Les cosmétiques bios sont-ils plus ou moins efficaces que les produits conventionnels ?

Publié le 6 mars 2009 - Mis à jour le 26 novembre 2012

Dans un premier temps,  on leur a reproché leurs odeurs peu engageantes ainsi que leur toucher mitigé au regard des produits cosmétiques conventionnels.
Plusieurs années de recherche et de développement ont été nécessaires pour permettre d’améliorer les textures et les parfums. Les découvertes, couplées au savoir faire des laboratoires biologiques, nous permettent aujourd’hui  de rivaliser avec nos concurrents conventionnels.
Mais une question, reste encore à poser : les cosmétiques bios sont-ils plus ou moins efficaces que ceux  du conventionnel ?

Tous les adeptes de la cosmétique bio se sont entendus dire un jour que les produits qu’ils utilisaient étaient loin d’égaler l’efficacité des cosmétiques issus de l’industrie de la chimie. Mais qu’en est-il réellement ?

La qualité de l’excipient
Une des choses les plus importantes est la base ou excipient du produit cosmétique. Elle constitue près de 95% de ce dernier et a un rôle fondamental: celui d’optimiser et de véhiculer les actifs.
Dans la cosmétique conventionnelle, cette base est constituée, parfois d’huiles végétales mais surtout d’huiles minérales (la paraffine : paraffinum liquidum ou encore la vaseline : petrolatum), de silicones , qui au-delà de subir un processus de transformation polluant l’environnement, sont inertes et n’ont aucun intérêt pour la peau.
Un cosmétique conventionnel aura la plupart du temps une action unique qui se résumera à celle de l’actif qui  sera mis en avant. Et quand on sait que cet actif se retrouve à des quantités infimes dans le produit fini, je vous laisse deviner la suite !

Ce qu’il faut ajouter à cela, c’est que ces molécules ne sont pas assimilables par l’organisme. En effet, l’industrie chimique propose des molécules de plus en plus complexes qui n’ont pas leur pareil dans la nature. Seulement voilà ; l’organisme, lui, se retrouve saturé de ces molécules et incapables de les dégrader, elles finissent par étouffer la peau. L’OMS a même prouvé que les huiles minérales pouvaient être stockées dans l’organisme et endommager le foie voir entrainer des inflammations au niveau du cœur ! Ces résultats devraient d’ores et déjà pousser les consommateurs à renoncer à ces produits.

Une biocompatibilité optimale
La cosmétique bio cultive une approche différente. L’origine naturelle et la qualité de l’excipient utilisé permet une double action. L’utilisation de base comme les huiles végétales (avocat, argan, karité, jojoba) ou les hydrolats, permettent d’optimiser l’action des actifs qui se retrouvent en synergie avec ces derniers. Certains excipients ont même des propriétés d’hydratation et de régénération comme nos émulsionnants  (phospholipides ou des sucroesters). Et la structure des lipides composant les huiles végétales est très proche de celle qui compose l’épiderme (acide linoléique, Omega 3,..) permettant ainsi une meilleure assimilation des actifs et une biocompatibilité optimale avec la peau.

La quantité des actifs
On en vient alors à parler de la quantité des actifs utilisés. Dans les cosmétiques conventionnels, les actifs se retrouvent dans les formules à hauteur de 0.5 % à 5 %. Dans les cosmétiques biologiques, on les trouve jusqu’à 70% grâce aux excipients qui sont aussi actifs.
 
L’étude 60 millions de consommateurs
Le magazine 60 millions de consommateurs a récemment effectué une étude sur 10 crèmes antirides pour déterminer entre autre, leurs actions globales sur la peau.
Au bilan de cette étude, il s’est avéré que c’est une marque de distributeur qui s’est retrouvé dans le palmarès, juste derrière un produit d’une grande marque de luxe, pour son action antirides.

Ce qui est dommageable au cours de cette étude c’est que seulement deux produits bios ont été testés, ce qui n’est pas tout à fait représentatif du marché actuel. Il en est ressorti un pouvoir anti-rides moyen pour ces derniers, en revanche une excellente tolérance cutanée a été notée. Cette étude n’est pas assez exhaustive pour affirmer que les produit bio ont une action moindre comparés à ceux du conventionnel.  Elle met juste en avant le fait que  ce n’est pas le prix d’une crème qui fait son efficacité.

Les progrès des laboratoires
Il y a 10 ans, à l’émergence des produits cosmétiques biologiques, les laboratoires étaient encore à leurs premiers balbutiements en matière de mise en œuvre technologique. Aujourd’hui, nous avons les mêmes moyens que les laboratoires de cosmétique conventionnelle et nous faisons appel à des laboratoires indépendants pour juger de l’efficacité de nos produits afin de demeurer impartiaux.

Des études sont menées pour déterminer l’efficacité de nos produits comme sur ceux du conventionnel. L’efficacité aujourd’hui n’est donc plus une question d’origine mais bien de conception du produit, car les produits biologiques sont soumis aux mêmes lois et principes de tests.

Les tests d’efficacité
Pour pouvoir alléguer qu’un produit à une action anti-rides, des tests doivent être mis en place pour le prouver. Ainsi, pour la gamme Lift’Argan, chacun de nos produits ainsi que nos actifs ont  subi les tests les plus courants. Par exemple :
 

  • La profilométrie est une méthode utilisée pour déterminer la diminution de la longueur et de la profondeur des rides (même méthode que celle de 60 millions de consommateurs).

La méthode de profilométrie mécanique (aussi appelée méthode du stylet) mesure en deux dimensions la hauteur et la profondeur absolue des sillons et des rides Des répliques en silicones de la surface cutanée sont utilisées à cet effet et évaluées avec un appareil développé à l’origine par l’industrie mécanique pour la mesure des surfaces métalliques.
Un stylet placé dans un rail de guidage en téflon est transporté à vitesse constante à travers la réplique afin d’enregistrer le profil de la surface. La direction des trajets est perpendiculaire à la direction des sillons principaux de la réplique.
La profilométrie mécanique est une méthode appropriée pour évaluer la surface cutanée mais demande du temps. Cependant, elle est précise et sûre.
Les mesures sont effectuées à J0 et J28 pour évaluer l’efficacité antirides d’un produit.*

Après 28 jours d’application, notre produit « soin jour tenseur anti-rides » de la gamme Lift’Argan,  est un bon exemple des résultats que l’on peut obtenir aujourd’hui :

-36,62% de surface totale de rides
-28,86% de longueur totale de rides
 

  • Le test consommateur  a pour but de récolter l’opinion des nombreux utilisateurs sur les produits. Les sujets sont volontaires et non-payés, ce qui est très important pour la pertinence des résultats.
  • Le test d’usage sous contrôle dermatologique permet de s’assurer de la bonne tolérance du produit.

Ceci tant à confirmer que lorsqu’on en a la possibilité et qu’on se donne les moyens d’effectuer les mêmes tests que les produits conventionnels, force est de constater le potentiel de ces produits  qui vont parfois jusqu’à supplanter leurs concurrents !
Bien évidemment il reste encore beaucoup à découvrir et à développer. Certaines textures et parfums sont difficiles à imiter mais rien n’est joué, le temps et notre savoir faire jouent en notre faveur !

Valérie Marcadet
Articles du thème Labels écologiques
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Réaction à l'article
Par lunazen le 31 janvier 2011 à 14h52
Bio=avenir

La cosmétique bio est selon moi une cosmétique d'avenir. Le bio, le naturel sont des valeurs vers lesquelles nous retournons consciemment ou non car elles sont en adéquation avec ce que nous sommes ; des êtres vivants.

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