Renault Z.E., les voitures électriques arrivent en force

Publié le 18 janvier 2012 - Mis à jour le 30 novembre 2012

Renault a lancé en 2011 la première gamme de voitures électriques, Renault Z.E. Pari technologique, avancée écolo… Le résultat est bluffant, mais ne convainc pas tout le monde.

Renault Z.E., les voitures électriques arrivent en force

A première vue, difficile de faire la différence avec son homologue à essence. En regardant de plus près, une petite trappe sur le capot permet de repérer laquelle des deux Kangoo est électrique. Car depuis l’automne 2011, Renault a lancé sur le marché français les premières voitures 100% électriques. La gamme Z.E., pour Zéro Emission, comprend déjà deux voitures, la Kangoo ZE et la Fluence ZE, et devrait en compter deux autres (Zoé et Twizy) d’ici la mi-2012. Une belle gamme donc, pour un pari technologique réussi. Les Renault Z.E. déjà en circulation cumulent les bonnes notes des experts qui les ont testées.

Ceux qui s’attendent à vivre l’aventure de leur vie risque d’être déçus. Conduire une Renault Z.E., c’est presque comme conduire une voiture normale. Seul le silence et l’absence d’à-coups à l’accélération rappelle, de façon plaisante, la vraie nature de la voiture.

S’il est évident qu’une voiture électrique ne traversera pas la France du Nord au Sud en une journée, son autonomie est largement suffisante par rapport aux utilisations réelles d’un véhicule. En moyenne, les trajets parcourus en une journée ne dépassent pas au total 60km. Or le constructeur français assure que ses voitures ont une autonomie de 180km. Mais quid du rechargement ? Au Danemark et en Israël, les stations d’échange de batterie se sont développées. Une façon de « faire le plein » en moins de cinq minutes. Rien de tel n’est prévu en France pour l’instant. Les études ont montré que passés les premiers jours, les utilisateurs apprennent à gérer l’autonomie de leur voiture et rechargent les batteries en conséquence.

C’est là que montent au créneau les opposants à la voiture électrique : « faire le plein » de sa voiture électrique serait un gouffre énergétique. L’argument ? Les particuliers auront tous le même comportement, à savoir recharger les batteries en rentrant du travail. « La voiture électrique accentuera les pointes de consommation [d’électricité]», assure Agir Pour l'Environnement, qui mène campagne contre la gamme Renault Z.E. à travers un site Internet, renault-ze.fr (le site officiel est renault-ze.com). Nous serions donc en train de plonger tous seuls dans la gueule du loup : « Non seulement, la voiture ZE génèrera sans doute des émissions de CO2 égales à celles des véhicules thermiques mais en plus, elle justifiera le programme électronucléaire et sa cohorte de déchets ingérables pour des milliers d'années », dénonce l’association

Un contre-argument s’impose : quid des alternatives écologiques à la production d’électricité ? Les panneaux solaires sont par exemple faciles à installer, surtout à la campagne, comme le souligne Charlotte de Silguy, présidente de l’AVERE-France.

C’est plutôt des batteries qu’il faudrait s’inquiéter : elles ont une image très négative en matière d’impact sur l’environnement. Sur cette question, Renault assure avoir tout prévu. D’abord, la batterie elle-même, fruit de la technologie « lithium-ion ». Elle n’a pas de mémoire, c’est-à-dire que l’on peut la charger partiellement sans qu’elle ne s’use. Et si jamais il faut la changer un jour, Renault a signé un partenariat avec UMICORE, le leader du recyclage de ces batteries.

Claire Sejournet
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