Grom, la glace italienne et engagée

Publié le 16 juillet 2012 - Mis à jour le 25 novembre 2012

Lancée à Turin en 2003, la chaine de glacier Grom a conquis l’Italie et surtout le cœur des Italiens. Un signe qui ne trompe pas : il y a toujours la queue chez ce glacier bio à l’heure du goûter.

Grom, la glace italienne et engagée
Grom, la glace italienne et engagée

L’Italie passe au bio, et ça se voit. Dans cette tendance écolo-slow, les glaces Grom rencontrent un franc succès. Leur secret ? Elles ont du goût, du vrai, l’authentique goût des bonnes glaces dont on se délecte comme on mangerait un bon fruit.

 

Partant de la richesse de l’agriculture italienne, Guido Martinetti et Federico Grom ont tout misé sur les recettes traditionnelles et la sélection drastique de leurs matières premières. « Pour faire des bonnes glaces, les fruits doivent avoir un arôme marqué et une certaine acidité », explique Guido Martinetti à Imprese agricole. Impossible de trouver ces fruits sur le marché dominé par l’agriculture conventionnelle, car ce ne sont pas les goûts des consommateurs.

 

Cet état des lieux est le point de départ d’une réflexion qui mènera les deux trentenaires à se tourner vers l’agriculture bio, jusqu’à acheter des terrains pour organiser la production des fruits. Dans la région qui abrite la noisette Tonda Gentile, à l’origine d’une pâte à tartiner qui fait rêver petits et grands, les deux amis, qui se connaissent depuis le service militaire, ont acheté 8 hectares de terrain où ils font pousser des fraises, des poires, des abricots, des pêches et une grande partie des autres fruits qui servent à faire les glaces vendues chez Grom.

 

C’est ainsi qu’est née Mura Mura, une exploitation agricole qui sera prochainement labellisée bio et qui assure désormais une grande partie de l’approvisionnement du glacier. Bien sûr, tout ne vient pas de là. Le climat piémontais ne permet pas de produire assez ni d’assurer une saisonnalité suffisamment large. « Nous avons sélectionné des fournisseurs qui cultivent les fruits selon des règles précises », précise Guido Martinetti à Imprese agricole. C’est ainsi que l’on déguste les citrons d’Amalfi et les mandarines Avana, deux produits du Sud de l’Italie.

 

Retour chez le glacier. Les parfums proposés varient selon les saisons, les œufs des glaces sont bio, tout comme le lait. Toutes les glaces sont produites sans additifs, sans colorants et sans arômes. Alors que l’esprit tente de choisir entre toutes les combinaisons de goûts qui s’offrent aux gourmands, l’œil est attiré par le bleu caractéristique de la marque. Les coupes et les verres sont en papier. Le point faible de la marque responsable ? Loin s’en faut ! En 2009, Grom a lancé le projet « Grom loves world », soulignant ainsi son attachement au respect de l’environnement. Tous les supports en papier sont certifiées FSC, tandis que les cuillères et les sacs sont en Martebi, un matériau dérivé de l’amidon de maïs et d’huiles végétales, complètement biodégradable.

 

Zéro faute, donc. De quoi se faire plaisir sans détruire la planète. En vacances en Italie, difficile de passer à côté du phénomène : de Turin à Trieste, de Milan à Rome, en passant par Bologne, Florence, Rimini et Venise, le glacier turinois a ouvert des succursales dans pas moins de 30 villes italiennes en moins d’une décennie. Et pour les plus gourmandes, qui ne veulent pas attendre un séjour de l’autre côté des Alpes, Grom a ouvert une boutique à Saint-Germain-des-Prés en 2008.

Claire Sejournet
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