J'ai testé la survie douce

Publié le 12 décembre 2011 - Mis à jour le 15 novembre 2012

Connaissant mon  goût pour la nature, une amie me propose un jour un stage de survie douce dans le Jura Suisse. Après m’être informée (non il ne s’agit pas de manger de l’herbe pendant une semaine, ni de terminer comme le héros de Into the wild), je décide d’expérimenter un retour aux sources, de tester la façon dont ont vécu nos ancêtres pendant des milliers d’années.

J'ai testé la survie douce

L’objectif est de vivre des plantes que nous offre la nature, tout en passant de bons moments ensemble. Les accompagnateurs, ethnobotanistes chevronnés, nous dressent la liste du matériel indispensable : vêtements et sac de couchage chauds, imperméable, couteau, farine et d’huile d’olive, et bien sûr notre bonne humeur !

Sur place la forêt regorge de fruits et plantes sauvages comestibles que nous apprenons à reconnaitre et cuisiner : gnocchi à la berce, beignets de consoude,  salade de renouée bistorte et campanules, empanadas aux champignons, crozets au cirse potager, mais aussi tarte aux myrtilles - cuite dans un four en pierres – chaussons aux fruits rouges, etc..

C’est un festival de saveurs et de senteurs, qui plus est très énergétique.

Entre marche, cueillette et préparation des repas, les journées passent très vite. Le soir nous nous retrouvons autour du feu pour partager ces mets aussi inédits que raffinés. Inspiré par la magie des lieux, chacun devient conteur ou musicien.

Après une journée bien remplie, quelle joie de s’endormir dans un nid de mousse sous les étoiles ! Et en cas de pluie nous pouvons nous abriter sous une toile tendue chaque soir.

Nous découvrons sur le terrain des plantes comestibles mais aussi médicinales : l’euphraise « casse-lunette » dont la décoction donne un collyre, la reine des prés, antalgique et anti-inflammatoire, l’achillée millefeuille ou « herbe des charpentiers », désinfectante et cicatrisante, des plantes multi fonctions comme la massette, et des plantes rares comme la sphaigne ou le drosera des tourbières.

Nous apprenons quelques autres techniques de vie primitive : allumage du feu à l’arc ou au silex, fabrication de cordes naturelles, de paniers, de hochets et même de flûtes qui fonctionnent !

Au fil des jours, je me focalise sur l’essentiel et vis l’instant présent plus intensément : partager, se baigner dans les rivières, écouter le vent dans les arbres, le chant des oiseaux.

Je repars légère et pleine d’énergie. L’année prochaine, je recommence !

Contacts pour des stages de survie douce :

Elisabeth Colin
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Réactions à l'article
Par lunazen le 13 mars 2012 à 12h17
Un super stage vu le récit

Ce stage devait être vraiment super vu la description faite ! Hum, ça donne envie ! :-)

Par galiusa le 28 juillet 2012 à 22h37
Et la toilette?

Vous n'indiquez pas les inconvénients : Ou se laver avec quel produit?
Ou aller au toilette pour la grosse com ?

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