Superfood

Les super aliments ont-ils un vrai intérêt pour la santé ?

Publié le 15 décembre 2013 - Mis à jour le 22 octobre 2014
Sylvie Hampikian-Le Nin est docteur vétérinaire. Après avoir travaillé dans la recherche, elle a exercé une activité d’expert pharmaco-toxicologue et s’est spécialisée dans les actifs naturels. Elle est auteure de plusieurs ouvrages sur leurs usages pour la beauté, la santé, le bien-être.
Les baies de Goji : les super aliments sont-ils vraiment intéressants pour la santé ?
Les baies de Goji : les super aliments sont-ils vraiment intéressants pour la santé ?

Dans un article publié dans Terra Eco, Antigone XXI met en doute les bienfaits des super aliments pour la santé. Un point de vue que je partage, en y apportant quelques compléments.

Le point sur les superaliments (superfood)

Déjà, il ne faut pas confondre complément alimentaire et superaliment :

Complément alimentaire : ce terme est encadré par une réglementation stricte et les compléments alimentaires sur le marché bénéficient d’une autorisation officielle (notification). Il s’agit d’aliments que l’on prend en petite quantité, en plus de l’alimentation habituelle, pour bénéficier de certains effets sur la santé, le bien-être, la minceur, ou prévenir certaines carences. Un complément alimentaire peut être par exemple une plante ou extrait de plante (gélules de thé vert, d’artichaut, d’orthosiphon, de maca ou autres superaliments cités ci-dessous…), un minéral (magnésium, potassium, fer…), une substance naturelle isolée (lécithine, CLA, SOD, ubiquinone, vitamine C…), ou un mélange de divers ingrédients (magnésium et vitamine B6, EPP et propolis…).

Superaliment : ce terme n’a aucune définition légale. Il était initialement employé pour désigner des aliments très complets, très riches en nutriments et minéraux et couvrant un grand nombre de besoin de l’organisme voire la totalité. Etaient surtout concernées des microalgues, comme la spiruline, développées dès la fin des années 40 par les russes et les américains qui craignaient des risques de famine. Avec le temps, il s’est étendu. Selon l’Eufic*, "d’une manière générale, les superaliments sont des aliments - et notamment des fruits et légumes - dont le contenu nutritionnel aurait des effets bénéfiques supérieurs à ceux des autres aliments." D’après la même source : "pour assurer une consommation équilibrée de nutriments nécessaires à une bonne santé, il est plus efficace de diversifier les aliments de notre régime alimentaire que de nous concentrer sur quelques aliments dits "super". Ce qui implique notamment la consommation d’une plus grande quantité et d’une plus grande variété de fruits et légumes."

Parfois, les sources officielles parlent avec sagesse ! Ceci dit, rien ne vous empêche de privilégier dans vos menus, des aliments "santé" courants : chou, ail, oignon, avocat, kiwi, fruits colorés, graines et fruits secs, thé vert, vinaigre de cidre, huile de colza et d’olive…. Mais est-ce bien utile d’y ajouter des raretés très couteuses venues du bout du monde ? C’est une question que nous allons discuter en prenant l’exemple des fruits.

* European Food Information Council

Focus sur les superfruits

La scène se passe cet automne. Je fais quelques courses dans un magasin bio, en périphérie de ma petite ville, donc à deux encablures de la campagne. Dans le magasin, un couple de sexagénaires assaille de questions une vendeuse sur les baies de Goji, leur efficacité, leur qualité. Ils concluent la discussion par "Nous ne regardons pas le prix. Proposez-nous ce que vous avez de mieux. » Mes courses finies, me voilà partie pour ma "marche sportive" dans une jolie vallée, à 3 km à vol d’oiseau du magasin bio. Je constate que la campagne regorge de cynorrhodons, de baies de sureau, de mûres, qui s’offrent gratuitement aux promeneurs mais ne recueillent que l’indifférence générale. Cherchez l’erreur !

Cette anecdote résume ma position à propos des superfruits qui nous arrivent par avion ou par bateau de l’autre bout du monde (Chine, Amérique latine…). Non que ce soient de mauvais produits, même si quelques fraudes ont été mises à jour. Mais leur réel intérêt nutritionnel justifie-t-il une telle logique de mondialisation et les carburants qui vont avec ?

La plupart des baies et les fruits frais colorés ont un grand intérêt nutritionnel

Ils sont riches en antioxydants (polyphénols et caroténoïdes), vitamines (C, groupe P), fibres et minéraux. Parmi ceux-ci, on trouve en bonne place des fruits aussi courants que les tomates, les abricots, le raisin noir, la fraise, la pomme rouge avec la peau (bio), l’orange, le kiwi, le cassis, la myrtille, les pruneaux… Notons que la plupart de ces fruits sont ou peuvent être locaux (et que c’est le choix à privilégier).

Les superfruits (goji, açai, acérola, myrobolans, camu camu, etc) ont des propriétés nutritionnelles intéressantes sur le papier

Ils sont souvent plus riches en vitamines et antioxydants que les fruits "courants" cités ci-dessus. Mais attention : les mesures publiées ont été effectuées sur des fruits frais et c’est rarement sous cette forme que nous les consommons. Or, on dispose de peu d’informations sur leur réelle teneur en vitamines (fragiles) une fois séchés, conservés, stockés, transportés.

A l’heure actuelle, un seul fruit comestible a montré scientifiquement un avantage santé spécifique par rapport aux autres fruits d’intérêt nutritionnel

Il s’agit de la canneberge pour la prévention et le soulagement des infections urinaires. En dehors de celle-ci, aucune autre allégation propre à un fruit en particulier n’est reconnue par les autorités scientifiques, notamment celles qui concernent le goji.

Ma conclusion ?

La curiosité est louable, pour varier l’alimentation, mais recourir aux superfruits n’est pas obligatoire en termes de bénéfices pour la santé.

Respectez autant que possible les recommandations officielles (au moins 2 portions de fruits par jour + 3 de légumes) . Choisissez les "fruits de chez nous" ou les fruits d’importation courante (agrumes, ananas…) : si vous les consommez en leur pleine saison, frais, et autant que possible crus et avec leur peau (donc bio, sauvages ou du jardin, pour ne pas faire une cure de pesticides), alors vous n’aurez aucunement besoin de faire appel aux superfruits, si riches soient-ils.

Vos besoins en nutriments seront largement couverts et vous aurez forcément… la pêche !

>> Lire l'article d'Antigone XXI "Chia, goji, açaï : les supers aliments sont-ils des supers arnaques ?" sur Terra Eco

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Réactions à l'article
Par Miss Baobab le 16 décembre 2013 à 15h07
Ne mettons pas tous les superfruits dans le même sac ;)

Je suis d'accord avec vous... sur le fond, mais j'ai bondis en lisant cette article, car vous avez tendance à mettre tous les superfruits dans le même sac.
Or, chaque super fruit est différent. Et surtout, SURTOUT, le fruit du Baobab.
Bon, si l' auteur de cet article ne connaissent pas le superfruit du Baobab, je ne lui en veux pas

Mais alors, pourquoi le Baobab est il différent, de l'Acaï, des bais de Goji et des autres superfruits ?

Sa différence réside dans sa galénique, c'est à dire sa forme.

Quand il est à maturité, le fruit du Baobab n'est pas un fruit juteux et gorgé d'eau, contrairement aux autres, bien au contraire.
Le fruit du Baobab grandit, mûri et finit par être à maturité sous d'intenses chaleurs africaines, et ce, pendant la période sèche, c'est à dire sans aucune goutte d'eau. Donc forcément, il ne risque pas d'être juteux et rafraichissant, vu qu'il se transforme petit à petit en pulpe... sèche et complètement déshydratée

Les Bais de Goji, l'acaï et même la canneberge, sont tous des fruits frais à la base. Or, pour être consommés à des dizaines de milliers de km de là ils ont poussé, ils sont obligés d'être transformés, séchés et/ou réduits sous forme de poudre. Une poudre qu'on retrouve souvent sous forme de compléments alimentaires à des prix exorbitants et pour des propriétés nutritionnelles bien souvent surestimées.
Quand on passe d'un même fruit, frais à sec, sa valeur nutritionnelle baisse et s'envole petit à petit... si on ne peut pas le consommer sous sa forme fraiche, ou directement cueillit sur sa branche.

Comme le rappel l'auteur de cet article : Les super fruits "sont souvent plus riches en vitamines et antioxydants que les fruits "courants". Mais attention : les mesures publiées ont été effectuées sur des fruits frais et c’est rarement sous cette forme que nous les consommons. Or, on dispose de peu d’informations sur leur réelle teneur en vitamines (fragiles) une fois séchés, conservés, stockés, transportés."

Et c'est là, toute la différence du superfruit du Baobab.
Les superfruits cités dans ces articles, sont testés nutritionnellement sous leur forme fraiche et riche en eau et pas sur leur forme sèche. Le Baobab est, quant à lui, forcément testé sous sa forme sèche, vu que c'est sa forme naturelle. C'est ce qu'il est.

Il est important de rappeler, que le fruit du Baobab est le seul fruit au monde à sécher naturellement sur la branche de l'arbre.
Le fruit est à maturation complète quand sa Pulpe de fruit est sèche. Il n'y a pas d'eau dans le fruit quand il est à maturité. Il n'est donc jamais cueilli avant que sa pulpe soit complètement sèche, sinon il pourrit.

La Pulpe est extraite du fruit avec pratiquement aucune transformation : on enlève la pulpe sèche du fruit, on la trie pour qu'elle soit 100% pure et on la transforme en poudre, à froid, et puis c'est tout. Il n'y a donc très peu de perte nutritionnelle durant la transformation, vu qu'on garde la forme naturelle du fruit du baobab tout au long de la transformation. Ses nutriments sont ainsi bien conservés.
Les test nutritionnels de la Pulpe de fruit sont donc effectués sur la Pulpe de Baobab (donc sèche) c'est à dire sur le produit final que vous allez consommer.
Les études scientifiques testent également le Baobab sur sa Pulpe sèche, donc les résultats sont bien réels, non faussés et correspondent bien à ce que vous allez consommer.
Vous consommerez donc la quantité réelle de nutriments indiquée sur les paquets de Pulpe de Baobab.

Durant tout le processus de transformation, jusqu'à sa consommation, on ne change aucunement la Nature du fruit du Baobab :
Il est cueillit sous forme sèche, transformé sous forme sèche, emballé toujours sous sa forme sèche, pour finalement être consommé sous forme... sèche. On garde sa vraie Nature, et tout son pack nutritionnel.

Donc pour conclure, malgré la transformation légère du fruit, malgré son transport et son stockage à l'abris de la lumière, toute la richesse nutritionnelle présente dans la Pulpe de Baobab sera parfaitement bien conservée.
Ainsi, quand vous consommerez de la Pulpe de Baobab, celle ci aura emportée avec elle, tous les nutriments présents originellement dans son fruit : de sa maturation, en passant par la cueillette et ce, jusqu'à vous... sans perte nutritionnelle

C'est ça, la Magie du Baobab !

Par baomix le 16 décembre 2013 à 18h13
Complément d'information

Bonjour miss baobab, merci pour toute ces précisions. Je vous invite tous à visiter mon blog dédié au baobab sur http://www.baomix.com/ pour en savoir plus.
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au plaisir
David

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