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Citadine plus qu'écolo des champs, je veux mieux respecter l'environnement dans ma vie quotidienne. Mais c'est le parcours « de la combattante » ! Alors suivez-moi dans ma découverte du monde bio...
Muriel |
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Alors, heureuses, les filles ? Après 2008, voici 2010. Après la crise des établissements bancaires, la crise des états en faillite… A votre avis, quelles seront les conséquences de la rigueur qui s’annonce, pour notre planète chérie ? Moins de consommation, donc moins de pollution ? Ouf ! A toute chose malheur serait-il bon… Ou, moins d’investissements « propres », plus longue durée de vie d’installations anciennes, moins de changements d’habitudes car le changement coûte cher, et donc plus de pollution ? Dans ce genre de cas, j’ai lâchement tendance à me dire « Bouh, j’ai envie d’aller voir ailleurs, de changer de pays » et, là, je serais tentée de dire « Bouh, j’ai envie de changer de planète », mais, ça, on peut pas…
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Je n’y comprends plus rien ! Et comme ça me semble être un beau sac de nœuds, j’ai peu envie de me plonger dedans…
Que se passe-t-il avec les climatologues, le Giec, et leurs détracteurs divers et variés ? Déjà que ces histoires de climat ne sont pas facilement accessibles à des littéraires comme moi, si en plus ils font des erreurs – prétendues ou réelles – où va-t-on ?
Ce que j’en retiens surtout, c’est qu’ils sont désormais déconsidérés et que le doute s’est insinué, à tort ou à raison. Comme si ce n’était déjà pas assez compliqué comme ça de mobiliser les foules et les dirigeants du monde entier ! Je suis fatiguée… Dès que je retrouve un peu de courage, « j’investigue » ! Je vous tiens au courant…
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Bon, je sens que je vais me faire des ennemies aujourd’hui… Ce n’est pas ce que je préfère mais bon…
Le fait que l’on s’attaque à Elizabeth Badinter me bouleverse profondément : elle est quand même la dernière voix que j’entends à défendre les femmes et leur condition !
Je pense que l’on se trompe dramatiquement de cible dans ce débat. Nous nous tirons une balle dans le pied, les filles.
Il y a beaucoup d’anti-écolos sur terre, pourquoi choisir de combattre la seule qui défend les femmes ? Les « machos » doivent se réjouir : pas besoin de s’attaquer à elle, eux-mêmes, d’autres femmes s’en chargent pour eux.
Je ne l’ai entendu que sur France Inter, il y a quelques jours, et encore en étant interrompue par mes enfants. Je ne prétends donc pas être la spécialiste de son discours. Il me semble qu’elle ne faisait - hélas - que souligner quelques vérités :
- Les femmes font toujours la très large majorité des tâches ménagères et liées aux enfants, et cela évolue très peu.
- Les femmes ont une vie professionnelle précaire car elles connaissent souvent une rupture importante lorsqu’elles ont des enfants. Et je le constate tous les jours autour de moi ! Combien sommes-nous à avoir été virées pour avoir eu des bébés et à nous retrouver dans une situation bancale de free-lancing ou formation ou autre ? Je pense que parmi mes copines c’est 80 % des filles, pourtant avec des formations excellentes, voire d’élite…
- Allaiter pendant un an ne permet pas d’avoir une vie professionnelle, si on n’a pas la chance de faire partie des « free-lance intello-créatifs » mais si on est salarié dans une entreprise. C’est un simple fait, pas une prise de position. Que les structures doivent changer, c’est une autre question, qui à mon avis ne sera pas résolue demain…
- Les couches lavables, c’est super mais cela demande du temps, ce dont une jeune mère ne dispose pas. Je connais certaines mamans extrêmement écolos qui m’ont confié ne pas utiliser de couches lavables car « sinon je ne m’en sors pas ». Même elles ! Et pourtant elles font partie des mamans « aidées ».
- Ce que j’ai aimé, toujours sur France Inter, ce sont les pères écolos offusqués qui ont appelé pour dire qu’ils n’étaient pas d’accord et que, eux, partageaient les tâches. Wouah ! Génial ! Bravo ! Au moins, on sait que ça existe… Mais on parlait de la submergeante majorité, pas des exceptions glorieuses. Malheureusement !
Je doute qu’Elizabeth Badinter (elle n’est pas qu’une Madame, elle a un nom) voulait dire qu’il ne fallait pas que les femmes écolos soient des « décideuses » , bien au contraire. (Enfin, Al Gore, Yann Arthus-Bertrand, Nicolas Hulot - principales figures médiatiques de l'écologie dans notre petit monde français - sont quand même des hommes, à preuve du contraire).
Je suppose qu’elle est ravie que les femmes soient moteurs et présentes aux plus hautes responsabilités du monde écolo. Elle me semblait plutôt s’inquiéter d’un discours qui laisse entendre qu’une femme devrait allaiter jusqu’à un an, laver les couches et faire soi-même tous les jours la purée bio des bébés - entre autres - tout cela sous peine d’être une mauvaise mère. Discours aliénant et culpabilisant.
Il y a peut-être des choses tout aussi capitales pour la planète à régler avant, sans que ce soit forcément les femmes qui en paient le prix.
Au fait, le titre du forum me semble assez étrange : « Affaire badinter » mais quelle affaire ?
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Si vous avez des enfants, peut-être en avez-vous marre des Pokémons et autres Petshops ? Pour ma part, je n’en peux pluuuuuuuuuuuuus !
Et, miracle ! Coup de cœur ! Mes enfants ont enfin été séduits par un bouquin : « Il était une chanson » de Christelle Chatel.
Le principe : L’auteure raconte une histoire autour d’une chanson traditionnelle, comme « A la claire fontaine », histoire inventée qui donne un nouvel éclairage à ces chansons que nos enfants ne connaissent pas toujours bien. Il y a également la partition pour les apprentis musiciens ainsi que le CD reprenant des versions dépoussiérées et enfantines de ces chants. Les illustrations sont craquantes, rétro mais pas trop.
J’ai retrouvé le grand (8 ans) dans sa chambre en train de le lire (hautement remarquable car ce jeune homme rechigne à lire des mots, oui, oui, des mots !), et il a lu quelques histoires à la petite, sans qu’ils ne se chamaillent (bel exploit !). Et mon grand monstre a écouté le CD plusieurs jours de suite.
Bref, un succès comme il y en eut peu dans cette maison…
Ca change de « Je veux devenir un héros ! Le monde m’appartient (sic) Pokemon Advanced !»
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Chronique familiale…
Dimanche, "Océans" avec les enfants dans une pagaille indescriptible… Beau, surprenant, et patati et patata… Je ne vais pas vous refaire les critiques. C’était très bien.
Affamés, mes monstrounets ont réclamé un goûter. Pas vraiment le choix dans le quartier de l’Opéra. Donc direction "Pomme de pain", un immense "Pomme de pain" avec salon-mezzanine. Et là, vision d’horreur. Tout le monde avec son plateau ne contenant que du jetable : verres, gobelets, cuillères, assiettes, sets de table, canettes… Carton, plastique et papier. N'en jetez plus !
Vision hallucinante, surtout après Océans. Et parfaitement inutile puisque tout ce petit monde était à l’intérieur, tranquillement assis à une table. Et je me suis dit : « Pourquoi n’est-ce pas interdit ? » Je voyais les montagnes de déchets et les matières premières gaspillées que cela représentait…
Ces entreprises sont-elles si déconnectées de leur environnement ? Quel égoïsme planétaire ! L’interdiction n’est certainement pas la bonne solution, en tout cas, pas la plus simple.
En revanche, pourquoi pas le boycott ? Mais je suppose que les gens sensés et sensibles à l’environnement évitent déjà ces endroits… Donc action pas très efficace.
Le mail de protestation peut-être ? Qui sait, soyons pleines d’espoir ! Leur adresse, pour qui a le courage : contact@pommedepain.fr
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Vous aussi, vous avez donc survécu à Noël ! Bizarre période qui semble ne réjouir que les enfants, et encore… je n’ose imaginer les angoisses dans certaines familles recomposées.
Mais trêve de réflexion de comptoir, je trouve que cette année, notre débauche de cadeaux a été plutôt sobre. Air du temps oblige.
"Une équipe resserrée", comme on dirait au gouvernement : en tout et pour tout, quatre petits cadeaux par enfant. De préférence, des jouets ou jeux "qui dureront" mais beaucoup ont certainement fait un demi-tour de planète pour parvenir jusqu’au sapin. J’ai préféré ne pas regarder la mention "Made in…". Trop déprimant.
Mais expliquez-moi comment résister au désir d’un petit garçon d’avoir la "panoplie d’espion" ? Et d’une petite fille de jouer avec des petits bébés habillés de rose et de violet ? On fait déjà de la résistance toute l’année… Espérons juste que nous puissions continuer à disposer de ce luxe.
Le seul moyen de limiter les dégâts, c’est d’acheter en moins grand nombre, car je ne suis pas sûre qu’il existe des solutions de remplacement eco-friendly pour l’instant. Je suis bricoleuse mais je doute pouvoir construire des jumelles ou des talkies-walkies en bois…
Le pire, c’est de voir le monceau de carton et de plastique qui reste après déballage des offrandes à nos monstres. Pire encore lorsqu’on est à la campagne : penser qu’il va falloir prendre la voiture pour les déposer aux bacs de recyclage…
« Mon beau CO2, roi des forêts ! »
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Ouh, que je suis agacée…
Comme vous avez pu le lire, je suis sensible à la question de l’huile de palme. Donc, après l’épluchage des étiquettes pour cause d’allergie à l’arachide, je scrute désormais les minuscules lignes des packagings à la recherche d’huile de palme.
Et - énervement suprême – je constate que sur ma margarine bio « de luxe », achetée dans le magasin le plus bobobio du monde (j’exagère mais pas tant que cela), il y a mentionné "huile de colza, graisses végétales, huile de noix (…)". Tout ça avec de beaux astérisques "* issus de l’agriculture biologique".
Comment ça, « graisses végétales » ? Je vais prendre ma trèèèèèèèèèèèèès grosse voix : COMMENT CA, « GRAISSES VEGETALES » ?
C’est un peu court, Mr. Le fabricant, Vitaquell : on ne peut pas indiquer ce que contient cette margarine ? Moi, je veux savoir ce que j’achète, huile de palme ou pas huile de palme. Et ça ne me semble pas trop demander à un producteur bio.
Donc recherche sur le net, où je ne trouve que le site en allemand. Heureusement, je lis encore l’allemand malgré mon grand âge…
Concernant la margarine en question, voici la liste des ingrédients, et je découvre – quelle surprise - "(…) Palmöl, Palmkernfett". Vérification faite dans le « food lexicon », il s’agit bien d’huile de palme et d’huile de palmiste.
Faut-il vraiment une conclusion ou je vous laisse la faire ? Bio devrait rimer plus souvent avec écolo, sans parler d'éthique mais ça, ça ne rime décidément pas...
Zutaten: Pflanzliche Öle (Rapsöl, Sonnenblumenöl, Leinöl), Wasser, Palmöl, Palmkernfett, Omega-3-DHA-Öl aus Meeresalgen, Emulgator Sonnenblumenlecithin, Farbstoff öllöslicher Karottenauszug, Zitronensaft, natürliche Aromen, Meersalz 0,1%, pflanzliches Vitamin E 55 mg /100 g.
Sources : http://www.vitaquell.de/techno/index_produkte.php http://fr.foodlexicon.org/p0000330.php http://fr.foodlexicon.org/p0000320.php
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L’une de mes amies vit une vraie aventure. Elle fait le tour du monde avec son amoureux et leurs enfants depuis près de 4 ans !
Au début, ils vivaient tous les 4 sur un voilier, puis pour être plus libres, ils ont choisi un autre système : un camp de base (appart meublé) puis voyages dans les pays alentour. Ils prennent leur temps et font attention le plus possible à leur empreinte écologique.
Leurs enfants, encore très jeunes, découvrent le monde et la nature d’une manière exceptionnelle et probablement très marquante pour leur vie future.
Dans leur dernier post, voici ce qu’ils disaient :
<< Après cet intermède un peu surréaliste à Brunei, nous nous sommes rendus chez le voisin malais, dans l'état de Sabah, au nord-est de Bornéo.
Nous sommes partis dans la jungle pendant quelques jours, pour aller voir les derniers orang-outans !
(…)
La grande tristesse de cette magnifique forêt, une des dernières grandes forêts primaires, c'est qu'elle est petit à petit rasée au profit de palmiers à huile qui donneront la fameuse huile de palme, que nous retrouvons dans pratiquement toute la nourriture industrielle !
Nous avons d'ailleurs traversé des hectares de plantation, avant d'atteindre la forêt.
La partie indonésienne de Bornéo est encore plus déforestée et bientôt, il n'en restera plus qu'une peau de chagrin, même si on garde un "coeur vert" dans le centre de l'île. Que deviendront tous les animaux dont c'est l'unique refuge, quand on sait, en plus, que la plupart de l'argent tiré de l'huile de palme revient dans les poches de quelques nantis ? >>
J’étais déjà vigilante avant mais, maintenant, je refuse catégoriquement d’acheter tout produit contenant de l’huile de palme, même si mes enfants se roulent par terre dans le magasin pour avoir ces biscuits-là et pas les autres ! Et je vous assure qu’il faut être motivée pour résister…
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Aujourd’hui, je vais vous faire vivre une expérience de l’extrême : une coloration végétale avec une marque qui commence par L et se termine par A.
Outre l’idée peu engageante de méchants produits chimiques s’infiltrant dans mon cuir chevelu, je supporte de moins en moins les teintures conventionnelles : gratte, gratte, gratte. Donc malgré les commentaires particulièrement dubitatifs des « marchands de couleurs bio » et des commentatrices de forum, j’ai décidé de me lancer !
Commençons par le commencement : l’achat. Packaging nul : très peu d’indications sur la boîte. Quel temps de pose ? Compatible avec de précédentes teintures chimiques ? Personne ne le sait. Soyons folle, j’achète quand même. Qui ne risque rien…
Planification ; eh oui, comme il paraît qu’il faut 12 heures de pose, soit on dort avec une charlotte sur la tête (déconseillé avec un chéri dans son lit), soit on prévoit à l’avance LA journée où il n’y aura aucun rendez-vous, etc. Ah une broutille : il vaut mieux être free-lance. Sinon, je ne sais pas si votre boss comprendra vraiment l’intérêt crucial d’une teinture végétale à rallonge…
Analyse-synthèse : enfin, je peux lire le mode d’emploi. Arghhh, il faut attendre 5 semaines après la dernière teinture chimique ! Il ne pouvait pas le dire plus tôt ! J’essaie de calculer : je crois que c’est bon… La liste des instruments est tellement précise que ça fait un peu peur : pourquoi du verre uniquement ? Pourquoi pas de fouet métal (ça, c’est vrai que ça fait mal…) ?
Atelier cuisine : j’ai l’impression d’avoir 15 ans et de faire mes premiers tests de henné. Ca ressemble d’ailleurs beaucoup (trop ?) à du henné : odeur et texture. Délayage à l’eau bouillante. Ca, au moins, ça marche.
Atelier peinture : armée de mon pinceau BHV (car rien n’est fourni dans le pack), je commence à étaler l’emplâtre (« bougre d’… »). Ca va… J’ai l’impression d’avoir de la boue collante et mastoque sur la tête mais j’essaie de penser aux coutumes africaines. Rigolo au final. Retour devant mon ordinateur, qui s’en fiche bien, lui, de la tête que je peux avoir.
« Désencroutage » : ok, ce n’est glamour du tout mais après de longues heures de séchage, la pâte initiale a séché et créé des sortes de paquets bien durs. Donc patience sous le jet d’eau chaude…
Enfin le résultat ! Cheveux un peu secs mais pas transformés en cheveux artificiels pour poupées Barbie, comme avec les teintures chimiques. Meilleure texture donc. Pas de démangeaisons. La couleur (châtaigne) me semble ok. Mes quelques cheveux blancs ne sont pas vraiment couverts, ils sont juste un peu teintés mais cela suffit pour ne plus les remarquer. Ca reste natuel (ce serait le comble !).
Maintenant, j’attends les shampoings suivants pour voir si cela tient au moins deux semaines…
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Voici ce que ma petite fille de 4 ans (!) m’a dit en traversant la rue, d’une petite voix inquiète et angoissée : « Dis, maman, c’est vrai que si on fait les mauvais gestes, on va disparaître et la planète aussi ?» No comprendo. J’ai pensé au dernier dessin animé de SamSam ou au génie d’Aladin mais je ne voyais pas… Il m’a fallu quelques secondes pour comprendre de quoi elle parlait… "Mais, c’est bien sûr !" Il s’agissait de ce discours écolo moralisateur mal compris – bulldozer qui écrase nos petites pousses – qui « s’attaque » à des petits à peine nés lorsque le film d’Al Gore est sorti ! Pitié ! N’angoissons et ne culpabilisons pas nos enfants pour une situation dont ils ne sont pas responsables ! Apprenons-leur à respecter la planète comme nous leur apprenons le reste mais sans leur faire peur. C’est nous, les « vieux » qui sont nés avec des cuillères en plastique dans la bouche, générations de pollueurs invétérés, qui devons être « matraqués » et culpabilisés. Pas eux ! NOUS avons besoin de changer, pas eux ! Déjà que le monde que nous leur laissons est en mauvais état, faut-il tout de suite leur offrir également la désespérance ?
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Je suis atterrée : je viens de lire les propos de Claude Allègre, ancien ministre de l’Education Nationale, tout de même ! C’est lui qui a géré, heureusement peu de temps, ce qui nous a fait grandir et qui est en charge de nos enfants… Je trouve le ton haineux et méprisant ; le fond, simpliste et « café du commerce ». C’en est presque risible…
malheureusement ! Quelques extraits de cette interview de Nice-Matin :
« Vous signez et persistez sur les changements climatiques : entre scientifiques, vous faites régner un mauvais climat...
Pas entre scientifiques, non. Avec une bande de gens qui apportent des réponses simplistes à un système complexe et prétendent prédire le climat dans cent ans, alors qu'on a du mal à obtenir une météo fiable à plus de trois jours. C'est une vaste plaisanterie. Eux-mêmes ne croient pas à ce qu'ils racontent, mais c'est une aubaine pour eux comme, par exemple, récolter des financements publics... »
(…)
Alors, où se situent les vrais combats ?
Un exemple. Je n'ai absolument rien contre la protection de l'ours polaire, mais ça me paraît quand même moins important que les milliers d'enfants qui meurent par manque d'eau. La résolution des problèmes écologiques doit être un moteur de progrès.
(…)
L'avenir, c'est l'immortalité ?
En un sens, oui. On change les organes, on greffe un bras, un visage, demain ce sera, pourquoi pas, le cerveau et, dans pas si longtemps que ça, on pourra vivre jusqu'à 120 ans, ce qui va poser des problèmes inouïs. Déjà, c'est la fin du capitalisme familial. Regardez Giovanni Agnelli qui a sauté une génération pour confier son empire automobile à son petit-fils.
(…) Et Nicolas Hulot déclare que vous au gouvernement, c'est un bras d'honneur aux scientifiques...
Nicolas Hulot est un imbécile, vous pouvez l'écrire. C'est une honte qu'il soit devenu le gourou de l'écologie. Il envoie les gens rouler à vélo et lui, fait ses affaires en hélicoptère ! »
Pourquoi devons-nous subir ce discours ? Personne de plus intelligent à l’horizon ? Yannick Jadot par exemple… Ca nous changerait !
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Bon, je vais faire ma ménagère de moins de 50 ans…
J’ai découvert un truc que vous connaissez peut-être déjà : les lingettes / lavettes en microfibre. J’ai acheté ça par hasard au supermarché du coin et ça renouvelle mon fabuleux talent pour le ménage quotidien ! Je sais, ce n’est pas digne d’une « glamour girl » comme moi mais en revanche très très digne d’une « bobobio ». En effet, je n’utilise pratiquement plus de détergents depuis cette découverte radicale. En effet, la microfibre agit mécaniquement comme un détergent. Donc plus de méchants enzymes gloutons qui moussent dans les rivières, plus de bouteilles en gros plastique qui font tache sur les flots bleus…
« Et tu ne mets pas de Javel ? » Argggh, la question que je n’aime pas ! « Euh non… C’est pas terrible pour la nature, ça, et j’ai toujours l’impression de manipuler de la nitroglycérine. »
Moi, je préfère le bon vieux vinaigre blanc qui ne pollue pas et ne coûte rien ! En plus, aucun risque d’intoxiquer mes petits loups curieux…
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J’adore la créativité économique du genre humain ! Ca me laissera toujours pantoise…
Dans mon quartier über-bobo assourdi par le mois d’août, je viens de découvrir la dernière petite merveille de la tendance ou plutôt de la récupération de tendance…
Un nouveau fleuriste vient d’ouvrir : il ne vend QUE des plantes dépolluantes. Eh oui, les nouvelles (et surtout l’intérêt bien compris) vont vite. Je vous le donne en mille : on y retrouve toutes les plantes mémères des années 70 qui ont peuplé les cauchemars des enfants du « summer of love».
Au programme (avec les noms pas savants du tout que leur donnait ma maman) :
Langues de belle-mère Misères Caoutchouc (avec ou sans l’option Poussière ?) Ficus à-feuilles-qui-tombent-toute-seules Arbre à « dessous-de-bras » Plantes araignées
Sans oublier les horreurs « bouturantes » dans les bureaux des années 80, avec leurs longues tiges décharnées qui couraient sur les paravents des « open space »… J’en ai encore des frissons…
Après cette présentation de la « famille Adams » des plantes, voici la bonne nouvelle :
La plupart d’entre elles sont « bouturables » donc, si vous êtes maline, vous n’aurez pas besoin d’en acheter mais juste d’en demander un petit bout à votre grand-mère. Ca, c’est écolo et anti-crise ! « Halte-là, la consommation ne passera pas par moi ! »
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Je vais être très imprécise, malheureusement…
Je crois me souvenir avoir entendu que dans l’un des pays de l’UE, les consommateurs avaient pris le pouvoir.
Je m’explique : nous sommes tous désespérés en voyant notre poubelle se remplir des sur-emballages de nos emplettes, lorsque nous rangeons nos courses. Comment réduire le volume des emballages inutiles ? Choisir les produits sans emballage ? Certes, mais on n’a pas toujours le choix…
Il faudrait agir en amont, « élémentaire, mon cher Watson ». Mais les fabricants ne prennent pas encore en compte ce désir de moins polluer. Ils sont toujours dans des démarches marketing du passé, où le packaging luxueux, coûteux et « show off » est perçu comme positif.
Qu’ont donc fait ces consommateurs européens « inconnus » : ils se sont débarrassés des emballages inutiles directement dans les magasins (après le passage en caisse), en leur laissant la charge de les stocker et de les jeter. Ceux-ci, vous le devinez, ont été ravis de ce coût et de ce travail supplémentaires, et ont donc fait pression sur les fabricants pour qu’ils diminuent les emballages.
J’adorerais faire cela, mais je pense que je ne vais pas avoir le cran de le faire toute seule. Je devrais apprendre à être plus teigneuse… Je vais l’ajouter à ma liste des choses à faire !
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Ah, en parlant de la facture énergétique londonienne, je regardais ma SFR box briller de tous ses feux.
Grrrrrrrrrrrrr, méga Grrrrrrrrrrrrrrrr ! Je suis exaspérée, voire verte de rage, lorsque je vois le nombre de lampes inutiles sur ma « box », qui restent allumées en permanence !
J’ose espérer que ce sont des LEDs mais quand même, c’est le feu d’artifice permanent ! C’est aussi une vraie pollution visuelle. Bien entendu, je suis obligée de la débrancher la nuit car elle nous empêche de dormir (mon bureau est dans notre chambre). Cela signifie que nous n’avons pas de téléphone fixe la nuit… Absurde ! Merci SFR ! On sent les grands visionnaires qui comprennent intuitivement les attentes de leurs clients et l'air du temps…
l faudrait les réveiller, je crois... Bouh !
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Je vous ai parlé de mon étonnement face à la mutation de Londres en ville modèle de l’alimentation bio. En revanche, je n’ai pas senti d’effort en termes d’économie d’énergie. C’est certainement une déformation professionnelle maintenant : lorsque je suis dans un endroit, je « ressens » la facture énergétique du lieu.
C’est devenu automatique : je regarde la qualité des fenêtres, isolées ou non, le nombre de sources lumineuses, les ampoules basse conso ou non, le nombre d’appareils en veille, les poubelles avec tri ou non, les installations lumineuses dans les magasins et les rues, les escalators pour seulement deux étages (ok en revanche pour un ascenseur destiné aux personnes à mobilité réduite, ça c’est indispensable !).
Bref, malgré la crise, j’ai eu la sensation que Londres était toujours la ville de la conso à outrance et que le discours sur la protection de la planète n’était peut-être pas encore passé…
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Pour revenir à ces maisons londoniennes avec jardin (post précédent), c’est très agréable mais comporte un effet secondaire assez problématique : la ville horizontale - forcément très étendue - implique de très nombreux déplacements sur de grandes distances, donc beaucoup de pollution.
Les Anglais, pragmatiques et sans complexes, ont donc instauré de nouvelles règles, ou plutôt restauré une pratique ancestrale : le droit d’entrée dans une ville ou congestion charging.
Pour faire bref, il faut payer un droit de 8 £ pour entrer dans le centre historique de Londres. On peut payer au jour, à la semaine, au mois, à l’année avec des rabais. Le règlement est par SMS, Internet, Poste, etc. Sont exemptés les résidents. Encore et toujours de l’argent, certes…
Mais le résultat est une vraie baisse de trafic, même si les embouteillages ont repris (travaux). Ce qui se voit à l’œil nu, c’est l’apparition de (quelques) pistes cyclables, et surtout la présence toute nouvelle de cyclistes dans les rues de Central London. Même s’il faut peu tenir à la vie pour s’y mettre…
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Toujours les tribulations de la famille Bobobio.
Cette fois-là, destination « safe », isn’t it : London. En tant que « city girl » doté de « city kids », là, je suis dans mon élément. En plus, Londres, c’est le bonheur absolu grâce aux parcs : de la nature « avec de vrais morceaux dedans » en pleine ville. Les parcs sont tellement grands qu’il y a des friches avec des renards ! Ca fait rêver quand on pense à la poussière du Jardin de Luxembourg et à la densité humaine sur LA pelouse autorisée au premier rayon de soleil.
Il y a aussi ces « squares », grands jardins « communs-privés » accessibles uniquement aux riverains. Ok, c’est élitiste et non « liberté, égalité, fraternité » mais au moins cela existe ! A Paris, les parcs sont ouverts à tous, mais il n’y en pas! C’est sûr, ça règle le problème de l’inégalité.
Une autre chose qui me laisse songeuse : les jardins à l’arrière des maisons… Ce n’est quand même pas mal.
La conclusion reste toutefois toujours la même lorsque l’on rentre de Londres : cette ville est fabuleuse si… on habite le centre "centrissime" et si on a de l’argent, beaucoup d’argent !
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« On est les champions, on est les champions, on est, on est, on est les champions ! »
Bon, je l’avoue naïvement, je suis super contente qu’une liste écolo ait fait un tel score ! J’ai littéralement sauté de joie lorsque j’ai vu les résultats hier. Enfin, un acteur clairement écolo qui émerge dans les votes populaires ! Pourvu que ça dure !
Peut-être que nos politiques vont enfin considérer que ces sujets sont « rentables » politiquement et s’y coller. Vite, vite !
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Deuxième épisode des tribulations de la famille Fenouillard… oups… Bobobio à la campagne.
Nous sommes partis ce week-end en Argonne (les Ardennes, quoi !), vous savez la région où les Français se font toujours battre à plates coutures par leurs teutons de voisins.
Étonnamment, c’est une belle, voire très belle campagne, vallonnée avec de grandes forêts assez sauvages.
Chalet pour vingt personnes avec des familles bio, des familles pas bio du tout et des familles épuisées du bio… Pour les courses, nous avons adopté la neutralité Suisse : les discussions sur le bio, ça rend fou !
- Mais c’est plein de pesticides ! - Oui, mais c’est trop cher ! - Tu mets tes enfants en danger ! - Vous n’êtes que des bourges friqués de toute façon ! - Mère indigne ! - Exploiteur du peuple ! - Mais je ne te permets pas ! - Mais moi non plus !
Etc. Donc, faisons comme si de rien n’était, la Suisse est un beau pays…
Les enfants ont poursuivi leur découverte de la campagne. Un récap : - Les orties, ça fait des cloques. - La rosée, ça mouille les chaussettes. - La nuit, il y a des « zibous ». - Après la pluie, il y a des escargots.
Quel bonheur ! C’était justement le devoir du week-end pour notre chère maîtresse, bien allumée du bulbe. Mon fiston, tout fier, est parti à la chasse aux escargots et s’est construit un vivarium (traduire par une bouteille d’eau découpée).
Il en a trouvé 12 ! Il les a bien chouchoutés (« Maman, on peut avoir de la batavia bio à 5,60 € pour les escargots » ?) et bien sûr, les a rapportés à Paris. Soit ! C’est pour sa réussite scolaire, n’est-ce pas ?
Et, pendant la nuit, les escargots ont grimpé aux rideaux… littéralement ! Je les ai retrouvés à l’aube au sommet de mes fins voilages blancs avec traces de bave et tournicotons de caca en prime. Berk ! C’est dégoutant ces gros machins baveux ! Il ne manquerait plus qu’un élevage d’araignées !
Allez, donnez-moi vite ma médaille de bonne maman, pleaaaaaaaaaaaaaaase !
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Bon, je vous avais promis de vous raconter...
Ce samedi à la campagne fût un fantastique... fiasco ! Il demeurera un grand souvenir de la légende familiale.
Donc RER ok, rapide et désert un samedi après-midi. Gare ok, pas trop loin de la campagne et pas d'autoroute à traverser. Bon point.
Ca s'est corsé ensuite car, dans le tourbillon du départ, j'avais oublié les cartes et images satellite que j'avais patiemment imprimées. Pas de problème pour faire le tour du bled quand on est en voiture, mais quand on est à pied avec des petites jambes de 4 ans... il s'agit de faire très vite le bon choix et de s'y tenir !
Nous avons donc longé un champ avec vaches (oh les vaches !) et, bonheur, il y a eu un panneau Ferme Coubertin. D'après mes souvenirs des cartes imprimées, ce n'était pas trop loin.
"Maman, j'ai faim, quand est-ce qu'on mange ?" "On cherche un coin pour picniquer et on mange. Allez, on avance..." "Maman, j'ai faiiiiiiiiiiiiim !" "Ma chérie, il faudrait les faire manger. Moi aussi, j'ai faim..." "Bon, d'accord". Mine déconfite. Mon rêve de picnic champêtre s'évanouit. "Mais tu n'as pris que cela à manger ?!? Et une seule bouteille d'eau, mais c'est limite dangereux".
(Euh, mon amour, nous sommes à 300 mètres de la gare, on ne part pas dans le désert.) Arrivée à la ferme. Mon fiston s'en fiche des animaux, il en a déjà vu et de toute façon il a faim. Il s'assoit au milieu du chemin de terre et décide de ne plus bouger.
Ma fifille apprécie quand même les chèvres, les oies, les dindons, les vaches (c'est quoi ces tétines ?).
Mon ultra-urbain de mari se demande - sans un mot - ce qu'il fait là. "Tu ne veux pas qu'on aille dans une vraie forêt ?" Je suppose qu'il parle du Bois de Vincennes...
Le bouquet final classique : il commence à pleuvoir. Les trois ronchons et moi-même nous réfugions sous les arbres.
"Maman, on y va maintenant, ça sent vraiment trop mauvais ici." 4 ans ! Oui, ma fille, ça sent juste les animaux...
Nous rentrons donc en catastrophe vers la "civilisation"...
"Maman, on ne peut pas commander un taxi ?" 7 ans !
NOOOOOOOOOOOOOON, on est à la campagne, pas dans le Marais, ici ! Il n'y a pas de taxi, il y a de la terre et des animaux qui "sentent".
Nous avons terminé dans l'infâme bistrot du RER et, là, tout le monde était content, sauf moi bien sûr !
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« Allons à la campagneeuuuuuuuuuh et oublions Paris (Merci Kent) ! »
Le printemps est là et à nouveau les envies d’herbe (la vraie…) et de plaisir de vivre. Donc, je reprends ma famille sous le bras et, dans notre petite auto… Ah, non, c’est vrai, nous n’avons pas de voiture ! Au moins, comme ça, on ne pollue pas mais, bon, on s’ennuie un peu tout de même… J’ai donc repris l’ouvrage qui traîne dans ma bibliothèque depuis quelques années maintenant, maintes fois lu, jamais appliqué : "Un tour à la campagne" d'Antoine Debièvre aux Editions Parigramme.
C’est décidé, demain grand virée à… Saint Rémy-les-Chevreuse. Wow, life is a big adventure, baby !
Ce qui est fabuleux avec toutes ces techniques modernes, c’est qu’on peut maintenant tout anticiper sans bouger de chez soi. Un exemple : je n’ai jamais mi les pieds à Saint Rémy-les-Chevreuse. Je sais qu’il y a un RER et une forêt. Mais quelle distance entre les deux ? Un chemin ou l’autoroute ? Des petites jambes de 4 ans peuvent-elles faire cette « balade » sans geindre ?
Sur le net : Google maps, onglet Satellite et je vois que la forêt est vraiment tout prêt, visiblement accessible par des rues résidentielles. On y va ! Je vous raconterai !
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Avez-vous remarqué, ces derniers jours, que le moral remonte ? C’est dans l’air (et dans les airs aussi, chère petite radio) : tout le monde parle des signaux de fin de crise. « La punition est finie ! Tout va pouvoir reprendre comme avant ! ». Mon côté cynique et pessimiste, contre lequel je me bats pourtant, reprend le dessus…
Pendant l’explosion de la crise, une petite voix (celle qui refuse obstinément les pensées uniques successives et les modes) me disait tout doucement : mais pourquoi cela changerait-il ? L’envie d’être riche, d’avoir du pouvoir, quel qu’en soit le prix, c’est immuable dans l’histoire de l’humanité. Est-ce une petite crise de rien du tout, à l’échelle de l’histoire, qui changera ces fondamentaux ? Dès que ça ira mieux, on recommencera à chercher à s’enrichir, en prenant des risques, pour soi comme pour les autres malheureusement. Certainement pas avec des subprimes mais avec autre chose, plus ou moins risqué, plus ou moins malhonnête.
Une révolution ? Une mutation ? Espérons-le mais j’en doute. J’ai entendu il y a peu un professeur d’économie de l’université Paris Dauphine (dont j’ai oublié le nom bien entendu - si vous le retrouvez…) dire qu’il apprenait à ses étudiants à se méfier de toute idée qui subitement faisait l’unanimité et qu’il était dans ce cas urgent de la remettre en question...
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Bon, je pars (enfin !) en vacances mais cette année je déclare forfait : nous avons loué une voiture pour l’ensemble du trajet ! Naughty naughty CO2 girl ! Habituellement, on fait train + derniers kilomètres en voiture, ce qui me donne droit généralement à des bons points de mère Nature.
Mais franchement, les bagages de printemps (s’il fait froid, s’il fait chaud, s’il fait pluie, s’il fait pieds dans la mer glacée…) associés à mes charmants bambins hurleurs et à mes non moins charmants voisins réprobateurs dans le train, ça m’a découragée, pour ne pas dire électrisée de stress. Je sais, c’est mal... Naughty naughty CO2 girl !
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Mini (toute mini) virée dans mon magasin bio et j’en suis ressortie avec une addition de 77 € pour quelques toujours mini broutilles… Un shampoing, un écran total, une crème à tout faire, un dentifrice et un paquet de café. « Chéro », comme disaient mes copains de lycée. Je suis allergique au calcul et une grande paresseuse donc je n’ai pas pris la peine de faire la comparaison avec du conventionnel. De toute façon, la question ne se pose pas ; je ne vais plus acheter un écran total plein de trucs chimiques « abomiffreux ». Cette époque est terminée pour moi.
Mais quand même, n’est-ce pas un peu exagéré, Messieurs et Mesdames vendeurs de bio ? Je serai curieuse de connaître les marges des différents intervenants ! Ce serait probablement marrant, d’un point de vue éthique, à mettre en rapport avec le discours alternatif, décroissance, commerce équitable, etc. Mais je fais certainement du mauvais esprit…
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Dîner chez des amis il y a quelques jours.
En fin de soirée, le sujet du réchauffement climatique est arrivé sur le tapis. Je tiens à préciser que ces amis ont fait d’excellentissimes études et ont une vraie culture internationale.
- "Moi, je ne crois pas à cette idée de réchauffement climatique. D’ailleurs, tu as vu le temps qu’il a fait cet hiver ? Et d’abord, c’est quoi le problème si ça se réchauffe ?"
- "La banquise fond et les ours polaires vont disparaître." (Là, j’étais vraiment fière de mon argument ! Du béton, ça !)
- "C’est vrai, c’est dommage mais bon, c’est juste une évolution parmi d’autres qui ont déjà eu lieu dans le passé. On n’en est pas mort."
- "Mais le niveau des mers va monter, le gulf stream va disparaître, il va y avoir des phénomènes climatiques extrêmes."
- "Ce n’est pas prouvé, on n’en sait rien en réalité."
Première conclusion : je me suis vraiment rendu compte de la maigreur de mes arguments. J’étais inculte, convaincue certes mais incapable d’avoir des explications un peu articulées. J’ai même failli sortir ma ridicule botte pas secrète : « Mais tu n’as pas vu le documentaire de Al Gore ? Regarde-le et on en reparlera.»
Deuxième conclusion : il reste encore beaucoup de sceptiques – même parmi les soit-disant élites de la nation – qui ne souhaitent absolument pas modifier leur mode de vie et réduire leur empreinte écologique. Ils n’y croient simplement pas. Rappelez-vous de Claude Allègre... Il ne nous reste plus qu'à espérer pour nous tous que ce soient eux les détenteurs de la vérité, sinon nous sommes mal partis…
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Impressionnant ! Le monde change et je crois que nous allons avoir du mal à suivre… Je n’en ai pas cru mes yeux !
Tout d’abord, connaissez-vous Maurice Levy ? Entré chez Publicis en 1971, il en est le président du directoire depuis 1988. Un grand patron donc de la publicité… Ses clients emblématiques : L’Oréal, Nestlé, Procter & Gamble, etc. Je ne connais pas ses opinions politiques (et je ne souhaite pas les connaître) mais je suppose qu’il n’est pas un membre de cette nouvelle et fameuse ultra-gauche.
Voici ce que j’ai lu dans son dernier interview dans Les Echos (23/02/09) :
« (…) Tout le monde est perdu. C’est une crise économique d’un type très particulier car elle s’accompagne de doutes sur la société que nous avons construite, sur le sens du capitalisme, la répartition des richesses, les systèmes de rémunération. La crise se diffuse partout. Elle ébranle notre système de valeurs. »
Je me souviens d’une émission de radio il y a deux ans et demie où intervenaient des partisans de la décroissance, qui apparaissaient alors comme des extrémistes pas drôles, entre Cassandre et Torquemada. Le monde change et je crois que nous allons avoir du mal à suivre…
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Dans la série « trucs anti-crise »…
L’homme - euh la femme surtout - est un animal particulièrement intelligent et adaptable. Donc je suppose que nous trouvons toutes des petits trucs pour nous adapter à cette situation de crise, en fonction de notre style de vie et de la maigreur anorexique de notre portefeuille…
Pour ma part, j’ai redécouvert cet objet magique qui avait fait le titre de l’un de mes premiers posts : « Sex and drug and gant de toilette » (c’était l’époque où je croyais encore au glamour…) Non, ce n’est ni le sexe ni la drogue (pfff, abandonnés depuis longtemps ces deux-là !) : je voulais parler du gant de toilette !
Faisons ici l’éloge du – à tort - mal aimé gant de toilette :
- prise en main intuitive - encombrement minimal dans les tiroirs - participe au développement durable car réutilisable à l’infini ou presque - ne prend pas de place dans la machine à laver - sèche rapidement - matériau naturel, d’autant plus s’il est bio
Bref, il permet de remplacer les lingettes de bébé, les gels douche (vive le retour de la savonnette) et surtout les disques à démaquiller : un peu d’eau chaude pour humidifier, quelques gouttes de ma lotion micellaire et je me démaquille en retrouvant les gestes de l’enfance. En plus, une vraie sensation d’autonomie : je ne dépends plus des magasins et des fabricants de coton plein de chimie.
Ok, j’exagère un brin… l'idée est quand même de changer de la manière la plus simple possible, de redécouvrir des choses traditionnelles que nous avons toutes à la maison et que nous avons oubliées.
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Arghhh, j’ai failli m’étrangler dans ma salle de bains lorsque j’ai entendu par bribes que l’AFFSA déclarait que le maïs OGM n’était pas dangereux pour la santé.
D’abord comment pourraient-ils le savoir ? Je suppose bien que le maïs OGM n’est pas un poison violent qui nous ferait tomber raide mort : ça se saurait, n’est-ce pas ? Même les hommes préhistoriques savaient reconnaître les plantes poison. Nous ne sommes pas plus bêtes qu’eux… quoique.
Reste donc ce qui est le plus à craindre : les effets à long terme, voire à très long terme - sur les générations futures par exempe. Et là, pour l’instant, on ne peut rien dire. CQFD. Pour les effets à long terme, il faut attendre… le long terme, pardi !
Ceci dit, je ne suis pas une scientifique, et je dis certainement des bêtises aussi grosses que la littéraire que je suis, ne comprenant que les arts…
Pour plus d’infos :
Metro France Les Echos Le Figaro Le Point
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Mon dentiste est atypique : au lieu de Voici, nous ne pouvons nous repaître que de magazines comme « Que choisir » (pitié, j’ai bien droit à quelques ragots rigolos une fois tous les 6 mois). Mais, à toute chose malheur est bon, j’ai pu découvrir leur test comparatif de crèmes hydratantes. Je commençais à le regarder d’un œil torve : pfff, probablement aucun produit bio donc pas ça ne m’intéresse pas.
Stupid me, le monde a changé sans que je m’en rende compte ! Il y avait deux produits bio testés et l’un d’entre eux était même très bien noté (meilleur rapport qualité / prix) :
Melvita – Apicosma – hydratante
Je viens de la commander à mon magasin bio de quartier. Son prix ? Normalement un peu moins de 15 €
La seconde, moins bien notée, mais quand même toute à fait honorable. Je crois que je vais également l’essayer (16 € environ) :
Logona – Crème vitaminée à l’avocat
En revanche, je n’ai toujours pas trouvé de démaquillant micellaire bio qui ne me donne pas de boutons… et je supporte assez peu, en ces temps de crise, d’acheter des nouveaux produits qui finissent à la poubelle !
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Eh oui, j’ai plus de 35 ans… et ce qui m’intrigue singulièrement, c’est ce que j’entends ces derniers temps : il y aurait un clivage très net entre les « petits jeunots » (moins de 35 ans donc) et les « vieux de la vieille », même de la rebattue « nouvelle «économie », ces derniers pensant que le système capitaliste actuel est encore réformable et que, après la crise, tout redeviendra comme avant.
Les plus jeunes, eux, ne se feraient aucune illusion sur ce système et l’abandonneraient avec joie et avec confiance : « la vie est ailleurs ». Ils n’attendraient donc que l’opportunité de changer totalement de comportement, et par là même la société en général, vraisemblablement – et si j’ai bien compris - vers moins de consommation, plus d’écologie et plus d’humain. Un espoir donc de voir plus de respect de notre planète et des relations humaines.
Mais ce ne sont que spéculations de ma part, n’ayant pu trouvé de sources fiables. Si vous en trouvez…
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Vous n’avez pas d’arrière-pensées, vous, lorsque vous souhaitez une bonne année 2009 aux gens que vous aimez ? Moi, si. J’avance dans cette année à reculons. Tant d’incertitudes, tant de difficultés prévisibles ! On ne pourrait pas directement passer à 2010 ? Pourtant, je vous assure que je n’ai aucune envie d’avoir une année de plus…
Le vrai sujet, c’est cette sensation de mutation profonde, de fin d’un monde. En effet, on retrouve couplés cette année deux phénomènes énormes et inédits :
- Cette crise financière et économique si colossale qu’elle entraîne un effondrement des bases auxquelles nous étions depuis si longtemps habitués.
- La crise climatique et environnementale si profonde qu’elle nous oblige à revoir radicalement notre manière de vivre et aussi notre mode de pensée.
A la fois effrayant et passionnant, comme un paquebot devant faire brusquement demi-tour (la première qui aura pensé au Titanic aura un gage…).
Changer, donc : non plus une fantaisie de bobo (voir le titre de ce blog) mais une nécessité générale. Inventer, vivre, penser autrement. Au final ça tombe bien, puisque notre planète n’en peut plus, et nos esprits, non plus.
Pour ne pas sombrer dans la morosité la plus noire, je vous propose une grande bourse aux idées (loufoques acceptées) : vos astuces écolo-bio pour vivre bien dans cette crise maudite.
Je commence :
- Faire copier 10 000 fois aux enfants (et à leur papa…) : "Je ferme la lumière quand je sors d’une pièce".
- "Pulls are beautiful".
- La méthode Coué : "Mon manteau de l’année dernière est super-tendance".
- I my bouillotte
- "C’est l’intention qui compte…"
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Alors, quelles bonnes résolutions en cet an neuf ? Pour moi, foin du sempiternelle « maigrir-et-faire-du-sport » ; personne ne le tient et surtout pas moi… Innovons donc ! Ma proposition : 2009 sera l’annéee de l’amour : c’est gratuit, c’est bio, c’est écolo ! Profitons vite de ce qui compte vraiment : l’amour que nous donnons et que l’on nous donne. Arrêtons de consommer tout et n’importe quoi (de toute façon, on est fauché). Ca fera du bien à tout le monde, à commencer par notre unique planète et nos cellules bientôt pleines d’endorphines amoureuses ! Bon, ça n’empêche pas non plus de faire du sport…
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Alors, là, je vais passer au tout petit bout de la lorgnette... Tempête dans le verre d’eau d’une mère de famille : avez-vous remarqué que les biscuits bio, type « petit beurre » ou « sablé », se transforment en amas de miettes avant même que le sachet ne soit ouvert ? Encore testé et désapprouvé ce week-end : j’en ai été réduite à donner la becquée à mes enfants comme à des petits oiseaux. Pratique quand on est de sortie ! Voici donc ma question : en quoi le fait d’utiliser des ingrédients bio implique de rater une recette basique de biscuit ? J’aimerais bien qu’on m’explique, je suis une analphabète de la cuisine mais quand même !
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« Un peu de poulet bio à la mélanine? Nouvelle recette chinoise… délicieuse ! » Vous le devinez, je vais parler avec BEAUCOUP de mauvaise foi de ce début de scandale (Ah bon, qué scandale ? Où ça un scandale ? Mais pourquoi donc en parle-t-on si peu ?). D’abord, j’aimerais qu’on m’explique : qu’est-ce qu’un poulet bio ? Je vais vous dire ce que j’imaginais avant : logiquement, un poulet bio est nourri avec des aliments bio et n’est pas gavé de médicaments de toute sorte. Qu’est-ce que ça pourrait bien être d’autre ? Ce n’est pas l’air qu’il respire qui doit être bio, quand même ! Comment se fait-il alors qu’il mange du soja chinois a priori non bio puisque plein de mélanine ? Ou alors il y aurait de la mélanine dans le soja bio ? Arghhh, j’en perds mon chinois ! De plus, si on achète des produits bio, c’est souvent aussi par conscience écologique : pourquoi utiliser de la nourriture venant de l’autre bout du monde et non pas des aliments locaux ou presque. L’addition CO2 me semble donc bien salée pour un produit bio. Une réflexion plus générale Cela fait quelque temps que je m’attends à entendre un bon matin un flash info parlant d’une énorme fraude au bio. Serais-je une Cassandre ? Ce marché est en pleine expansion et vendre à un prix bio une marchandise conventionnelle aux coûts de production moindres, peut représenter une source de profit probablement non négligeable. Je suppose que je ne suis certainement pas la seule à m’en rendre compte… Mais cela serait catastrophique pour cette filière qui repose quand même beaucoup sur la confiance et la conviction. Infos : http://www.ecocert.fr/Agriculture-Biologique-note-sur-la.html http://www.lepoint.fr/actualites-societe/du-soja-contamine-a-la-melamine-en-france/920/0/295607 http://www.i-dietetique.com/?action=articles&id=6481
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Bon, ça n'a rien à voir avec la soupe -bio - mais je suis super contente : je viens enfin de mettre mon nouveau site (photo car je suis... photographe) en ligne : www.murielberthelot.com Un grand pas dans mon aventure du book en ligne, sans papier, cartouches d'encre ni chimie ;) J'adore Internet, si écolo parfois. Zut, c'est vrai qu'il faut recycler les ordinateurs...
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Dans mes rêves les plus follement écolos, je rêve que, de sombre et tourmentée bretonne, je deviens une grande fille solaire… Je m’explique : j’imagine plus prosaïquement que je pourrais devenir autonome et indépendante en matière d’énergie, grâce à des panneaux solaires sur mon toit. Certes, l’investissement de base est conséquent mais ensuite, c’est propre, gratuit, inépuisable et renouvelable. En plus, je ne demande plus rien à personne ! Mon rêve, je vous dis ! Ah, un problème peut-être ? Mon appartement est « dans un immeuble qui est dans une grande ville qui est « très » historique et qui est protégée, etc. Je doute donc que nous puissions installer des capteurs solaires sur le toit… Je n’ose imaginer les discussions avec le syndic, les fonctionnaires de la mairie, etc. Mais je vais essayer de trouver des infos, pour le principe tout au moins… Quelques infos complémentaires : Projet de centrale photovoltaïque à Paris Projet de maison Très Haute Performance Energétique à Paris
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Finalement, on flippe pour rien : ce n’est pas le changement climatique qui exterminera les humains, c’est la chimie ! Extinction de l’humanité, faute de combattants ! Nos hommes, ou plutôt ceux de nos filles ou petites-filles, n’auront bientôt plus de spermatozoïdes, si nous continuons comme ça. La faute aux… produits chimiques, jugés scientifiquement acceptables individuellement, mais qui constituent un cocktail détonnant lorsqu’ils sont combinés. Ce qui est inévitable, puisque la plupart des objets ou substances qui nous entourent, en contiennent au moins un ou deux. Vous vous en doutez, mes sources sont ce documentaire diffusé sur Arte, hier soir. Une grosse surprise qui rassure très égoïstement la citadine que je suis : selon une étude américaine, ce sont les hommes habitant dans une ville en milieu rural qui ont la qualité de sperme la plus faible et non les New-Yorkais. Les pesticides, vous l’aurez deviné, semblent en être la cause. Ah, le bon air de la campagne ! Le plus frustrant dans cette histoire : n’apprendre qu’après la bataille (si, bien entendu, on a déjà eu des enfants) que le moment crucial de vigilance est la grossesse puis les premiers mois de la vie d’un enfant. Oups, trop tard… Revenons au présent : que faire pour se protéger ? C’est vraiment difficile car il y en partout, mais voici quelques mesures simples : - utiliser des cosmétiques bio - manger bio - éviter les aliments conservés dans des matières plastiques ou des boîtes de conserve - faire attention aux meubles, solvants et peintures, produits d’entretien… Je suppose qu’il y en a encore beaucoup d’autres mais, après une nuit de réflexion, j’atteste que cela semble sans fin et assez inextricable. Autre source d’info si vous le souhaitez…
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Petit week-end en amoureux en Champagne ! Tout arrive : un peu de forêt, de la vigne et de charmants manoirs. Au fait, parlons-en de la vigne : le Champagne, les bulles, le glamour, la fête… Et ça fait bizarre de voir les grappes aussi près de la ville, des usines, des autoroutes… On n’ose imaginer ce qui enrobe les grains lors du pressage, sans parler des pesticides et autres. Ca ne donne pas vraiment envie, même si le champagne c’est du rêve. Avez-vous déjà essayé le vin bio ? Pour ma part, oui : mes invités s’en souviennent d’ailleurs. Une bonne petite piquette… bio. Alors comme pour les autres vins, je suppose qu’il vaut mieux s’y connaître un peu. Voilà quelques guides, les avez-vous testés ? En connaissez-vous d’autres ? - Le Guide des vins bio par Pierre Guigui, Marise Sargis, Jean-Michel Deluc, et Virginie Maignien (Poche - 1 février 2006) - Guide Solar des vins bio par Georges Lepré, Evelyne Malnic, et Valérie de Lescure (Broché - 16 mai 2006) - Guide des vins bio 63 domaines repertories 110 vins degustes et commentes (Reliure inconnue - 1 mai 2007) - Les bonnes adresses du vin bio 2006-2008 par Jean-Marc Carité (Broché - 20 mai 2006) - Vin Bio Mode d'emploi - Jérôme v.d. Putt Été 2006 - Le vin bio - Jean-Marc Carité - Printemps 2006 - Guide Marabout des vins bio 2006 - Printemps 2006
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Petite réflexion du matin qui n'a rien à voir avec le bio mais c’est ma colère du jour ! Quel effet ça vous fait, à vous, d'entendre les pubs incessantes pour les banques et autres compagnie d'assurance ? Quand j'entends ça, je me dis que le monde marche vraiment sur la tête : n'auront-ils donc jamais de vergogne ? Et quels sont ces « pubards-qui-savent-tout » qui ne préviennent pas leurs clients qu'ils se font ainsi une contre-pub radicale et durable ? Chaque Euro dépensé en pub par ces entreprises est actuellement un Euro pour creuser leur tombe... A double titre : dans leurs comptes et dans l’esprit de leurs clients. Elles feraient mieux d’abandonner leur communication commerciale standard – complètement décalée actuellement - pour passer à un mélange de communication de crise et de communication citoyenne, pour limiter les dégâts dans l’esprit des gens. Mais après tout, que pourraient-ils bien dire ? Avouer leur courte vue et leur cupidité ? Bon, je comprends finalement qu’ils restent sur leur communication habituelle…
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Pendant la crise, la crise – environnementale – continue… Bon, qu'en pensez-vous ? Les « prémisses-des-débuts-de-volonté-de-réforme-des-comportements-pour-protéger-l’environnement » – à titre individuel comme général – vont-ils survivre à la crise financière et bientôt économique mondiale ? Premier bon point : avoir une démarche écologiquement responsable permet de réduire la consommation donc ses dépenses. En effet, si on veut générer moins de déchets, il est nécessaire de moins acheter ou seulement recyclable. « Quand on n’achète pas, on ne dépense pas ». CQFD. Deuxième bon point : certains produits bio reviennent au final moins chers que les produits conventionnels : le vinaigre blanc pour nettoyer la salle de bain, le gant de démaquillage bio (plus besoin de produit démaquillant mais – oh comme c’est bizarre - je n’arrive pas à en trouver dans mes magasins bio préférés…), les lentilles pour réduire la quantité de viande, etc. Un point noir quand même : il faut bien le reconnaître certains produits sont quand même plus chers. La confiture est hors de prix, les fruits aussi. Les AMAP ? Prises d’assaut visiblement. Autre point noir : la baisse de la production industrielle mondiale s’annonçant à la baisse, le prix du pétrôle dégringole. Super pour le porte-monnaie mais peut-être une occasion manquée pour passer à d’autres énergies. Conclusion ? Pour bien vivre bio sans se ruiner, il va falloir développer encore plus de trésors d’ingéniosité et d’imagination. Ouf, et le budget temps dans tout cela ?
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Alors, est-ce que, comme moi, vous tremblez de tous vos osselets dans vos sabots ? Crise de 29, retour au protectionnisme, « le film a déjà été joué», la fin d’un monde (pourquoi pas la fin DU monde, non plus ?), etc. Et non, ce ne sont pas des conversations de café du commerce, c’est tous les matins à la radio, par exemple Pascal Lamy, directeur général de l’OMC. Alors quoi ? Est-ce la fascination du gouffre ? Le chat paralysé dans les phares de voiture ? Au détour de l’annonce de la catastrophe finale, avez-vous remarqué la nouvelle : « Grenelle de l'environnement devant l’Assemblée ». Non ? Pas étonnant ! Comment ce texte pourra-t-il bien surmonter le tsunami du krach mondial ? Je doute que cela soit perçu comme la priorité du moment. Mauvaise passe pour la planète…
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Je suis allée ce matin avec mon fiston (6 ans bien tassés) acheter mes habituelles crèmes dans un magasin Bio que je ne nommerai pas. Et là, je fus accueillie par un jeune homme un peu allumé mais pas méchant, et qui pensait visiblement être tout à fait normal… Au moment de payer, mon fils reste en arrêt devant un grand tableau (élixirs de fleurs) présentant des photos de fleurs. Il commence donc à regarder et à me montrer ses préférées. Jusque là, rien de bien extraordinaire, n’est-ce pas ? Un enfant qui joue à choisir des fleurs et des couleurs… Le jeune vendeur demande à mon fils les fleurs qu’il préfère et entame SERIEUSEMENT un discours sur le langage des fleurs et la signification des choix de mon garnement. « Sensibilité un peu froissée ces derniers temps mais courage pour se dépasser dans l’épreuve». Voilà une belle interprétation sauvage faite avec la plus grande conviction ! A côté, l’horoscope et Mme Irma, c’est scientifique ! Voilà exactement le genre de choses qui me font fuir dans la nébuleuse « bio et nature », et qui discréditent souvent notre engagement pour un plus grand respect de la nature. C’est dommage car cela occulte ce qui est véritablement utile… « On n’est pas des imbéciles, on a même de l’instruction, au lycée papa, au lycée papi, au lycée papillon », vous connaissez ce vieux tube du temps de votre grand-mère ?
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Eurêka ! J’ai trouvé ! Ca faisait un moment que je cherchais un shampoing-douche bio ET doux pour laver mes enfants. Ce n’est pas un produit spécifique pour enfants mais mes petits loups atopiques ne sont pas encore couverts de plaques rouges : Bio Capilargil (Eumadis) à l’argile rose et blanche, respectant la charte Cosmébio. Bon, je garde quand même mon savon d’Alep pour moi car, au moins, ça ne génère pas de déchet… Et vous, des trouvailles en produits très très doux et pratiques ?
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Je l’avoue : j’ai craqué ! Face à l’horrible couche de tartre qui s’épaississait chaque jour, malgré mes produits d’entretien bio, j’ai acheté un « méchant-gros-produit-ultra-chimique-qui-tache »… et miracle, un évanouissement presque en direct : plus rien ! Sauf l’impression d’avoir empoisonné tout le monde, planète incluse. Vous en connaissez, vous, des produits anti-tartre bio vraiment efficaces ? Des noms, des noms, des noms ! Pour l’instant, je déclare malheureusement forfait…
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Shroooooooooouh shroooooooooouh ! Je suis presque sortie de la lessiveuse de la rentrée. Certes, je ne suis pas lessivée (il ne manquerait plus que cela, je rentre de vacances !) mais je suis très impressionnée par le changement de braquet que représente l’entrée en primaire… By Jove, mais comment font les autres ? Je commence à comprendre pourquoi la vie de famille semble si ennuyeuse, répétitive et militaire ! On n’a pas le choix. Mes bonnes habitudes bio dans tout cela ? Pffff ! Envolées ou presque dans le tourbillon. Les fournitures ? Au Monop du coin. De toute façon, vous croyez que ça existe les protège-cahier en plastique transparent BIO ? Les goûters ? Des gros pains au chocolat, pleins de gras trans et de pesticides pas équitables du tout. Les cosmétiques ? Mon site allemand qui me permettait d’économiser des fortunes sur mes crèmes et shampoings bio préférés est enterré sous les bugs ! Bref, à part les économies d’énergie, j’ai tout faux, mais, rassurez-vous, je me sens si horriblement coupable que je vais vite rentrer dans le droit chemin. La morale de cette histoire : c’est encore et toujours un luxe (en temps et/ou en argent) de vivre (un peu plus) écolo. La plupart du temps, il faut faire appel à des circuits parallèles - plus compliqués - même si, c’est vrai, les choses s’améliorent.
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Je vous le donne en mille ! Mon fils de 6 ans, cet été, sur la plage : « Maman, c’est vrai que la planète se réchauffe ? ». God damn it ! Mais qui a bien pu croquer le morceau ? (voir post antérieur) Moment de panique : que voulez-vous que je lui dise ? « Oui, c’est vrai, mon chéri, la banquise fond, bientôt il n’y aura plus d’ours polaires ni de pingouins. Le niveau des mers va monter et les rivages vont être submergées. Il va y avoir des phénomènes météo extrêmes et imprévisibles. La sécheresse va gagner du terrain et les populations, mourant de faim, vont se déplacer vers d’autres régions plus « riches » mais déjà surpeuplées. Certains pensent même que cela provoquera des guerres. » « Et tu sais, mon petit amour, pourquoi c’est comme ça ? Parce que notre génération et les deux ou trois précédentes, se sont gobergées jusqu’à l’écoeurement : plastique jetable à tout va, voiture pour aller chercher le pain, framboises en hiver, appartements surchauffés l’hiver et glaciaux l’été… J’en passe et des meilleures. Nous avons cru pouvoir nous affranchir des contraintes de la nature. C’était super : quelle euphorie ! On en a bien profité. » « Mais voilà maintenant ce que je te propose comme avenir, puisqu’il faut bien que quelqu’un paie : tu tries tes déchets, tu ne voyages pas et tu pries le ciel pour qu’il ne te tombe pas sur la tête… » Inutile de dire que je ne lui ai pas dit cela, même si ce discours est passé en un éclair dans ma tête. J’ai commencé par remercier mentalement cette chère Elizabeth, l’animatrice du centre de loisirs qui a cru bon de les éduquer ! J’ai éludé élégamment en lui donnant les explications les plus réalistes mais aussi les plus optimistes possible. Finalement, je préfère encore lui expliquer comment la petite graine du papa rencontre la petite graine de la maman…
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Incroyable ! Etant passée à la cosmétique bio, je n’allais plus à la grande parapharmacie de mon quartier. Petit tour ce matin à tout hasard pour chercher un produit bio nouveau et encore peu répandu… Il y a maintenant trois rayons de produits bio, là où il n’y avait que quelques produits Weleda il y a un an ! J’ai même trouvé, sans effort, cinq dentifrices bio. C’est une vraie explosion de nouvelles marques et de nouveaux produits. Même Carrefour s’y met. J’espère que les marques historiques tirent bien leur épingle du jeu… Ce ne serait que justice.
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Dîner hier avec ma meilleure amie et bien sûr nous avons surtout parlé de… nos enfants ! C’est bien la peine de sortir en célibataires ! Et elle m’a raconté que son fils de 11 ans avait de véritables moments d’angoisse liés à l’environnement : « La planète va-t-elle survivre ? Y aura-t-il assez d’eau et de nourriture ? ». Voilà les quelques réflexions que cela m’inspire… Bien entendu, la nécessité absolue de prendre conscience de notre responsabilité et de l’urgence de modifier nos comportements, nous, adultes. Mais, surtout, sous prétexte d’éducation écologiquement bien-pensante, nous sommes en train de sur-angoisser nos enfants et de les culpabiliser au sujet d’une situation dont ils sont nullement responsables. Ainsi, nous faisons doublement payer nos enfants : tout d’abord, en leur laissant une planète en très mauvaise état, mais aussi en leur léguant notre sentiment de culpabilité. Des actes, pas des mots Pour ma part, paradoxalement, je refuse tous les livres pour enfants sur la pollution et l’écologie. Trop angoissant à mon goût. Le respect s’apprend à la maison, avec des bons réflexes acquis dès l’enfance. - Dès que l’enfant le peut, douche et non bain. - Trier les déchets (les enfants le comprennent immédiatement) - Dessiner sur du papier « recyclé » - Economiser l’énergie (couper l’électricité quand on sort d’une pièce) - Eviter le jetable (serviettes, mouchoirs, verres…) - Utiliser gourdes, thermos, boîtes hermétiques, etc. - Manger des aliments simples, non pré-cuisinés Je pense que c’est plus efficace sur les petits que les grands discours sur la disparition des espèces, des plantes, de l’eau, de l’air, des aliments, de la banquise, des pingouins… bref, de tout ce qui fait la vie. On veut vraiment qu’ils se suicident tout de suite ?
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Je reviens de quelques jours de vacances en Catalogne. Après le pique-nique du soir sur la plage, je rassemble nos déchets, et je me dirige toute contente vers la série de poubelles de couleurs, à la sortie de la plage. Chouette, même sur la plage, je vais pouvoir trier nos déchets ! Quelle belle conscience écologique dans ce pays ! Arghhh ! Les poubelles sont bien de couleurs différentes, mais aucune explication sur le code couleur. Le rouge, c’est pour le plastique ou la muleta ? Le vert, pour le papier ou les plantes vertes ? Le noir pour le hautement toxique ou pour les méchants déchets non recyclables ? Aucun texte, aucun symbole ! Courageusement, je soulève chaque couvercle, me disant que je vais enfin comprendre, et je constate que je ne suis pas la seule à n’y rien comprendre : tout est consciencieusement mélangé. Dommage de réduire à néant ces louables efforts ! A quand un code couleur commun en Europe ? Probablement dans une autre vie…
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Bizarre comme on peut être influençable… Au plus profond, je considère que la vie est ailleurs que dans la consommation. Elle est dans la beauté, dans l’aventure, dans la sensation et dans l’émotion, et non dans la possession éphémère d’objets. Pourquoi donc alors, me sens-je coupable, voire honteuse, après une discussion avec une copine ultra-lookée et consommatrice de tendances ? Je me vois soudain avec ses yeux, avec mes vêtements de la tendance dernière, voire avant-avant-dernière, sans marque « hype », sans le « it bag » au bras. Ne vous méprenez pas, je ne sors pas en robe de bure non plus. J’ai quand même un certain sens de la mode et de l’élégance. Certaines trouvent même que j’ai un style (et ils ne sortent pas tous de PloucLandCity). Mais je fais dans le basique détourné, dans l’astuce recyclée, dans l’intemporel, etc. Et voilà ! Vous voyez ? Je suis déjà en train de me justifier… Pourtant, je ne rêve pas, il faudra bien que nous arrêtions de consommer à tout va, du plus neuf, du plus mode, du plus jetable, du plus plus… D’ailleurs, à ce sujet, je viens d’entendre une interview intéressante de Geneviève Férone, auteur de « 2030: le Krach écologique » chez Grasset. Si l’une d’entre vous l’a lu…
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Nous pouvions dire « jusqu’ici tout va bien » en attendant l’atterrissage. On dirait que le sol se rapproche plus vite que prévu. En effet, nous commençons à voir dans notre vie quotidienne l’effet de la pollution massive de notre planète. Un exemple ? Les bébés huîtres (naissain ou « 18 mois-2ans ») meurent en masse en ce moment, a priori en raison de l’élévation de la température de l’eau, d’autres hypothèses étant également à l’étude. Le risque ? Pour l’instant seulement une pénurie pour les Fêtes 2010 (on s'en remettra). En espérant que cela ne s’étende pas…
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Mais non, mais non, ce n’est pas une obsession ; juste le hasard des événements… Depuis hier, j’entends parler de cette fuite d’uranium sur le site de Tricastin « pas grave, seulement de classe 1 sur 7 » mais, tout de même, la population ne doit plus boire l’eau du robinet, ni se baigner, ni arroser les cultures. Pas mal d’inconvénients pour un incident si bénin. Si bien que, pour écrire ma petite chronique, je me rue sur Internet pour vérifier quelques infos. Quelle ne fût pas ma surprise ! Sur le site lefigaro.fr : Centrale de Tricastin : la fuite moins importante que prévu. Sur liberation.fr : Le rejet d'uranium à Tricastin moins important qu'annoncé. Dernière vérif sur le site de 20 minutes et, là, une info de taille est ajoutée sur la Une : «… selon Areva » ! Bon sang, mais c’est bien sûr… La fuite ayant eu lieu dans une installation de la société Socatri (Areva), nous pouvons raisonnablement penser que la déclaration du porte-parole de cette même entreprise n’est peut-être pas exempte d’un soupçon de partialité. Non ? Vraiment non ? C’est vrai que la France est le pays des miracles, avec des barrières magiques anti-nuages radioactifs. Bien entendu, je suis de mauvaise foi : ces données ont été confirmées par l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), autorité administrative indépendante. Prions pour qu’ils soient réellement indépendants, hors de l’influence des lobbys et du gouvernement qui tient tant à vendre de l’EPR au reste du monde…
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Comme je l’ai dit au début de mon blog, je suis viscéralement anti-nucléaire. Ce fut longtemps ma seule véritable conviction écologiste. L’une de mes inquiétudes est la gestion des déchets nucléaires. Les enfouir, quelle bonne idée ! Cela promet de belles trouvailles à nos lointains descendants car ces « vieux os » resteront radioactifs pendant des dizaines de milliers d’années. Alors que nous ne sommes même pas capables de savoir comment était organisé Paris il y a deux cents ans ! Nos archéologues se perdent en conjecture… Alors dans 150 ans, 1 000 ans, 10 000 ans, qui se rappellera que des déchets mortels sont enfouis là ? Enfin, des études commencent à être réalisées sur la mémoire plurimillénaire. Mais ça me fait penser à ces messages que la Nasa envoie dans l’espace avec une partition d’un quatuor à cordes de Beethoven. Aucun doute que les extra-terrestres comprennent la clé de sol ! Ainsi nos descendants dans 10 000 ans comprendront-ils nos langues actuelles et même la signification de nos symboles ? « Après moi, le déluge ! » Après nous, la radioactivité !
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Je viens d’être interviewée par Julia Foïs pour sa chronique sur France Info, au sujet de « bobobio » et de la découverte du bio par une "urbaine pas plus écolo que ça". Pas facile de dire des choses intelligentes (pas de mauvaise esprit, avec du travail, ça devrait être à ma portée quand même !) spontanément et avec concision. Il en restera deux minutes de chronique et, bien entendu, je pense à toutes les choses plus intéressantes que j’aurais dû dire. Tant pis ! Donc si vous entendez parler de Bobobio sur France Info mi-juillet, ce sera bien la même « bobobiotte ». Après ma binette, vous connaîtrez enfin ma sublime voix…
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Rappelez-vous Emma Peel et John Steed – les chers Avengers de notre enfance – qui succombaient sous les ondes maléfiques des méchants Soviétiques ! "Ah, les années soixante", "quelle représentation naïve", "c’était une autre époque"… Grossière erreur ! Ils étaient visionnaires : les ondes sont redevenues maléfiques ! Bien entendu, vous avez probablement suivi le feuilleton " téléphone portable" avec l’offensive orchestrée par David Servan-Schreiber et la contre-offensive de l’Académie nationale de médecine. Résultat immédiat : j’ai envoyé un mail à mes amis pour leur donner (enfin !) mon numéro de téléphone fixe (cela ravira accessoirement les radins du portable)… avec des réponses soulagées de ne pas être les seuls à avoir l'air ridicule. Second émetteur diabolique : le micro-ondes qui trône dans ma cuisine et que je regarde maintenant d’un œil suspicieux. Pourquoi tout ce qui rend la vie plus facile serait dangereux ou ultra-polluant ? Serait-ce un complot anti-libération de la femme ! Toujours est-il que j’essaie de me désintoxiquer et que c’est plus difficile que prévu… Enfin, le wifi. En tant que "low-tech girl" et mère poule inquiète, j’ai interdit à mon homme de passer au wifi à la maison… ce qui l’a fait bien rire : notre appartement est déjà parcouru par neuf réseaux wifi. Des études sont en cours mais en attendant... Je crois que je vais finalement rejoindre mes amis grâce auxquels j’avais eu un beau fou rire, lorsqu’ils m’avaient expliqué, mi-figue mi-raisin, qu’ils songeaient à acheter un "triangle anti-ondes" assez ésotérique… ou devenir abstinente.
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J’écoutais innocemment ma radio un matin, lorsque j’ai entendu parler d’un nouveau monstre gluant s’attaquant à notre santé, la face sombre du légendaire enzyme glouton de notre enfance, la nouvelle phobie alimentaire à la mode : les graisses trans. Il était même dit que c’était un scandale de laisser des gras trans dans des produits consommés par les enfants, par exemple le fameux Papy brossard. Mes doux aïeux, quel était ce nouvel danger dont j’ignorais encore tout ? Trans, c’est vrai que ça effraie quelque peu : transgénique, transfrontière, transsexuel, etc. Tout cela évoque la mutation, souvent anxyogène. Pour commencer, trans dans ce cas signifie… je n’ai pas trouvé ! Dans la documentation que j’ai consulté, trans est simplement opposé à cis mais sans plus d’explication… Donc, les histoires courtes étant les meilleures, voici un résumé de ce que mon pauvre cerveau non scientifique a compris : Il s’agit de graisses insaturées – normalement bonnes pour la prévention des maladies cardio-vasculaires lorsqu’elles sont à l’état naturel ou cis – qui, après hydrogénation, deviennent trans et renforcent la production de "mauvais" cholestérol. Une étude récente montre également qu’elles favoriseraient l’apparition du cancer du sein. N’en jetez plus ! Soyons concrets, il s’agit d’huiles végétales transformées en margarines ou pâtes à tartiner. Elles sont utilisées dans les produits alimentaires industriels : pâtes à tarte, pâtisseries, biscuits, biscottes, plats préparés, bonbons, etc. Pas de doute donc : nous allons bien être obligées de retourner à nos fourneaux (avec nos amoureux cette fois-ci ?)... Lire sur les acides gras Doctissimo Lire sur les Acides gras sur Wikipedia Lire Passeport Santé Lire les risques sur le cancer du sein sur Futura Sciences
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Bon, les filles, je suis découragée… J’ai l’impression de faire tellement d’efforts pour changer mon mode de vie, pour moins polluer et moins consommer – à l’échelle de ma petite vie, c’est vraiment une révolution à recommencer chaque jour - et pourtant autour de nous, si peu semble changer. Dans mon entourage par exemple, à part mes quelques copines écolos convaincues, personne ne parle de la sauvegarde de la planète ni ne réduit sa consommation, de voiture notamment. Pourquoi si peu de prises de parole par les « Autorités » pour nous inciter à modifier nos comportements de toute urgence ? Certes, j’entends bien en ce moment une campagne pour le recyclage du petit électroménager, mais c’est tout ! A quand des campagnes sur « comment économiser l’électricité», « comment donner une deuxième vie aux objets obsolètes », « que faut-il recycler et comment », « vos plantes redonnent de l’oxygène à votre ville », « comment économiser facilement l’eau », etc. Il faut que ces mesures simples soient connues de tous et deviennent automatiques. Ok, c’est mini-mini, ce n’est pas la révolution mondiale mais nous faisons quand même (encore) partie des plus gros consommateurs de la planète, donc nous avons une bonne marge d’amélioration possible. A toute chose malheur est bon : le prix des produits pétroliers devient tel, que « les gens » ont le couteau sous la gorge pour changer vite leur habitudes, et les industriels, ingénieurs et autres, vont certainement inventer des alternatives pour s’accaparer ces nouveaux marchés… Dommage que cela se fasse une fois de plus au détriment des plus pauvres… Qu’on se le dise : « Less is more » !
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Je reviens de la capitale du bling-bling et accessoirement, en ce moment, du cinéma : Cannes, la star ! En bonne bretonne, je devrais détester mais finalement j’adore. Le site est quand même exceptionnel avec l’Esterel à l’horizon, il fait chaud et toutes ces boutiques de haute couture donnent des envies d’élégance et de beauté. Pourquoi pas après tout… Je surveillais mes enfants sur la plage et - festival oblige - j’ai vu le nombre de yachts grossir comme le banc de méduses dans Nemo (pour qui a de la culture enfantine). Et j’ai mentalement calculé le nombre de choses peu ragoûtantes qui devaient provenir de ces méduses de luxe. Fallait-il que je me rue pour sauver mes enfants, en train de patauger gaiement ? C’est alors que j’ai retrouvé un souvenir d’enfance : les drapeaux bleus. Souris, es-tu là ? Je cherche, je cherche, je cherche… http://www.blueflag.org www.pavillonbleu.org www.surfrider-europe.org (drapeaux noirs révélés en juin, si j’ai bien compris) Pas très clair tout ça... Les listes semblent très partielles et pas toujours à jour. Peut-être en savez-vous plus ?
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C’est le printemps, j’ai commencé à germer… enfin, je vous rassure, mes petites graines de quinoa, sésame et autres ont commencé à germer ! En bonne adepte de la décroissance, j’ai « oublié » d’acheter un germoir spécialisé et j’ai utilisé la méthode d’une prof de yoga rencontrée il y a quelques mois : un pot en verre, un couvercle en gaze et un élastique, posé dans un coin sombre de la cuisine. Pour l’instant, aucun rinçage sauté : on verra si je tiens le rythme (je suis dotée d’une superbe mémoire de poisson rouge). Je regarde donc avec attendrissement et étonnement mes petites pousses croître et multiplier. Plus que 24 heures avant consommation de mes petites chéries, j'espère que ce sera mangeable… En tout cas, premier effet garanti des graines germées : rajeunir ! J’ai l’impression d’avoir 7 ans et de faire pousser mes graines de haricot dans une petite boîte garnie d’ouate humide. On a l’âge de son imaginaire…
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Zoom arrière : cet été je vous parlais de mon agacement à acheter du lait bio dans de si belles et si solides bouteilles en plastique (http://www.femininbio.com/blog-bobo-bio/blog-bobo-bio/pas-bio-la-bouteille-de-lait-bio.html). J’avais donc pris mon mail à deux mains et posé la question à l’un des gros producteurs de lait : réponse un peu vague mais au ton rassurant parlant de « valorisation énergétique » en clair incinération des ordures ménagères… No comment. Aujourd’hui sort une étude portant sur l’impact environnemental des emballages, tout au long de leur cycle de vie. (http://www.la-cuisine-collective.fr/dossier/infos/articles.asp?id=366). Résultat : la brique alimentaire a de loin l’impact le plus limité, vient ensuite la bouteille plastique, puis - plus étonnant - la bouteille en verre, certes recyclable mais au prix d’une consommation importante d’énergie. Donc, en attendant la soupe aux cailloux (pénurie alimentaire en vue…), passons vite aux briques !
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Sous ce titre presque bucolique, vous devinez bien que je vais parler des... OGM ! Quelle ironie : notre monde est en train de prendre des risques insensés pour RIEN. Les OGM ne constituent même pas une révolution positive (par exemple en permettant d’éradiquer définitivement famines et disettes) mais vont laisser pieds et poings liés les paysans du monde entier. Personne ne peut non plus anticiper les effets sur la santé de ces manipulations génétiques. Ca semble tellement stupide que ça pourrait être drôle si ce n’était si grave. Et que fait notre majorité gouvernementale, après maints effets d’annonce et organisation d’un Grenelle modèle « pétard mouillé »? Elle s’apprête à voter un projet de loi permettant notamment la coexistence des OGM et des cultures conventionnelles (au risque d'une contamination généralisée). En revanche, un amendement a été refusé, proposant d'étiqueter "les produits composés en tout ou partie d'OGM" et les "sous-produits d'animaux élevés avec une alimentation composée en tout ou partie d'OGM". Pourtant la majorité des Français est contre les OGM ? Pourquoi alors voter ce genre de textes ? N’aurais-je rien compris ?
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Je ne vous épargnerai rien ! Réflexion ce matin dans ma douche, en regardant mes pauvres petits pieds tout pâles, privés de ce rouge vermillon qui donne le peps cette saison : « Existe-t-il un vernis à ongles bio ? » Cela me semble complètement antinomique mais il y a parfois des miracles. J’ai donc saisi ma souris, direction Couleur Caramel (et Elysambre), qui propose bien des vernis à ongles – certes non bio mais « sans paraben, sans toluène, sans formol et sans colophane ». C’est déjà ça ! Poursuite des recherches : les vernis Sante « sans formol, toluol ou collophonium » et la nouvelle gamme La Roche Posay « sans formol, sans toluène, billes sans nickel ». Voilà tout ce que j’ai trouvé. Peut-être avez-vous mieux… Conclusion : je n’avais pas rêvé, pas de miracle – vernis et bio, ça ne va pas ensemble - mais on peut limiter les dégâts.
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Rassurez-vous, je sais qu’il se passe des choses plus immédiatement graves au Tibet en ce moment mais quelque chose me laisse quand même très perplexe concernant la Chine … Pour « singer » les JO verts exigés par le CIO, le gouvernement chinois est en train de saccager l’environnement, quelle ironie ! Et tout cela dans l’indifférence générale bien sûr. Je m’explique : la pollution atmosphérique est massive à Pékin donc les sportifs - gros consommateurs d’oxygène - ont peur de s’intoxiquer http://www.lesechos.fr/info/sport/4687227.htm) et certains risquent fort de déclarer forfait. Pour ne pas risquer le camouflet, les autorités chinoises essaient de construire une façade « verte », à coups de pots de fleurs et d’arbres transplantés, venus de nulle part. Le prix ? Le détournement notamment des fleuves Jaune et Bleu pour alimenter la capitale, créant ainsi de nouvelles zones en voie de désertification (http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/314706.FR.php). Pourtant, le pays connaît sa neuvième année de sécheresse consécutive… Comment tout cela peut-il être accepté par un Comité olympique qui décidément semble avoir des trous de mémoire ou de conscience ?
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Ca y est, je l’ai… la grippe ! J’ai essayé de traiter ce « petit rhume » par le mépris mais il s’accroche et se développe en fièvres, frissons et autres délices nocturnes. Je me suis donc résolue ce matin à appeler un médecin qui, je le suppose, va me donner une tonne de médicaments bien chimiques. Entendons-nous bien, je suis une fervente partisane de la médecine allopathique : c’est ce qui nous permet de bénéficier d’une telle espérance de vie et de vaincre tant de maladies. Mais pour un rhume ou même une grippe, est-il absolument nécessaire d’avoir TOUS ces médicaments ? Je ne suis pas médecin et j’ai du mal à distinguer le bon grain de l’ivraie : chaque médicament prescrit est-il vraiment « soignant » ou fait-il juste partie de la « panoplie » à donner ? Placebo, pas placebo ? Rendez-vous cet après-midi pour compter le nombre de médicaments que mon médecin m’aura prescrits…
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Une brève dans mon journal : une sénatrice « verte » produit un rapport alarmant sur la pollution domestique. Je me doutais bien que faire le ménage était une activité nocive mais à ce point-là ! Bref, j’ai rapidement parcouru la synthèse : affligeant et très inquiétant… C’est vraiment à devenir parano. Pourquoi jouons-nous tant aux apprentis sorciers ? Pourquoi faisons-nous confiance aux « autorités » pour nous protéger ? Comme de nombreuses personnes de ma génération, j’ai été élevée avec l’idée de progrès et avec une confiance certaine envers les scientifiques et les « décideurs politiques ». J’ai du mal encore à intégrer l’idée que personne n’a pris la peine de véritablement étudier les risques et que l’on joue toujours à ce jeu maudit « Jusque-là tout va bien ». Depuis quelques temps maintenant, je suis passée autant que possible aux produits ménagers bio et j’ai de toute façon réduit ma consommation (beaucoup de choses peuvent être correctement nettoyées à l’éponge et à l’eau bien chaude). Les nouveautés donc du jour : plus d’encens, plus de bougies parfumées, plus de vernis à ongles (à moi le geste antique du polissoir !). Je suppose que la prochaine étape sera la bio-trinité : savon noir, bicarbonate de soude (je me trompe ?) et vinaigre blanc. Un nouveau monde à découvrir !
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Ca y est, je m’y mets : je vais faire pousser des petites graines (en tout bien, tout honneur…). La première fois que l’une des mes amies (qui se reconnaîtra certainement…) m’a parlé d’un restaurant de graines germées, je me suis dit : « ouille, ouille, ouille, nous entrons dans un monde parallèle, ne les contrarions pas… », puis, au fur et à mesure de mes rencontres et de mes lectures, je me suis habituée à cette idée, qui ne me paraît plus du tout bizarre. Je suis désormais mûre pour mâchouiller ma cuillérée de graines germées en début de repas. Je vais donc aller dans mon magasin bio, hyper zen, hyper new age et hors de prix, pour choisir la graine par laquelle je vais commencer… En revanche, je boycotte les germoirs en plastique : toujours dans ce magasin, on trouve des super-germoirs dans le style « cuit vapeur électrique ». C’est cher et c’est beaucoup de plastique pour une activité bio ! On m’a indiqué un système qui me semble parfait, pas cher et eco-friendly : un haut pot de confiture en verre avec un couvercle en moustiquaire, fixé par un élastique. On y met les graines, on arrose à travers la moustiquaire puis on retourne pour « essorer ». Il ne me reste plus qu’à trouver la moustiquaire…
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Je ne pensais pas en arriver là un jour - heureusement que le ridicule ne tue pas - je milite pour la création de poubelles doubles ! C’est difficilement croyable, mais je n’arrive pas à trouver UNE poubelle incluant deux grands bacs (30 litres environ), l’un pour le conventionnel, l’autre pour le recyclable, avec un bac transportable doté d’une anse, puisque pas de sac fermé pour les poubelles recyclables. Tout ce que je trouve (bon, je n’ai pas non plus fait de recherche exhaustive), ce sont des poubelles incluant bien deux bacs mais l’une de 10 litres (pfff ! ridicule !) et l’autre de 20 litres (sans commentaire). J’ai donc deux grosses poubelles dans ma (petite) cuisine, qui me font bêtement perdre de la place. « Ohé, il y a quelqu’un au service marketing ? » Je ne dois quand même pas être la seule à avoir ce genre d’attentes !!! Donc je reprends le brief : une grande poubelle double avec un bac amovible. A bon entendeur !
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Je reviens de Londres et j’ai eu l’impression de faire un retour vers le passé. Est-ce seulement une impression de rapide touriste ? Peu de préoccupations visibles concernant l’environnement : sacs plastiques d’office dans tous les magasins, grosses voitures partout, pas d’ampoules basse consommation, peu d’articles sur l’environnement dans la presse, juste quelques produits « organic » et c’est tout. Serions-nous (pour une fois…) en avance en France ? Avez-vous également fait ce constat lors de vos voyages récents ?
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Bloup bloup bloup… Ca y est, je sors la tête hors de l'eau. Récapitulons donc les épisodes auxquels vous avez échappé (petites veinardes !) : Les travaux se sont finalement finis à l'arrache. Conclusion : nous avons eu droit à un bon gros vernis professionnel, pure chimie, mais à séchage ultra-rapide ! J'étais terrorisée de mettre mes loupiots là-dedans, mais finalement tout s'est bien passé et mon asthmatique chérie a supporté toutes ces effluves fort peu naturelles. Pendant cette période, lorsque je croisais une femme à laquelle j'apprenais notre déménagement, j'obtenais toujours la même réaction ("un enfer", "une épreuve", "bon, je vous laisse tranquille, annulons vos rendez-vous"). Lorsqu'il s'agissait d'run sujet mâle : aucune réaction. Je vous laisse la responsabilité de la conclusion. Une autre chose plus intéressante : c'est très difficile de faire un déménagement écolo. Je m'explique : pour faire un déménagement, il vous faut des caisses en carton et du papier pour emballer ou caler vos objets fragiles. Vous en consommez une quantité colossale. Je me suis certes débrouillée pour utiliser des cartons "recyclés" mais quand même... Que faire de ces cartons et papiers après déballage ? Les mettre dans les poubelles jaunes (pour recyclage dans notre bonne ville). Et à votre avis que se passe-t-il ? La poubelle jaune UNIQUE pour tout l'immeuble est pleine en 3 secondes, et elle ne sera vidée que 2 fois pas semaine. Il vous reste donc trois solutions : patienter pendant des semaines pour réussir à écouler vos dizaines de cartons (se convertir à la méditation zen au plus vite), guetter les éboueurs qui passent à 16h30 (pratique !), et la pire : se dire "basta, je n'en peux plus" et tout mettre dans la poubelle classique. Parce que "tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se brise". La morale de cette histoire : encore aujourd'hui, avoir un comportement responsable n'est vraiment pas facilité ; il faut une conviction à toute épreuve et beaucoup trop de courage... Les infrastructures doivent être adaptées au plus vite aux changements de mentalité qui prennent enfin heureusement forme. Nous ne sommes pas toutes des « surfemmes »…
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Alerte ! Allergie… J’ai la myxomatose : je ressemble à un lapin avec mes yeux rouges, qui grattent, qui grattent… Je soupçonne mon mascara miraculeux mais ultra-chimique (Diorshow, sans commentaire, s’il vous plait) de provoquer finalement une réaction allergique. Aïe, ce mascara donne des cils sublimes, même lorsqu’on n’en a pas. Comment vais-je faire ? Après quelques jours d’abstinence et quelques gouttes de Célestène, je me suis donc précipitée dans le magasin bio le plus proche de chez moi et j’ai acquis à toute vitesse un mascara Dr Haushka, qui montre bien mes maigres petits cils de celte… Ca, ça reste naturel, voilà « une beauté qui ne ment pas »… Mais moi, j’aime bien un peu de mensonge de temps en temps ! J’aurais dû regarder le forum de FemininBio : il y a des tonnes de messages vantant les mérites des mascaras Couleur Caramel. Mais, de toute façon, je n’ai jamais vu de maquillage Couleur Caramel dans les (multiples) boutiques bio de mon quartier. Un problème de distribution peut-être ?
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Bloup bloup bloup… Je suis sous l’eau ! Je déménage dans quelques jours et je nage dans les cartons. Bon, nous allons voir si une petite fille asthmatique résiste à un appartement refait avec des produits portant l’Ecolabel, mais non bio. Voilà donc un test grandeur nature, certes bien involontaire. Normalement, nous avons « tout bon » : peinture, vernis, enduit, tout portait l’Ecolabel européen. Reste la colle autour des nouvelles fenêtres (en bois brut) ; voilà un bouc émissaire tout désigné en cas de problèmes respiratoires. A suivre… Je vous raconte dès je touche le rivage.
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Tout le monde s’y met : dimanche matin, petit café au marché de mon quartier familial. Je croise une amie, maman de quatre filles (eh oui !) armée d’une nouvelle poubelle. Quel achat glamour pour un petit matin glacial ! « On rationalise ! Trois poubelles dans la cuisine, ça devient difficile. On essaie de réduire nos déchets mais on n’y arrive pas. Forcément, rien qu’avec les suremballages de yaourts, la poubelle est pleine ». Expliquez-moi donc comment faire pression sur les fabricants pour qu’ils réduisent les emballages ! On a toutes vécu cette situation : les vases communicants du retour de courses. Le frigo est presque moins rempli que la poubelle. Bien sûr, la solution de « facilité », c’est le magasin bio, mais nous ne serons pas 60 millions à acheter 100 % de nos courses dans des magasins bio. Il faut agir à la base et de manière démocratique. Il faut que TOUS les produits – conventionnels comme bio – génèrent le moins de déchets possible. Que faire alors ? Pétitions ? Réclamations individuelles ? Ce que j’entends souvent - choisir les produits moins emballés - me semble un peu angélique. Nous avons rarement le choix en réalité. Alors on se fait une petite pétition pour Noël ?
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J’ai fait ma mauvaise élève : je n’ai pas spécialement suivi le Grenelle de l’environnement… J’incarne donc de fait la personne lambda, sensibilisée à l’écologie mais pas militante et... je n’y comprends rien. Est-ce terminé ? Des conclusions ont été rendues mais est-ce tout ? Ohé, cela intéresse quelqu’un sur cette planète ? Je note surtout que ces discussions sont peu reprises par les médias et qu’elles ne semblent pas être prises très au sérieux. J’ai l’impression qu’une occasion historique de sensibiliser radicalement et durablement la population a été ratée. J’aurais aimé que cela devienne le sujet de conversation de tous, comme les grèves par exemple…
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Bon, je dois avouer que je suis un peu découragée… Pas si facile de vivre bio ! Je reprends mes histoires de travaux, toujours pas terminés : les produits visiblement les plus efficaces sont ultra-chimiques (j’essaie de décaper mes portes). Donc si je fais l’adition : j’essaie de manger bio, de « cosmétiquer » bio, de réduire mes déchets, de produire peu de Co2… mais je ruine tout ça en une seule activité qui me procure ma dose d’ultra-pollution annuelle en quelques heures ! Découragée, car mes efforts me semblent être une goutte d’eau si dérisoire dans cet immense océan de pollution. Je suppose qu’il vaut mieux de pas trop penser "global" et simplement continuer à vivre "clean", autant qu’on le peut…
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Je lisais benoîtement mon journal devant mon petit café ce matin, lorsque l’effroi m’a saisie. Un article de Libé, proprement terrifiant : la calotte glaciaire fond trois fois plus vite que prévu, et aurait disparu d’ici 2020, modifiant profondément le climat européen. Mais c’est demain, ça ! Mes petits loups ne seront même pas majeurs ! Si j’ose faire un troisième enfant, il sera à peine en 6ème en 2020 ! Je sais bien que l’alarme sonne tous les jours, mais le délai semble se raccourcir également sans cesse… Finalement, la fameuse fin du monde ne sera peut-être pas due à l’embrasement nucléaire « wagnérien » dont la peur a bercé mon enfance. Mais simplement à une bête surconsommation, à un excès de confort, qui risquent de mettre en danger la vie sur notre planète. Vous connaissez ce film de Marco Ferreri : « La grande bouffe »…
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Je reviens de Venise et je vais enfoncer une porte ouverte depuis déjà quelques siècles : c’est magnifique, merveilleux, envoutant, etc. Et pour une fois, je serai optimiste : les êtres humains ont créé cette ville extraordinaire, qui demande tant de technique et d’acharnement, ils parviendront bien à sauvegarder la planète. Il faut juste qu’ils aient des motivations assez fortes. Pour Venise, c’était à l’origine la survie face aux barbares, puis l’orgueil et la cupidité. Quelles seront nos motivations ?
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La question du matin devant un petit café : « dis-moi, tu sais où je pourrais trouver "le panier du marché bio" ? » Pôvreu de moi, je ne sais pas ! J’ai entendu plein de noms au cours de ces dernières années mais « j’y pense et puis j’oublie ». Petite recherche donc : www.campanier.com Le principe bien connu du panier pré-commandé, composé de fruits et de légumes – bio – de saison, de production locale ou régionale (euh, les oranges en octobre, ça vient d’Ile-de-France ?). Je n’ai pas très bien compris leur fonctionnement : on règle chaque semaine mais faut-il un abonnement ? Que se passe-t-il si je pars en vacances et que je n’ai pas besoin de panier ? Ils livrent dans des points-relais à Paris, en banlieue et en Eure-et-Loire. www.cetoubio.fr Site Web beaucoup plus clair. Les livraisons se font sur votre lieu de travail à Montpellier et dans un rayon de 30 km autour de Montpellier. Pas d‘abonnement mais des forfaits de 5 ou 10 paniers sans limitation dans le temps. Commande en ligne possible. www.simplementbio.fr Dans la région de Marseille et de Toulon. Le panier est livré soit sur votre lieu de travail, soit à votre domicile ou encore dans un point-relais. Pas d’abonnement. www.panier-plaisir.com Pas seulement des produits bio mais aussi des produits fermiers ou gastronomiques. Site de e-commerce classique sans abonnement. www.reseaucocagne.asso.fr Probablement le meilleur pour la fin : très intéressant, avec un vrai engagement social, mais assez incompréhensible… Si vous avez le temps de plonger dans leur site Web... Diffusion nationale. Bien sûr, cette liste n’est absolument pas exhaustive. Je n’ai pas encore essayé car je vais simplement au marché ou supermarché du coin. Pour l’instant, me faire livrer mes fruits et légumes me semblent un peu compliqué. En plus, mes pieds ne consomment pas de pétrole...
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Au secours ! Je ne veux plus consommer ! Je n’en peux plus d’être sans cesse sommée d’acheter tout et n’importe quoi, sous peine de disparaître socialement… C’est vrai que je vis dans un quartier d’excès de mode, et en plus, la fashion week qui colonise toutes les galeries et magasins du coin, vient juste de se terminer… Overdose de filles à la mode de l’année prochaine ! Je veux être démodée ! Je veux être et je veux faire. Je ne veux plus acheter sans fin, suivant des modes qui ne me concernent pas. Mes enfants et moi n’avons pas besoin d’une garde-robe complète renouvelée tous les trois mois, il nous faut juste deux ou trois tenues jolies et faciles. Revenons au fondamental : se vêtir pour ne pas avoir froid ou chaud, ne pas être nu, et quand même, se sentir suffisamment bien et beau. Cette course qui concerne la mode, la déco, l’habitat, la voiture et même l’éducation des enfants (!) me semble de plus en plus radicalement absurde. Je rêve de troc, d’entraide, d’échange de compétences…
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Je viens juste d’utiliser un vernis pour bois avec un Ecolabel. C’est vraiment un produit de base (marque de distributeur) et miracle ! Moi qui avais tout calfeutré pour que les enfants n’étouffent pas dans leur chambre à l’autre bout de l’appartement, j’ai été très agréablement surprise : pas d’odeur, pas de mal de tête, pas de doigts abîmés. J’avais reverni un autre meuble il y a quelques mois avec un vernis standard, et c’était vraiment l’horreur… Conclusion : l’Ecolabel, c’est bien ;)
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Je erre en plein trouble à cause de ces maudits travaux et l’écologie. Toujours beaucoup de questions… Je constate à mes dépens qu’il est difficile d’avoir des infos claires et simples concernant l’impact sur l’environnement et sur la santé, des matériaux de construction ou de rénovation. Peu de stades intermédiaires entre le vendeur de grand magasin (pour lui, je suis l’illuminée du quartier) et les directives ultra-techniques de l’Union Européenne. Je refuse aussi de céder à la « paranoïa » de certains puristes, présents sur le Web. Mon feeling après ces (déjà trop) nombreuses semaines passées avec des électriciens, peintres, entrepreneurs : même si la majorité reste très traditionnelle (« le bio, c’est un truc de gonzesses »), quelques-uns sont concernés mais pataugent autant que moi. Ils connaissent mal les risques des différents produits et ignorent quels fabricants proposent des matériaux moins agressifs. Mon constat, certes très partiel : un vrai manque d’information de ces professionnels. Là est le véritable défi en terme de communication : en effet, comment parvenir à toucher ces artisans – souvent en entreprises unipersonnelles ou au personnel fluctuant – habituellement épuisés et débordés ? Pourtant, même si les clients peuvent être prescripteurs, ce sont les artisans qui rendront effectifs et massifs les changements de comportement dans ce domaine.
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Pendant les travaux… les travaux continuent ! Je connais peu de choses aussi déprimantes et anxiogènes qu’un appartement sous les gravats avec des murs à moitié défoncés. Comment ce champ de ruine pourra-t-il redevenir un endroit où des êtres humains peuvent vivre ? Quelle mauvaise surprise reste encore à venir ? Bon, c’est sûr, on s’en sortira, soyons désinvoltes ! Revenons à nos labels : nous parlions du HQE. Qu’est-ce donc ? La mention HQE est une marque déposée de l’Association HQE : ce n’est ni un label, ni une réglementation. Il s’agit d’une démarche volontaire, pour que le bâti soit le plus respectueux possible de l’environnement, aussi bien pour sa construction que pour son fonctionnement. http://www.assohqe.org/ Je dois avouer que je ne comprends pas : dans ce cas, pourquoi trouve-t-on la mention HQE sur certains pots de peinture ? J’ai l’impression que l’utilisation de la mention HQE est, pour l’instant tout au moins, laissée à l’appréciation du fabricant qui juge - tout seul comme un grand - que sa peinture répond à certains critères HQE et basta. Peut-être surtout s’il ne peut pas prétendre aux labels européen ou NF-Environnement, mais je fais certainement preuve de mauvais esprit. Bref, la démarche HQE est très intéressante, mais la mention HQE n’est probablement pas justifiée sur des pots de peinture…
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Ca y est, on s’agrandit ! Nous avons enfin trouvé appartement à notre pied. Mais, comme pour les chaussures neuves, il va falloir souffrir : après les ampoules, les travaux… Ouillouillouille ! « On sait quand ça commence, pas quand ça finit. » Je sais, je sais… Avant d’attaquer les tonnes de gravats, passons aux tonnes de questions : la première « comment éviter d’ajouter des pollutions domestiques dans notre petit nid d’amour ». Je me suis donc penchée sur les peintures et les vernis qui ne feraient pas de mal à une mouche. Et après quelques recherches, quelques mots me viennent spontanément à l’esprit, comme c’est bizarre : dédale, sabir, Kafka… David Lynch ! Alors, pour vous éviter mes errances, un petit point sur les labels : L'éco-label Européen Identifiable par le logo en forme de fleur, l’éco-label Européen est attribué par des experts nationaux, en fonction d’un certain nombre de critères environnementaux et de critères de performance. C’est la vie entière du produit qui est considérée, de sa fabrication à son élimination : son impact sur l’environnement doit être le plus faible possible. Ce label concerne 22 groupes de produits dont les peintures et vernis pour l’intérieur. C’est bien ce que je cherche ! Voilà même le catalogue des produits disponibles en France, portant ce label. Ouf, enfin, quelque chose de simple ! http://www.eco-label.com/french/ Mais j’aimerais en savoir plus sur les critères retenus. Les produits labellisés peuvent-ils produire des problèmes de santé, par exemple respiratoires ? Voilà les seules infos que j’ai trouvées, un peu succinctes à mon goût de novice : - La quantité de pigment blanc est réduite tout en continuant à garantir un recouvrement suffisant. - Les pigments sont produits selon des critères écologiques rigoureux. - Le produit libère moins de solvants. - Le produit ne contient pas de métaux lourds ni de substances toxiques ou cancérogènes.
Le label NF-Environnement Passons à notre bon vieux label français : le classique NF adapté à l’environnement (NF-Environnement). Attribué par «AFAQ AFNOR Certification», cette certification écologique officielle française est attribuée à un produt pour son impact réduit sur l’environnement. Voilà les caractéristiques certifiées, pour les peintures et vernis : - Garantie des performances du pouvoir masquant et de séchage - Limitation des impacts sur l'environnement au cours de la fabrication et du fait de la composition du produit (teneur réduite en solvants et absence de certaines substances dangereuses) La liste des produits correspondant à ce label (mise à jour le 25/09/07 !) : http://www.marque-nf.com/download/produits/FR/NF130.pdf Quid alors du label HQE, haute qualité environnementale ? Suite au prochain épisode… ;)
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Moi aussi, j’ai le droit de me prendre pour Napoléon ! Ils le font tous : pourquoi pas moi ? Voilà donc le bilan de mes 100 jours (ou presque) dans le monde du bio. Quelques découvertes miraculeuses mais aussi des déceptions ! Mes coups de foudre ? En tout premier, MA crème à la rose (je l’ai adoptée pour la vie, je crois). Ma peau n’est plus la même, elle a oublié son mauvais caractère… Je passe à la cosmétique bio définitivement ! Ma teinture végétale (merci Alain Texeira) qui a sauvé, si ce n’est ma tête, au moins mes cheveux. En effet, j’ai eu la mauvaise idée de faire des teintures chimiques. Un désastre… Mes super céréales bio du petit déjeuner, tellement riches en omegas xxx, que j’ai l’impression d’être superwoman avec un seul petit bol. Economique ;) Les grosses déceptions : Les produits d’entretien bio (pollution domestique prohibée chez moi car une très mignonne asthmatique a colonisé ma maison). C’est bien simple : ceux que j’ai achetés (au Biocoop) ne nettoient tout simplement pas ! C’est sûr que l’huile de coude, c’est bio mais bon… Mes tentatives en termes de déodorant ont été pitoyables. J’étais un jardin aromatique pas frais, à moi toute seule. Le plus drôle, c’est que mon homme a également essayé : assez détonnant au bureau ! Ce n’est pas une déception mais plutôt une réflexion qui sape un peu le moral : le respect de l’environnement est un tout. Alors que je crois faire quelque chose de positif (par exemple utiliser des noix de lavage), il est possible que je sois en train de créer un nouveau déséquilibre (carburant nécessaire pour acheminer les noix de lavage en Europe). La vie est compliquée, n’est-ce pas ? Même au merveilleux pays du bio et de l’écologie !
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Soyons concrets ! Après une longue discussion sur « En avoir ou pas » (de voiture bien sûr…), pourquoi ne pas échanger nos bons plans ? Comment profiter de la nature, à partir du centre de Paris ou d’une métropole régionale, uniquement en transports en commun et en famille ? Le défi donc : se retrouver vraiment les pieds dans l’herbe (et pas à la gare avec 2 km à pied sur la Nationale avec option « Camions fous ») sans voiture, sans vélo et… sans galère. J’ouvre le bal : je n’ai pas encore testé mais je vais essayer ce dimanche, si j’arrive à mettre en branle la petite famille, fatiguée par cette rentrée. Le labyrinthe végétal Parc départemental des Lilas 55 rue Paul Armangot – Vitry sur Seine http://www.cg94.fr/node/1050 Trajet (pour un dimanche matin, sur le site RATP.fr) RER C - Direction : Juvisy-sur-Orge – Arrêt Choisy le Roi. Puis bus 393 Direction LOUIS ARAGON-METRO De la station Choisy-le Roi- RER à la station Paul Armangot. Point d’arrivée visiblement très proche de l’entrée du parc. Durée : 1h00 à partir du centre de Paris
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Sartre disait « il ne faut pas désespérer Billancourt » ; aujourd’hui il faudrait dire « il ne faut pas désespérer les apprentis défenseurs de la planète », qui essaient de lutter avec leur petits bras musclés contre la pollution. C’est déjà difficile de faire évoluer son comportement. Si, en plus, certains pessimistes - rois de l’aquoibonisme - sapent nos efforts, il ne nous reste plus qu’à danser sur le volcan, en pensant « après moi, le déluge, les sécheresses et les cyclones ». L’objet de mon courroux ? Le dernier numéro du magazine Capital. Y est présenté un ouvrage d’un homme aux photos d’un autre temps : Jean de Kervasdoué, économiste de la santé, auteur de « Les prêcheurs de l’apocalypse ». Voilà les titres des extraits. Je vous laisse savourer… «Pollution : ses effets ne font pas partie des facteurs de risque sanitaire majeurs, selon l’OMS»
-> Effectivement le tabac et l’alcool sont plus faciles à identifier. Rappel : Le tabac était considéré comme inoffensif dans les années 50. «Nucléaire : à faible dose, les dangers de la radioactivité ne sont pas prouvés»
-> Le problème avec les centrales et les déchets, c’est justement le risque d’irradiation massive ! «Effet de serre : Le recours au nucléaire est le meilleur moyen de réduire les émissions de CO2»
-> C’est aussi le meilleur moyen de contaminer des régions entières pour des millénaires. «Produits toxiques : Les doses autorisées sont souvent trop contraignantes»
-> Certainement pour les industriels qui doivent investir pour respecter ces normes, pas pour les êtres humains ainsi protégés. «Alimentation : les produits réputés « sains » n’ont en réalité guère d’effets sur la santé»
-> Les exemples cités sont ceux de traitement médicamenteux au bêta-carotène et anti-cholestérol, qui pourraient être évités si nous nous nourrissions justement de produits frais et naturels. Les bras m’en tombent. J'espère qu'au moins le "Grenelle de l'environnement" permettra enfin de parler sérieusement de la protection de la planète et sera l'amorce d'un changement de mentalité.
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« Je vois la lumière, j’avance sur la voie du bien »… euh, non, seulement du bio ! Non seulement je suis passée aux cosmétiques bio mais aussi aux produits d’entretien écologiques. J’ai parfois l’impression d’être un guerrier sioux à la recherche de l’ours sacré car il faut être diablement motivée pour réussir à acheter des produits bio. Un vrai jeu de pistes ! Après de trop nombreuses minutes de recherche sur le Web, j’ai découvert quelques marques de produits d’entretien écologiques. Good girl, première épreuve réussie ! Deuxième épreuve : trouver où les acheter Mais, ma bonne dame, sur le Web bien sûr ! Bon, certains sites calculent les frais de livraison au poids : pas mal pour les kilos de lessive et de « Monsieur Ecolo »… Etant dotée de deux jambes en état de marche, j’ai aussi cherché les magasins physiques pouvant en vendre dans mon quartier. Et bien sûr, j’ai découvert le b.a. ba, comme d’habitude, le réseau Biocoop par exemple. Troisième épreuve ? Supporter la pagaille d’odeurs qui se bagarrent maintenant dans ma salle de bain. Mon déodorant au citron, ma crème à la rose, l’anticalcaire au pamplemousse, le dégraissant à l’eucalyptus… Il faut avoir le cœur bien accroché et surtout ne pas être enceinte, sinon, nausée garantie. Certes, je n’ai pas encore atteint le nirvana de la « bobobio girl » : faire moi-même mes produits d’entretien. Pour l’instant, je passe mon tour…
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Rassurez-vous, je ne vais pas vous chanter Marinella mais j’aimerais quand même que nous revenions à la Corse car c’est vraiment intéressant… Il y a quatre ans - de passage sur l’Ile - j’avais fait quelques courses au Monop’ d’Ajaccio. Pas de sacs en plastique à la caisse : du jamais vu ! En bonne parisienne râleuse, j’étais repartie furieuse avec mes deux bras pour mes innombrables articles. Grrrrr ! Je ne suis pas Shiva, vu ! C’est quoi, ces sauvages ? J’avais ensuite découvert que les autres magasins, du petit commerce à l’hyper, ne proposaient que de grands cabas en toile plastifiée, certes payants mais réutilisables. Aujourd’hui, il n’y a plus AUCUN sac plastique en Corse et tout le monde a adopté le système : ces cabas sont non seulement utilisés comme sacs de courses mais aussi comme sacs de plage, sacs de jouets, sacs pour les outils… A mon avis, deux éléments expliquent ce succès, facilement transposable dans le reste de la France : 1 – En mai 2003, un référendum « privé » a été organisé par toutes les grandes surfaces corses, auprès de leurs clients, afin qu’ils choisissent eux-mêmes « leur » solution. Appropriation garantie. 2 – L’amour des Corses pour leur île a servi de levier pour gagner leur adhésion. En effet, un seul modèle de cabas est disponible : sur fond blanc, une belle photo sepia d’un village perché dans la montagne et un message en Corse : « Notre île sera encore plus belle si nous ne la polluons pas » (souvenirs et traduction très libres). Ce sentiment de fierté régionale étant très largement répandu – c’est même une forme de chauvinisme qu’on peut regretter dans certains cas – il est également utilisable dans d’autres régions. Soyons pragmatiques : parlons de la région plutôt que de la planète si cela est plus efficace. Le plus étonnant, c’est combien les habitudes se prennent vite : il me semble maintenant bizarre, voire choquant, que la caissière me propose des sacs en plastique.
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Je croyais enfin l’avoir trouvé ! Mon bel Eden : la Corse , une beauté naturelle sans pollution, sans béton… Premiers jours idylliques : une eau pure sans mousse suspecte, des supermarchés militants (ou radins) sans sacs plastiques, des promoteurs immobiliers effrayés par les « encagoulés », une location où même les produits ménagers sont bios. « Trop beau pour être vrai », me direz-vous ? Mais que font tous ces bateaux mouillant près de la plage (interdit bien sûr) ? Pourquoi ça sent le pétrole subitement (forcément, un Zodiac, ça finit par démarrer) ? Beurk, c’est quoi cette grosse nappe marronnasse qui flotte au loin ? Et la propriétaire de la location s’est avérée une grave et dangereuse maniaque de la propreté ! Bref, quelques illusions perdues ! Je suppose qu’aujourd’hui, il faut aller aux Marquises pour avoir une vraie nature. Jusqu’à ce qu’elles soient submergées par la montée des eaux...
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Rien ne m'agaçait plus que les déclarations de nos jeunes starlettes françaises : « Je n'utilise que la crème du Dr. «---Bip---». Je trouvais que c'était une telle somme de snobismes en tous genres, que je ne pouvais céder à de telles sirènes : mammy fait de la résistance ! Mais une amie (qui me voulait du bien visiblement) m'a offert un coffret de ces fameux produits, et là, miracle, en 10 jours, ma peau est révolutionnée ! Je ne vais pas insister car le but n'est pas de faire de la pub… mais ça y est, j'abandonne les produits favoris de mes deux dermatologues préférés (Eh oui, avec ma peau de rousse, il m'en faut au moins deux !) et je passe aux cosmétiques naturels. Les filles, tout arrive ! Bon, maintenant, il reste à trouver le gel-douche miracle pour mes deux petits loups aussi blancs que moi, atopiques bien sûr ! Ca, c'est du challenge, du vrai ! Si vous avez une idée...
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Eh oui, je reviens d'un séjour « interminable » à l'hôpital. Ma pitchounette de 2 ans a difficilement supporté la pollution parisienne (vive l'automobile !). Je découvre donc l'asthme sévère… A suivre dans un prochain épisode… Bref, outre bien sûr la douleur d'avoir un enfant malade, j'ai constaté avec incrédulité combien le monde de l'hôpital consommait de produits jetables, sans aucun recyclage : les biberons servent une fois puis sont jetés dans leur intégralité, les verres, les essuie-mains, les serviettes, les seringues (hors aiguilles bien sûr), les masques respiratoires, les capteurs, etc. Seuls les draps sont réutilisés, probablement parce qu'on n'a pas réussi à en fabriquer de jetables…
Je comprends bien entendu que c'est motivé par des raisons d'hygiènes et d'asepsie, plus qu'indispensables et souhaitables, mais sans être une spécialiste, je suppose que l'on pourrait facilement laver et stériliser certains de ces objets, de manière efficace et fiable – au moins les recycler. Certes, cela demande plus de travail mais n'avons-nous pas plus besoin d'emplois que de déchets ?
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« La mer qu'on voit danser le long des golfes clairs »… n'est plus très claire ! Je suis d'origine bretonne donc j'aime la mer de manière viscérale. Mais ces derniers temps, où que j'aille – Cabourg, Brésil ou presqu'île d'Hyères – je retrouve cette mousse jaunâtre qui s'échoue mollement sur le sable, à chaque vague.
Au début, on remarque juste que cette écume est étonnamment persistante… puis on constate que ce n'est pas le fruit de la violence des vagues mais une sorte de saleté à bulles. Je rêve ou cela n'existait pas « quand j'étais jeune » ?
D'où vient ce bouillon insalubre dans lequel pataugent mes enfants ? Pourquoi ai-je maintenant l'impression de nager dans les égouts ? C'est triste et désespérant de se dire que ça aussi, c'est terminé, comme les ours polaires ou les éléphants à grandes oreilles. C'est bateau bien sûr mais que va-t-il rester à nos enfants ? Bon, allez, une note d'optimisme… Euh, finalement, peut-être pas !
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Nous sommes une famille de buveurs de lait, de vrais vampires blancs. Donc j'achète du lait... bio, bien sûr ! Mais je pâlis d'effroi (si, si, c'est possible, ma peau peut être encore plus laiteuse) lorsqu'on me livre mes 36 ravissantes bouteilles de lait bio… en plastique ! Damned ! J'aimerais qu'on m'explique la démarche intellectuelle des producteurs de lait.
Essayons de raisonner : lorsqu'on accepte le surcoût du lait bio, c'est que l'on est sensible au respect de la nature, et pas seulement égoïstement pour protéger ses propres petites cellules, mais aussi pour l'équilibre de la planète.
Alors pourquoi produire des bouteilles faites pour durer des siècles lorsque la durée d'usage d'une bouteille est de 48 heures en moyenne, en utilisant du pétrole, ressource en voie d'épuisement radical et ultra-polluante ? Certes, ces bouteilles sont recyclables mais même le recyclage a un coût écologique, non ? Pourquoi ne pas utiliser les bricks de lait, en carton, donc à base de bois, matière naturelle non polluante et renouvelable ?
Je suis certes une « écolo-naïve » mais, tant pis, je crois que je vais me fendre d'un petit mail de protestation à ces pollueurs qui utilisent le bio pour vendre ! Qui aime le lait me suive !
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Un nouveau défi à relever ! Comment faire lorsqu'on habite une (très) grande ville, que l'on est contre la voiture et que vos enfants doivent aller régulièrement respirer le bon air de la campagne ? On prend le train… Ah non, j'ai déjà testé : à part Deauville, pas beaucoup de possibilités. Et peut-on sérieusement considérer que Deauville c'est la nature… Alors, on achète… une voiture ! Gagné ! Mais je vais être à la source d'une tonne de pollution en tout genre, pauvre de moi. La quadrature du cercle. Peut-être une voiture hybride mais hybride à quoi ? Ethanol ? Electricité ? Je ne suis pas une pro des voitures ni de la mécanique. Comment choisir ? Où trouver du carburant ou des bornes de recharge ? Comment faire le bon choix ? Ouf, je suis déjà fatiguée ! Récapitulons : choisir une voiture d'avant-garde ou culpabiliser tous les jours, trouver un parking, dénicher un garagiste spécialiste des prototypes écolos, etc. Bon, je crois que je vais rester Place des Vosges finalement...
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Une question bête (mais si, je vous assure, je n'ai plus 5 ans…) : que se passerait-il si tous les parisiens mettaient des plantes à leur balcon ? Est-ce que cela réduirait la pollution ? Les plantes « mangent » le CO², n'est-ce pas, même si ce sont des géramiums mauves ? Y a-t-il un scientifique dans la salle pour nous éclairer ? Car, si c'était le cas, il suffirait d'une minuscule campagne de communication de notre chère Mairie de Paris, pour convaincre les asphyxiés en tout genre, les mamans et les transfuges provinciaux en mal d'air, de planter quatre brins de lierre dans un pot. Cela coûterait moins cher que les couloirs de bus à contresens (qui réduisent hypothétiquement la pollution automobile mais augmentent certainement la mortalité des piétons parisiens, grrrrr… ). Après la Fête des voisins, on pourrait faire la Fête des plantes, avec concours thématiques pour la rue verte la plus délirante, par exemple, et grands picnics au square. Qu'en pensez-vous ? Bon, je crois que je vais envoyer un mail à toute la planète "Fleurs au balcon, poumons sans tisons !"
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Connaissez-vous les noix de lavage ? Je reconnais que je n'en ai pas cru mes yeux lorsque j'ai lu une brève dans un journal féminin sur ces fameuses noix. Je me suis dit que ça devenait délirant, qu'on allait revenir au battoir et au savon noir… Et puis, finalement, pourquoi pas ? Après tout, si par bonheur ces noix étaient sans lessive et réutilisables à l'infini, ce serait effectivement la solution idéale. Bon, comme je ne me vois pas demander à mon Monop favori des noix de lavage (ah, mes vendeuses « préférées » !), j'ai pris ma souris à deux mains et j'ai mené mon enquête sur le Web… Pour commencer, le mystère s'épaissit : le lavage n'est-il que mécanique ou y a-t-il de la lessive finalement ? Doit-on remplir soi-même les noix de lessive (pincez-moi, je rêve…) ? Première indice : « Commerce équitable » est écrit en gros, clignotant ; c'est déjà ça. Deuxième indice : Miracle d'Internet, il existe un site www.noix-de-lavage.com . Je vous passe les détails techniques mais, en Inde, la lessive pousse sur les arbres ! Mais oui, mais oui, on en apprend tous les jours... Il s'agit de lessive végétale. Bon point ! Dernier indice : On n'utilise que l'écorce de la noix et non la noix elle-même, donc aucune action mécanique. Chic, nous avons évité le retour au battoir ! Certaines coquines le regretteront sûrement… La question subsidiaire qui empêche certainement de dormir les plus convaincus des écolos : combien coûte en gaz à effet de serre le transport de ces noix du Népal à Paris-plage ? L'augmentation du nombre d'arbres à lessive pour répondre à la demande occidentale ne perturbe-t-elle pas l'équilibre de la flore et de l'économie locales ? Bon, je vais arrêter de penser et je vais me contenter d'acheter consciencieusement : c'est bien ce qu'on attend d'une bobo-girl, non ?
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Ah, les lingettes… Le dilemme des jeunes mamans ! Quel bonheur de ne pas avoir à laver de couches, à essorer des éponges pleines des productions originales de nos chers bambins, si mignons mais très prodigues en matières souvent nauséabondes. Quel ne fût pas mon désespoir, lorsqu'au cours d'un dîner « d'écolo-avertis », on me fit remarquer que c'était ANTI-ECOLOGIQUE !!!!! Argh ! Mais c'est vrai ! Je n'y avais pas pensé : non seulement c'est du papier jeté à la poubelle, après un usage unique, mais c'est aussi plein de produits chimiques, nocifs pour les petites fesses et pour nos poumons.
J'ai donc retrouvé les bons vieux outils de la mère de famille : gants de toilette, torchons, serviettes… Je n'ai pas encore abandonné les couches jetables ni les mouchoirs en papier. L'idée de repasser pendant des heures des mouchoirs brodés ne figure pas encore au palmarès de mes fantasmes de vie. Bye bye night clubbing et tour du monde….
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Je l’avoue, je suis une « ultra-urbaine » : c’est bien simple, je m’étiole dès que la densité humaine passe en dessous des 80 000 stressés par km²… Et pourtant, je connais la nature ! Ah, ces étés dans la ferme bretonne de mes grands-parents ! Bienvenue au 19ème siècle : les dindons dans le pré, les vaches dans les champs et la marmite dans la cheminée. Tout y était « bio » puisqu’il n’y avait rien d’autre de toute façon ! J’adorais mais ajoutez à cela une adolescence mortelle dans les vents bretons… Et vive le Marais parisien, ses musées et ses cafés ! Alors, quid de l’écologie quand on habite « boboland » ? A part une conviction anti-nucléaire viscérale, pas grand-chose… jusqu’à il y a quelques mois. J’ai pris conscience de la mutation environnementale en cours et de notre responsabilité. Bien sûr, j’ai peur pour mes enfants et (peut-être un jour) mes petits-enfants. Pour leur santé, pour les changements climatiques, pour la diversité biologique. Il faut donc changer, instaurer de nouvelles habitudes, trouver d’autres références. Tenter d‘altérer le moins possible l’équilibre naturel. Difficile de trouver seule les infos, les lieux de vente, les astuces… Dans ce blog, je vous propose donc de partager mes découvertes et mes interrogations de néophyte et, promis, je vais essayer d’éviter « Bécassine au pays des écolos »…
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