Samedi matin, lever vers 10h00, malgré tout toujours fatiguée voire encore plus que la veille. Vers 11h30 toujours aussi léthargique, je me donne donc un gros coup de pompe au derrière pour pouvoir avancer.

Dur, dur, je prépare le repas, je nettoie mes sanitaires et l'heure qui tourne inéxorablement. 13h30, il faut que je me booste, ditribution des tracts prévue dans les grands magasins de ST DIZIER. Oups, souci, personne pour garder ma terreur, mon petit dernier, mon tourbillon d'hyperactivité. Tanpis, on fera avec...

Nous voilà donc partis moi et mon boutchou de 3 ans à la conquête des comptoirs d'enseignes les plus prisées. Tâches ardues, négociation parfois difficile, heureusement le label bio me sauve devant les gérantes convaincues par les bienfaits du tout naturel.

Bouquet final, pompom ou cerise sur le gâteau c'est comme vous voudrez, mais c'est chez le fleuriste que cela se passe. Pendant que j'argumente, je vante, mon petit doudou proche de la nature c'est amusé à ruiner quelques compositions et pas des moindres. Vite, on file avant que ces chères vendeuses ne s'aperçoivent du cadeau laissé par mon petit ange. J'attends d'être à quelques mètres pour disputer mon ogre mais je craque lorsqu'il se met à pleurer en sortant tout un tas de pétales colorées et odorantes de ses poches.

"- Maman, c'était pour toi, je voulais te faire une surprise".

Et quelle surprise, c'est réussi.

Retour à la maison vers 18h00. Je dépose le diable à son papa, puis je file chez le boucher afin de nourrir toutes mes bouches.

Rebelote, préparation du repas pendant que je jongle avec la table à repasser. Et oui, il faut bien s'avancer car je suppose que personne ne viendra le faire pour moi, les petits lutins ça n'existe que dans les conte de fées.

22h15 sortie au ciné, je suis crevée mais j'ai promis. Mon mari et moi ne sommes pas sortis depuis des lustres, je m'emploie donc à donner un semblant d'enthousiasme à l'idée d'une telle soirée. Film à mourrir de rire, sauf que je me dis que j'ai une foire qui m'attend à 55km de chez moi demain et que je vais encore en chier pour me lever. Durant le film, l'inventaire du ménage, du repassage et de tout ce qui me reste à faire occupe toute mes pensées.

Préparer mon matériel et tout ce qui va avec, charger la voiture, résultat coucher à 2h30 du matin.

Dimanche 8h00, me voilà en route vers Mayrie sur marne. Mais où est donc ce foutu patelin ? Mappy ne m'a pas été d'un très grand secours. Je me laisse guider par une amie dèjà sur place.

Ouf j'arrive enfin, il est 9h30 et le marché ouvre ses portes à 10h00, il faut courrir pour s'installer. Je balaie du regard le marché et je me fais peur. La frayeur m'envahit, des doutes et la question arrive :

- Qu'est-ce que je fous ici ? C'est quoi ce plan ?

6 exposants déjà installés, je suis la septième, un peu atypique au milieu des volailles, des escargots et du fromage. Ma copine qui fait les bijoux est là, installée près des patchworks de très mauvais goûts et hors de prix. Nous sommes invités à nous installer dans un hangar sombre et poisseux, dernière arrivée, je me retrouvre dans un refoncement noir et froid. Au vu de l'immensité du marché, je doute que les visites nous bousculent. Arrivée de madame la mairesse qui me salut, très gentille, très sympathique. Elle me remercie encore une fois d'être venue, ce qui laisse supposer que les candidats ne se sont pas bousculés. A la copine des bijoux :

- C'est quoi cette banane ? T'es sûre de ton coup ?"

Elle me rassure, elle était présente au marché de juin et les affaires n'étaient pas si mauvaises selon elle. Tout est à relativiser, elle n'est peut-être pas très ambitieuse. Je comprends pourquoi l'emplacement était gratuit. Je m'installe, on m'offre le café, les autres commerçants sont sympas, ils sont si chaleureux qu'ils rompent l'ambiance ténébreuse et glaciale de l'endroit. Le petit four qui cuit les escargots nous réchauffe du coup. Le vendeur de miel à côté de moi est un peu bizzare, plutôt hirsute, il ne cesse de me parler de plus values, de kilomètres et d'usures des pneus. Encore un près de ses sous !

17h00, je fais l'inventaire de ma journée, finalement je n'ai pas si mal bossé, biensûr parce que je n'ai pas payé l'emplacement. 19h30 retour à la maison, mon mari m'aide à décharger c'est la moindre des choses. Des effluves qui proviennent de la cuisine me laisse croire qu'il a fait à manger ce qui me paraît peu probable. Bingo, pour une fois il m'a soulagé, il a préparé le repas. Ca sent bon, côté goût c'est moins top, à l'oeil ça ressemble à une pâtée plus qu'à des langues d'oiseaux. On ne mangera que la viande, je fais mine de trouver cela très bon, je lance un regard inquisiteur à ma fille qui s'élance dans une grimace pour commenter le plat, un coup de genou bien placé sous la table aura raison d'elle. Il ne faut pas le décourager sinon il ne fera plus rien, les hommes c'est comme les ânes, ça avance grâce à la carotte. Plus tard dans la nuit, quand tout le monde sera à ses rêves, je me releverai pour grignoter quelque choses de bon cette fois-ci

Envie de réagir ? Je prends la parole
Déjà membre? Je me connecte ou Créer mon compte