Un peu dur les deux derniers jours. Je suis censée profiter mais évidemment, je pense à mon fils. Depuis hier il est à plein temps chez la nounou et ça a l'air de bien se passer. La séparation se fait tranquillement mais sûrement.
Bien sûre on pense au fait qu'une personne qu'on connait à peine, va voir votre petit bout grandir, rire, marcher et parler. Il ne me restera que le bib du matin et le bain le soir. Ce n'est pas juste. Mais c'est pour tout le monde pareil. On a pas le choix. On peut toujours se dire que l'on peut arrêter de travailler mais c'est trop simple. C'est mal foutu. Parfois je me dis qu'on bosse, qu'on vit pour des instants bien trop courts et trop rares. Je n'ai pas le blues je me sens juste un peu... terre à terre. On ne fait pas ce qu'on veut, on doit rentrer dans le moule, ou se mettre à la marge.
Ce matin dans les maternelles une chroniqueuse demandait si des parents bossant 8H par jour et adeptes du maternage voudraient bien témoigner car cela lui semblait totalement inconcevable de conjuguer une vie de travail "normale" avec le choix d'une éducation si spécifique.  Je suis assez curieuse en effet de savoir si c'est faisable car pour moi non. Les journées ne sont pas assez longues pour tout caser c'est certain et les parents plus expérimentés ne cessent de me le répéter avec un petit sourir qui dit "welcome ma fille, tu n'es pas au bout de tes peines"....

J'ai finalement assez hâte de reprendre le taf. Même si mes supérieurs ne me manquent absolument pas ! Mais au moins ça m'occupera l'esprit pendant que mon petit bout se fera les dents dans une maison étrangère.

Allez, encore une fin d'après'm et une journée. De quoi commander des couches bio ;-) , trouver une commode d'occasion pour sa chambre et faire réparer mon vélo pour les beaux jours !

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