Beauté

Cosmétique bio: des produits chimiques et polluants autorisés avec la nouvelle norme Iso?

Publié le 2 octobre 2017
Gourmande assumée, je passe la plupart de mon temps à flâner dans les rues de Paris à la recherche de nouveaux restaurants. J'essaie au quotidien d'apprécier les choses simples de la vie et de profiter de l'instant présent.
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Fin 2017, la norme ISO 16128 relative aux cosmétiques bio et naturels va entrer en vigueur. Cette norme va permettre à des cosmétiques chimiques de bénéficier de l’allégation "bio" et/ou "naturel". L’association Cosmébio nous alerte sur les risques de l’adoption de cette nouvelle règlementation.

Qui fixe la norme ISO et que valide t-elle réellement ?

Depuis 2010, à la demande de groupes venant de la cosmétique conventionnelle, 28 délégations représentatives de 28 pays se rassemblent pour discuter une règlementation internationale dans la cosmétique, la fameuse norme ISO. Dans la plupart des délégations, comme c’est le cas en France, les entreprises de la cosmétique conventionnelle sont plus nombreuses que les marques de cosmétiques bio. Cela s’explique surtout par le fait qu’il faut payer pour participer à la discussion. Les acteurs conventionnels, issus de grands groupes, ont ainsi plus de poids dans les décisions. C’est ce qui s’est passé cette année, où malgré le véto de certains groupes comme ECOCERT et Cosmébio, la norme ISO a pu être votée à une large majorité.

La norme ISO 16128, prochainement adoptée, et entrant en vigueur fin 2017, va autoriser des marques de cosmétiques chimiques à se revendiquer bio. Des conservateurs controversés tels que les parabènes et des parfums synthétiques sont tolérés. De plus, comme nous l’explique Cosmébio, la nouvelle norme ISO "n’impose pas de pourcentage minimal de bio dans le produit fini. Elle tolère également la présence de composants controversés dans les formulations, comme le phénoxyéthanol, les parabènes, les silicones ou les dérivés d’animaux morts."

Risque de Greenwashing

En leur attribuant les allégations "bio" et "naturel", la norme ISO va aussi permettre aux marques de persuader les consommateurs qu’elles agissent dans le respect de la planète. Pourtant, des solvants pétrochimiques et des ingrédients chimiques polluants sont également tolérés par cette norme. Et si le nombre exact de marques qui utiliseront cette norme ne peut être estimé, on peut facilement penser que les entreprises vont s’en servir pour communiquer autour de la préoccupation environnementale. La norme ISO ne fait alors que légitimer les pratiques déjà présentes dans la cosmétique conventionnelle.  

Pour éviter le Greenwashing, apprenez à décrypter une liste INCI.

Comment identifier un vrai cosmétique bio ?

Plusieurs labels du bio vous permettent d’identifier un vrai produit biologique. Pour vous faciliter la tâche, le label européen « Cosmos Organic » a regroupé plusieurs labels dans un souci d’homogénéisation.

Et pour en savoir plus sur les labels de cosmétiques bio, retrouvez notre dossier spécial qui vous aidera à faire le point.

 

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