Conseils et astuces

  • Eco-citoyenne Publié le 17 Août 2007 - Mis à jour le 15 Novembre 2012 La Shiva au cabas
    Rassurez-vous, je ne vais pas vous chanter Marinella mais j’aimerais quand même que nous revenions à la Corse car c’est vraiment intéressant…   Il y a quatre ans - de passage sur l’Ile - j’avais fait quelques courses au Monop’ d’Ajaccio. Pas de sacs en plastique à la caisse : du jamais vu ! En bonne parisienne râleuse, j’étais repartie furieuse avec mes deux bras pour mes innombrables articles. Grrrrr ! Je ne suis pas Shiva, vu ! C’est quoi, ces sauvages ?   J’avais ensuite découvert que les autres magasins, du petit commerce à l’hyper, ne proposaient que de grands cabas en toile plastifiée, certes payants mais réutilisables. Aujourd’hui, il n’y a plus AUCUN sac plastique en Corse et tout le monde a adopté le système : ces cabas sont non seulement utilisés comme sacs de courses mais aussi comme sacs de plage, sacs de jouets, sacs pour les outils…   A mon avis, deux éléments expliquent ce succès, facilement transposable dans le reste de la France :   1 – En mai 2003, un référendum « privé » a été organisé par toutes les grandes surfaces corses, auprès de leurs clients, afin qu’ils choisissent eux-mêmes « leur » solution. Appropriation garantie.   2 – L’amour des Corses pour leur île a servi de levier pour gagner leur adhésion. En effet, un seul modèle de cabas est disponible : sur fond blanc, une belle photo sepia d’un village perché dans la montagne et un message en Corse : « Notre île sera encore plus belle si nous ne la polluons pas » (souvenirs et traduction très libres).   Ce sentiment de fierté régionale étant très largement répandu – c’est même une forme de chauvinisme qu’on peut regretter dans certains cas – il est également utilisable dans d’autres régions. Soyons pragmatiques : parlons de la région plutôt que de la planète si cela est plus efficace.    Le plus étonnant, c’est combien les habitudes se prennent vite : il me semble maintenant bizarre, voire choquant, que la caissière me propose des sacs en plastique.
  • Eco-citoyenne Publié le 13 Août 2007 - Mis à jour le 15 Novembre 2012 Zut, j’ai encore perdu un paradis !
    Je croyais enfin l’avoir trouvé ! Mon bel Eden : la Corse , une beauté naturelle sans pollution, sans béton…   Premiers jours idylliques : une eau pure sans mousse suspecte, des supermarchés militants (ou radins) sans sacs plastiques, des promoteurs immobiliers effrayés par les « encagoulés », une location où même les produits ménagers sont bios.    « Trop beau pour être vrai », me direz-vous ?   Mais que font tous ces bateaux mouillant près de la plage (interdit bien sûr) ? Pourquoi ça sent le pétrole subitement (forcément, un Zodiac, ça finit par démarrer) ? Beurk, c’est quoi cette grosse nappe marronnasse qui flotte au loin ? Et la propriétaire de la location s’est avérée une grave et dangereuse maniaque de la propreté !     Bref, quelques illusions perdues ! Je suppose qu’aujourd’hui, il faut aller aux Marquises pour avoir une vraie nature. Jusqu’à ce qu’elles soient submergées par la montée des eaux...
  • Eco-citoyenne Publié le 8 Août 2007 - Mis à jour le 15 Novembre 2012 Révolution des roses
    Rien ne m'agaçait plus que les déclarations de nos jeunes starlettes françaises : « Je n'utilise que la crème du Dr. «---Bip---». Je trouvais que c'était une telle somme de snobismes en tous genres, que je ne pouvais céder à de telles sirènes : mammy fait de la résistance !   Mais une amie (qui me voulait du bien visiblement) m'a offert un coffret de ces fameux produits, et là, miracle, en 10 jours, ma peau est révolutionnée ! Je ne vais pas insister car le but n'est pas de faire de la pub… mais ça y est, j'abandonne les produits favoris de mes deux dermatologues préférés (Eh oui, avec ma peau de rousse, il m'en faut au moins deux !) et je passe aux cosmétiques naturels. Les filles, tout arrive !    Bon, maintenant, il reste à trouver le gel-douche miracle pour mes deux petits loups aussi blancs que moi, atopiques bien sûr ! Ca, c'est du challenge, du vrai ! Si vous avez une idée...   
  • Eco-citoyenne Publié le 31 Juillet 2007 - Mis à jour le 15 Novembre 2012 Urgences : hôpital à recycler
    Eh oui, je reviens d'un séjour « interminable » à l'hôpital. Ma pitchounette de 2 ans a difficilement supporté la pollution parisienne (vive l'automobile !). Je découvre donc l'asthme sévère… A suivre dans un prochain épisode…
     
    Bref, outre bien sûr la douleur d'avoir un enfant malade, j'ai constaté avec incrédulité combien le monde de l'hôpital consommait de produits jetables, sans aucun recyclage : les biberons servent une fois puis sont jetés dans leur intégralité, les verres, les essuie-mains, les serviettes, les seringues (hors aiguilles bien sûr), les masques respiratoires, les capteurs, etc. Seuls les draps sont réutilisés, probablement  parce qu'on n'a pas réussi à en fabriquer de jetables…

    Je comprends bien entendu que c'est motivé par des raisons d'hygiènes et d'asepsie, plus qu'indispensables et souhaitables, mais sans être une spécialiste, je suppose que l'on pourrait facilement laver et stériliser certains de ces objets, de manière efficace et fiable – au moins les recycler. Certes, cela demande plus de travail mais n'avons-nous pas plus besoin d'emplois que de déchets ?
  • Eco-citoyenne Publié le 23 Juillet 2007 - Mis à jour le 15 Novembre 2012 La mer qu'on voit danser…
    « La mer qu'on voit danser le long des golfes clairs »… n'est plus très claire ! Je suis d'origine bretonne donc j'aime la mer de manière viscérale. Mais ces derniers temps, où que j'aille – Cabourg, Brésil ou presqu'île d'Hyères – je retrouve cette mousse jaunâtre qui s'échoue mollement sur le sable, à chaque vague.

    Au début, on remarque juste que cette écume est étonnamment persistante… puis on constate que ce n'est pas le fruit de la violence des vagues mais une sorte de saleté à bulles. Je rêve ou cela n'existait pas « quand j'étais jeune » ?

    D'où vient ce bouillon insalubre dans lequel pataugent mes enfants ? Pourquoi ai-je maintenant l'impression de nager dans les égouts ? C'est triste et désespérant de se dire que ça aussi, c'est terminé, comme les ours polaires ou les éléphants à grandes oreilles. C'est bateau bien sûr mais que va-t-il rester à nos enfants ? Bon, allez, une note d'optimisme… Euh, finalement, peut-être pas !
  • Eco-citoyenne Publié le 2 Juillet 2007 - Mis à jour le 15 Novembre 2012 Pas bio la bouteille de lait bio
    Nous sommes une famille de buveurs de lait, de vrais vampires blancs. Donc j'achète du lait...  bio, bien sûr ! Mais je pâlis d'effroi (si, si, c'est possible, ma peau peut être encore plus laiteuse) lorsqu'on me livre mes 36 ravissantes bouteilles de lait bio… en plastique ! Damned ! J'aimerais qu'on m'explique la démarche intellectuelle des producteurs de lait.

    Essayons de raisonner : lorsqu'on accepte le surcoût du lait bio, c'est que l'on est sensible au respect de la nature, et pas seulement égoïstement pour protéger ses propres petites cellules, mais aussi pour l'équilibre de la planète.

    Alors pourquoi produire des bouteilles faites pour durer des siècles lorsque la durée d'usage d'une bouteille est de 48 heures en moyenne, en utilisant du pétrole, ressource en voie d'épuisement radical et ultra-polluante ? Certes, ces bouteilles sont recyclables mais même le recyclage a un coût écologique, non ? Pourquoi ne pas utiliser les bricks de lait, en carton, donc à base de bois, matière naturelle non polluante et renouvelable ?

    Je suis certes une « écolo-naïve » mais, tant pis,  je crois que je vais me fendre d'un petit mail de protestation à ces pollueurs qui utilisent le bio pour vendre ! Qui aime le lait me suive !
  • Eco-citoyenne Publié le 26 Juin 2007 - Mis à jour le 15 Novembre 2012 Epuisement à l'éthanol
    Un nouveau défi à relever ! Comment faire lorsqu'on habite une (très) grande ville, que l'on est contre la voiture et que vos enfants doivent aller régulièrement respirer le bon air de la campagne ? On prend le train… Ah non, j'ai déjà testé : à part Deauville, pas beaucoup de possibilités. Et peut-on sérieusement considérer que Deauville c'est la nature…
     
    Alors, on achète… une voiture !  Gagné ! Mais je vais être à la source d'une tonne de pollution en tout genre, pauvre de moi. La quadrature du cercle. Peut-être une voiture hybride mais hybride à quoi ? Ethanol ? Electricité ? Je ne suis pas une pro des voitures ni de la mécanique. Comment choisir ? Où trouver du carburant ou des bornes de recharge ? Comment faire le bon choix ?
     
    Ouf, je suis déjà fatiguée ! Récapitulons : choisir une voiture d'avant-garde ou culpabiliser tous les jours, trouver un parking, dénicher un garagiste spécialiste des prototypes écolos, etc. Bon, je crois que je vais rester Place des Vosges finalement...
  • Eco-citoyenne Publié le 18 Juin 2007 - Mis à jour le 15 Novembre 2012 "Les géraniums mauves mangent le CO²", je répète...
     
    Une question bête (mais si, je vous assure, je n'ai plus 5 ans…) : que se passerait-il si tous les parisiens mettaient des plantes à leur balcon ? Est-ce que cela réduirait la pollution ? Les plantes « mangent » le CO², n'est-ce pas, même si ce sont des géramiums mauves ? Y a-t-il un scientifique dans la salle pour nous éclairer ?
     
    Car, si c'était le cas, il suffirait d'une minuscule campagne de communication de notre chère Mairie de Paris, pour convaincre les asphyxiés en tout genre, les mamans et les transfuges provinciaux en mal d'air, de planter quatre brins de lierre dans un pot. Cela coûterait moins cher que les couloirs de bus à contresens (qui réduisent hypothétiquement la pollution automobile mais augmentent certainement la mortalité des piétons parisiens, grrrrr… ).
     
    Après la Fête des voisins, on pourrait faire la Fête des plantes, avec concours thématiques pour la rue verte la plus délirante, par exemple, et grands picnics au square. Qu'en pensez-vous ? Bon, je crois que je vais envoyer un mail à toute la planète
     
    "Fleurs au balcon, poumons sans tisons !"
  • Eco-citoyenne Publié le 12 Juin 2007 - Mis à jour le 15 Novembre 2012 L'arbre à lessive
    Connaissez-vous les noix de lavage ? Je reconnais que je n'en ai pas cru mes yeux lorsque j'ai lu une brève dans un journal féminin sur ces fameuses noix. Je me suis dit que ça devenait délirant, qu'on allait revenir au battoir et au savon noir… Et puis, finalement, pourquoi pas ? Après tout, si par bonheur ces noix étaient sans lessive et réutilisables à l'infini, ce serait effectivement la solution idéale. Bon, comme je ne me vois pas demander à mon Monop favori des noix de lavage (ah, mes vendeuses « préférées » !), j'ai pris ma souris à deux mains et j'ai mené mon enquête sur le Web…
      Pour commencer, le mystère s'épaissit : le lavage n'est-il que mécanique ou y a-t-il de la lessive finalement ? Doit-on remplir soi-même les noix de lessive (pincez-moi, je rêve…) ?   Première indice : « Commerce équitable » est écrit en gros, clignotant ; c'est déjà ça. Deuxième indice : Miracle d'Internet, il existe un site www.noix-de-lavage.com . Je vous passe les détails techniques mais, en Inde, la lessive pousse sur les arbres ! Mais oui, mais oui, on en apprend tous les jours... Il s'agit de lessive végétale. Bon point ! Dernier indice : On n'utilise que l'écorce de la noix et non la noix elle-même, donc aucune action mécanique. Chic, nous avons évité le retour au battoir ! Certaines coquines le regretteront sûrement…   La question subsidiaire qui empêche certainement de dormir les plus convaincus des écolos : combien coûte en gaz à effet de serre le transport de ces noix du Népal à Paris-plage ? L'augmentation du nombre d'arbres à lessive pour répondre à la demande occidentale ne perturbe-t-elle pas l'équilibre de la flore et de l'économie locales ?   Bon, je vais arrêter de penser et je vais me contenter d'acheter consciencieusement : c'est bien ce qu'on attend d'une bobo-girl, non ?
  • Eco-citoyenne Publié le 1 Juin 2007 - Mis à jour le 15 Novembre 2012 Sex and drug and gant de toilette...
    Ah, les lingettes… Le dilemme des jeunes mamans ! Quel bonheur de ne pas avoir à laver de couches, à essorer des éponges pleines des productions originales de nos chers bambins, si mignons mais très prodigues en matières souvent nauséabondes. Quel ne fût pas mon désespoir, lorsqu'au cours d'un dîner « d'écolo-avertis », on me fit remarquer que c'était ANTI-ECOLOGIQUE !!!!!
    Argh ! Mais c'est vrai ! Je n'y avais pas pensé : non seulement c'est du papier jeté à la poubelle, après un usage unique, mais c'est aussi plein de produits chimiques, nocifs pour les petites fesses et pour nos poumons.
    J'ai donc retrouvé les bons vieux outils de la mère de famille : gants de toilette, torchons, serviettes… Je n'ai pas encore abandonné les couches jetables ni les mouchoirs en papier. L'idée de repasser pendant des heures des mouchoirs brodés ne figure pas encore au palmarès de mes fantasmes de vie. Bye bye night clubbing et tour du monde….