J'achète, donc je suis...

Publié le 4 juillet 2011 - Mis à jour le 1 décembre 2012

J'achète, donc je suis … acteur d'un scénario de distribution. Acteur d'actes citoyens, responsables ou pas …
Stéfane Guilbaud, notre expert en comportement alimentaire, nous propose une réflexion autour de notre façon de consommer.

J'achète, donc je suis. Stépfane Guilbaud
J'achète, donc je suis. Stépfane Guilbaud

Cet été, je vous laisse méditer avec ce schéma à la fois très simple et complexe.
C'est le genre d'illustration qui me permet d'explorer avec des apprenants tout le spectre alimentaire disponible.
Avec une classe de 14 élèves motivés, deux ou trois heures sont facilement remplies d'explications intéressantes.
Ils expriment, en parcourant le schéma de haut en bas, toute l'étendue d'un processus qui pose parfois problème !

Voici quelques pistes de réflexions...

Local - Import
À chaque achat, une question doit se poser. Est-ce un produit local ou importé. Si nous partons du principe (une supposition), que nous avons en face de nous des produits de saison, sont-il du champ d'à côté ou bien du champ situé à l'autre bout du monde ? L'énergie nécessaire à son transport est parfois délirante.

Saison - Hors
La question qui fâche ! Pourquoi manger de fruits et légumes hors saison ? Quel autre animal (si on peut comparer l'homme à un animal) se permet-il cette aberration ? Les fraises en hiver, les poireaux toute l'année, les avocats à foison et la viande de pâturage aux enclos. Alors laissons une tomate plein champ, de saison exprimer toute sa générosité, elle nous le rendra …
Lire aussi sur le blog "Le coup de Gueule pour LycoCard"

Préparé - Transformé
La meilleure façon de s'alimenter réside dans un principe de base … le respect. Le respect de la nature, de l'aliment, de l'être humain. Cette "industrialisation" de notre alimentation nous a déconnecté de cette réalité. Sous prétexte de rentabilité, de logistique, de "profitabilité" et de "praticité", nous avons déstructuré les aliments et y avons ajouté l'impensable, l'inimaginable. Les peuples qui mangent "bruts" se portent mieux que les civilisations du tout prêt. Une boite de petit pois en conserve… cela doit être une boite remplie de… petits pois et non de sucre, carraghénane, sel, exhausteurs,…
Lire aussi sur le blog "L'aile ou la cuisse" et "Une tarte aux cerises"

Protégé - Suremballé
Emballé oui ! Surprotégé non !
Le marketing ayant pris le dessus, nous n'arrivons plus a considérer l'aliment en lui même. Il doit être beau, branché, séduisant dans tout son emballage. Et puis, aseptisé en le protégeant par du plastique et recouvert de nouveaux. L'acte d'achat est lui aussi déconnecté de sa réalité et c'est pour cette raison que j'encourage les distributions en vrac, d'autant plus qu'en bio, une directive est aujourd'hui appliquée pour encadrer ce mode de distribution. En effet, on ne peut pas faire n'importe quoi avec l'affichage et le stockage. Les boites distributrices doivent être nettoyées et aspirées régulièrement. Les informations affichées doivent être très explicites et facilement lisibles.
Lire aussi sur le blog "Emballage néfaste"

Stéfane Guilbaud
Articles du thème Chef bio
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Par bipbip3159 le 2 novembre 2011 à 15h51
j'adore

peu de gens lisent les étiquettes, je cultive mon potager, je regarde les étiquettes,j' achète Français et de saison, et surtout je cuisine, je n'achète pas préparé et mes enfants adorent, des lasagnes un couscous maison, ils mangent de tout mais fait maison !

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