Luce Molinier, une navigatrice bio et engagée

Publié le 7 janvier 2010 - Mis à jour le 11 septembre 2015

Qu’est-ce qui vous amené à vous passionner pour la voile au point d’en faire votre métier ?

Mon père m’a transmis dès mon plus jeune âge sa passion de la voile et de la régate. Pendant mes études en Ecole d’ingénieurs, j’ai eu la chance de pouvoir me replonger dans ce monde : j’ai participé à de nombreuses régates en équipe et ai pu côtoyer les meilleurs. Ma rencontre avec Xavier Rohart, double champion du monde de Star et médaillé aux Jeux Olympiques de 2004 a été un moment fort.
Mes années de pratique de l’escrime à haut niveau m’ont appris des valeurs fondamentales du monde sportifs, entre autre le dépassement de soi et la volonté de se battre pour la victoire. Je retrouve aujourd’hui ces valeurs dans le monde de la voile et elles me poussent à tenter aujourd’hui l’aventure de la course au large.
Je vais mettre à profit mes expériences du haut niveau, mes réussites en équipage et ma passion pour participer à la Solitaire du Figaro, un des circuits les plus pointus. Pour mener à bien cette aventure humaine, ce défi personnel et sportif, j’ai adopté une démarche rigoureuse sachant que les courses en solitaire ne se gagnent jamais seule.

Les femmes sont de plus en plus présentes dans le monde de la voile. Qu’apportent-elles à cet univers masculin où il faut quand même pas mal de force physique pour tenir ?

La force physique n’est pas le critère le plus important dans le monde de la navigation. Les muscles rattrapent difficilement les erreurs du cerveau. La voile est autant un sport physique que mécanique et stratégique, avec une grand part d’aléatoire.
On a vu des femmes qui, sans être des montagnes de muscles, ont réussi à se hisser au plus haut niveau, devant les hommes. Ce qui n’est pas possible par exemple au tennis, où la jeunesse et la force sont importantes, l’est en voile. Dans ce sport, ce sont bien souvent la préparation du bateau et du skipper qui font la différence. En course au large, l’endurance n’est pas seulement physique et technique, elle est aussi très importante sur le plan mental. Il faut tenir sur la longueur, donc savoir s’économiser.

Les mers et océans vivent mal la pollution liée à l’activité humaine. Y a-t-il une image ou une expérience qui vous a particulièrement frappée lors d’une de vos traversées ?

Sans hésitations : les sacs plastiques ! Il y en a partout, même au milieu de nulle part. On en voit beaucoup trop. En tant que navigatrice, les sacs plastiques sont un véritable cauchemar : ils s’accrochent régulièrement sur la quille ou les safrans et ralentissent bateau, c’est très ennuyant !

Votre bateau est soutenu par BcomBio, quelle importance accordez-vous au bio ?

Pour moi, c’est LA solution ! Tous les remèdes sont dans la nature, le travail consiste à savoir les exploiter. A titre personnel, je tente de minimiser mon impact carbone en utilisant au maximum les transports en communs lors de mes déplacements. J’ai opté pour des gestes écolo simples mais qui ont à mon avis également un impact : j’utilise l’eau de pluie pour le jardin ou pour les besoins en eau non potable par exemple. J’essaie d’améliorer l’isolation de mon logement et de faire un compost en plus du tri sélectif.

J’ai bien sûr adopté des produits bio pour les soins cosmétiques. J’utilise quotidiennement la crème hydratante BcomBio et leur lait corporel.

 

Retrouvez l'actualité de Luce Molinier sur son site Internet

Claire Sejournet
Articles du thème Soin du corps
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Réaction à l'article
Par lunazen le 13 janvier 2010 à 13h42
merci

Très beau portrait!

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