– « Aïe, j’ai mal » et il pleure.
– « Non ! C’est rien ! » répond le parent.
Au choix (choisissez la suite) :

  1. L’enfant hurle
  2. L’enfant boude
  3. L’enfant devient fou
  4. item 1, item 2 puis item 3

Voici un échange souvent entendu entre un enfant et son parent. (Vous avez vu, j’essaye de ne pas toujours viser la mère! Ce n’est pas toujours la faute de la mère, mais comme souvent en France, ce sont les femmes qui s’occupent des enfants... si les femmes ne montrent pas l’exemple, comment les pères apprendront à bien se comporter avec les enfants ?)

Il faut que cela change! Ce dialogue est lourd de conséquences. Pourquoi ? La réponse du parent nie l’émotion et la sensation de l’enfant. Et si la négation du ressentie de l’enfant est systématique, il y a un réel danger psychique pour l’enfant. Que risque le parent à répondre simplement « Ah! Oui, c’est douloureux de se cogner le pied sur une chaise ».

Rien.

Les motivations internes du parent ne sont certainement pas mauvaises. Peut-être le parent est en difficulté personnelle face à la douleur de son propre enfant, ou tente de minimiser le problème pour le faire disparaître...sans succès, ou encore est envahi par ce « merveilleux » (comprendre pénible) sentiment de culpabilité habituel dans notre culture (est-ce réellement sa faute si la chaise a donné un coup de pied à son bébé ?).

Comme le dit Filliozat : « Écouter les émotions de votre enfant ». Cela signifie « énoncez-les-lui pour l’aider à exprimer, comprendre ce qui lui arrive et être entendu ».

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