My change 21

Soldes out … vers un vestiaire éthique #1

Publié le 18 juin 2016 - Mis à jour le 1 juillet 2016
Formée aux massages et au Feng Shui, responsable d’un espace bio de bien-être. Dans ma vie 2.0, j’ai fait de belles rencontres et partagé sur la toile mes passions, mes coups de gueule et mes coups de main. Biotiful green, sustainable kindness & cyber active !
© Pixabay

La semaine dernière, Sonia s'interrogeait sur le coût réel de nos vêtements et donc de notre consommation. Pour ce dernier week-end avant les soldes, elle nous parle de son expérience pour consommer mieux, moins !

On a parlé la semaine dernière des conséquences de l’industrie textile. Une des plus polluantes et des moins éthiques.  D’un autre côté se vêtir en se faisant plaisir est important … la mode ne date pas d’aujourd’hui.

Comment concilier ton bonheur avec certains principes déontologiques ? Pas besoins d’être parfait pour agir. Pas besoin de verser dans le sacrifice ni même dans l’informe néo-hippie « sac de jute » en coton rêche ou en poils de chèvre du Larzac pour constituer une garde-robe responsable.

Mais d’abord permets-moi de te définir ce qu’est, selon moi, un vêtement « éthiquetable ».

Idéalement le vêtement doit être fabriqué localement, avec des matériaux naturels, bio et avec des teintures végétales. Les conditions humaines, sociétales et salariales doivent être respectées. Je te rassure ce vêtement n’existe pas … ou peut-être seulement du côté des grandes marques de luxe.

Mais pour toi et moi, pauvres mortelles, il nous reste le compromis. L’idée est de faire de son mieux en appliquant quelques règles simples, trouver deux ou trois marques qui, après vérifications des méthodes et des sources d’approvisionnement, feront l’affaire et te suivront des années durant.

Pour ça, j’aimerais te parler de mon expérience de la slow-fashion.
 
D’abord, j’ai commencé par acheter moins… mais mieux ! Il y a 10 ans j’étais tombée sur un passage tiré du livre de Dominique Loreau «  L’art de la simplicité » dans lequel elle expliquait que, pour éviter d’avoir un bazar permanent dans ses placards, il valait mieux miser sur 2 ou 3 pulls en cashmere qu’une multitude de tops de qualité moyenne et de pulls qui se déforment au premier lavage. Je me souviens m’être insurgée contre ses propos que je trouvais élitistes et j’ai refermé le livre. Non mais, pour qui elle se prenait, tout monde ne peut pas se payer du cashmere !

Des années plus tard, je peux te prouver que c’est possible. Pour en arriver là, j’ai d’abord commencé à m’entrainer aux mois sans achats. Au début, je m’étais engagée sur 3 mois dans l’année sans achats : je ne dépensais que pour le strict nécessaire : alimentation, hygiène et soins. Je rentrais dans les magasins, je touchais les vêtements, je les humais… je poussais le vice jusqu’à les essayer en cabine et je ressortais sans dégainer ma carte-bleue. Et quand quelque chose me plaisait plus que d’ordinaire, je me donnais du temps pour y réfléchir. Je m’étais fixée une règle : si au bout de 7 jours j’y pensais encore, je retournais me l’offrir. Et devine… 9 fois dur 10 j’oubliais.

C’est une habitude à prendre ! Pour illustrer mes propos, je me dis que lorsque tu vas au musée, tu regardes, tu te délectes, mais tu ne vas pas être frustrée de ne pas repartir avec ton tableau coup de cœur pour autant…

Puis je suis passée à 6 mois sans achat de vêtements et maintenant je n’achète qu’en cas de réel besoin. C’est pour moi la deuxième habitude à prendre ; concilier envie et nécessité. Acheter une pièce par utilité et/ou pour remplacer une autre usée ou abimée. Souviens-toi, on n’utilise réellement que 30 % de sa garde-robe. Tu peux vérifier cela dans ta penderie, tu verras c’est surprenant.

Ne pas confondre le besoin de se vêtir avec celui de se faire du bien … la énième robe, la 100e paire de chaussure ou le dernier top à la mode ne résoudra aucunement une frustration ou un problème. Les mois sans achats m’ont permis d’être à l’écoute de mes émotions et de ce qui me poussait à rentrer dans un magasin. De comprendre ce qui se cachait derrière l’envie d’acheter cette robe ou cette irrésistible paire de sandales. Je t’invite vivement à en faire l’expérience. C’est aussi un très bon moyen d’apprendre à bien choisir ce qui te va, te met en valeur, ce que tu porteras avec plaisir et très longtemps. Des vêtements qui te ressemblent et qui te plairont saison après saison. Ceux que tu peux mélanger facilement aux autres pièces de ton dressing, décliner en plusieurs looks et porter à des occasions différentes en fonction des accessoires.

On se retrouve très vite dans un prochain article pour tous mes conseils et astuces pour consommer mieux !

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Par jennyrollo le 23 juin 2016 à 15h06
Chariot compulsif

Lorsque j'avaisi une grosse envie d'achat compulsif, j'avais pris l'habitude de prendre un panier ou un chariot et de le remplir avec tout ce dont j'avais envie. Ensuite phase de tri :
- inutile, je m'en passe tout de suite : je repose
- inutile, mais j'en ai envie : à quel point en ai-je envie, est-ce que cela peut attendre ? En général peut attendre et je repose
- utile, j'en ai envie pas vraiment besoin : je garde l'idée pour une prochaine fois ou éventuellement en idée cadeau. En général, je l'oublie donc pourrait remonter en tête du classement
- Utile et nécessaire (quand il en reste !!) : est-ce nécessaire immédiatement ou l'achat peut-il être reporté ?
Je repartais souvent les mains vides ou avec des courses réduites au minimum. Désormais, je n'ai même plus d'envie compulsive...

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