donc hors de question de décider qui a le droit de vivre et qui peut mourir.

Que pensez-vous de No Steak, le livre d'Aymeric Caron ?

Je ne l’ai pas encore lu mais cela ne saurait tarder, il est dans ma bibliothèque (En revanche je sais Aymeric Caron a lu le mien qui lui a été envoyé en service de presse dès le mois de novembre 2012 et nous avons même échangé quelques courriels).

Je trouve que c’est une bonne chose qu’un personnage aussi médiatique que lui écrive un livre sur le végétarisme, car il a bien plus de chance de toucher le grand public qu’un auteur inconnu.

Quelques retours de lecture : les lecteurs parlent mieux de mon livre que moi finalement :

"J'ai terminé ton livre avec un bouleversement évident, je m'attendais presque je crois à quelque chose de totalitaire, voir un peu totalitariste, je n'ai trouvé que du bon sens et un grand cri d'amour que tu hurles pour que l'humain t'ecoute, merci pour cette hymne quelques fois incisif mais surtout criant de vérité".

"Un livre qui donne envie de s'améliorer tout simplement, qui prône le respect et l'empathie. Un livre qui nous donne envie d'ouvrir les yeux, de laisser notre égoïsme et notre hypocrisie une bonne fois pour toute de côté. Un livre de chevet auquel on peut se reporter pour retrouver les arguments incontournables qui nous donnent la force d'avancer vers un mode de consommation plus sain, plus respectueux et en réalité le seul qui soit réellement acceptable."

Il y a plein d’autres retours de lectures sur la page Facebook du livre

"Végan, le choix de la vie", de Catherine Hélayel, édition LME, disponible en librairie et sur amazon

Catherine Hélayel est avocate depuis 26 ans et a été juge de proximité pendant 7 ans.

 

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Articles du dossier Végétarien, végétalien, vegan
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Par lunazen le 13 mars 2013 à 16h33
"Quelles valeurs guident

"Quelles valeurs guident votre vie aujourd'hui ? L’empathie, la compassion, le respect de la vie sous toutes ses formes", voilà des valeurs qui guident, je pense, la vie des végétariens, qui deviennent végétaliens puis vegan ! Go vegan !

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