Animaux

Vers l'interdiction de la captivité des orques et des dauphins

Publié le 8 mai 2017
Directrice des opérations de FemininBio, j'ai souvent faim de riz, de gorgonzola et de nuoc-mâm (non, le mélange n'est pas convaincant). Mais j'aime aussi croquer à tout ce qui touche au monde du bio, du développement durable et des médias, tant print que digital.
Les spectacles de dauphins et d'orques sont destinés à disparaître.
Les spectacles de dauphins et d'orques sont destinés à disparaître.
© Pixabay

"La reproduction des orques et des dauphins actuellement détenus en France est désormais interdite", tout comme les échanges avec d'autres bassins: l'arrêté interministériel sur le sujet a été publié au Journal officiel ce 6 mai.

Belle nouvelle pour les orques et les dauphins en captivité, les spectacles les mettant en scène seront, à terme interdits : la France proscrit en effet désormais la reproduction de ces animaux, tout comme les échanges avec d'autres bassins. L’arrêté interministériel sur "les règles de fonctionnement des établissements détenant des cétacés" a été publié au Journal officiel ce samedi 6 mai 2017, tout juste avant le 2e tour de l'élection présidentielle. Une action menée par Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, qui n'avait ni averti les professionnels du secteur, ni les associations oeuvrant pour la protection animale.

On peut lire dans le texte : "La reproduction des orques et des dauphins actuellement détenus en France est désormais interdite. Ainsi, seuls les orques et les dauphins actuellement régulièrement détenus peuvent continuer à l'être, sans ouvrir à de nouvelles naissances." 

Quatre parcs sont concernés : les quatres orques et les dauphins du Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes, les dauphins détenus dans le parc Astérix (Oise), à Planète sauvage (Loire-Atlantique) et dans le Moorea Dolphin Center (Polynésie française). On compterait une trentaine de dauphins en captivité en France, comme le rappelle Le Monde

"La captivité, héritage indigne"

L'arrêté remet également à plat les conditions de vie de ces animaux - les règles n'avaient pas été modifiées depuis 1981. Sont ainsi actés différents requis, comme l'agrandissement des bassins (la surface minimum augmente de 150%), l'interdiction de l'utilisation de chlore dans l'eau, mais aussi le contact direct entre le public et les animaux - la nage avec les dauphins sera donc proscrite d'ici 6 mois. 

Muriel Arnal, pour l'association One Voice, se réjouit : "Sans nous laisser leurrer par une poudre au yeux qui ne réglait en rien la finalité et la cruauté du circuit des delphinariums, nous avons lutté contre vents et marées pour une prise de position juste. Notre combat et la mobilisation des Français ont porté leurs fruits. C'est la fin annoncée d'un esclavage indigne de notre temps, toute notre gratitude à ceux qui y ont contribué." De son côté, Lamya Essemlali, se félicite également pour Sea Shepherd : "La captivité est l'héritage indigne d'une autre époque. Il est temps que la France, à l'instar de nombreux autres pays en termine et se tourne vers l'avenir. Nous sommes satisfaits de voir aujourd'hui qu'elle en prend le chemin."

"Nous pensons aux orques et dauphins qui restent prisonniers, même si cet arrêté prévoit de nombreuses dispositions positives, améliorant leurs conditions et le suivi dont ils bénéficient. Pour eux, nous irons en justice et continuerons à travailler à des solutions de réhabilitation en sanctuaires. Mais aujourd'hui nous pensons surtout à tous ceux qui, demain, ne naîtront pas captifs", conclue le communiqué commun des associations. 

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