Aujourd’hui, je vais vous faire vivre une expérience de l’extrême : une coloration végétale avec une marque qui commence par L et se termine par A. 

 


Outre l’idée peu engageante de méchants produits chimiques s’infiltrant dans mon cuir chevelu, je supporte de moins en moins les teintures conventionnelles : gratte, gratte, gratte. Donc malgré les commentaires particulièrement dubitatifs des « marchands de couleurs bio » et des commentatrices de forum, j’ai décidé de me lancer !

 

Commençons par le commencement : l’achat. Packaging nul : très peu d’indications sur la boîte. Quel temps de pose ? Compatible avec de précédentes teintures chimiques ? Personne ne le sait. Soyons folle, j’achète quand même. Qui ne risque rien… 

 


Planification ; eh oui, comme il paraît qu’il faut 12 heures de pose, soit on dort avec une charlotte sur la tête (déconseillé avec un chéri dans son lit), soit on prévoit à l’avance LA journée où il n’y aura aucun rendez-vous, etc. Ah une broutille : il vaut mieux être free-lance. Sinon, je ne sais pas si votre boss comprendra vraiment l’intérêt crucial d’une teinture végétale à rallonge… 

 

Analyse-synthèse : enfin, je peux lire le mode d’emploi. Arghhh, il faut attendre 5 semaines après la dernière teinture chimique ! Il ne pouvait pas le dire plus tôt ! J’essaie de calculer : je crois que c’est bon… La liste des instruments est tellement précise que ça fait un peu peur : pourquoi du verre uniquement ? Pourquoi pas de fouet métal (ça, c’est vrai que ça fait mal…) ? 

 

Atelier cuisine : j’ai l’impression d’avoir 15 ans et de faire mes premiers tests de henné. Ca ressemble d’ailleurs beaucoup (trop ?) à du henné : odeur et texture. Délayage à l’eau bouillante. Ca, au moins, ça marche. 

 

Atelier peinture : armée de mon pinceau BHV (car rien n’est fourni dans le pack), je commence à étaler l’emplâtre (« bougre d’… »). Ca va… J’ai l’impression d’avoir de la boue collante et mastoque sur la tête mais j’essaie de penser aux coutumes africaines. Rigolo au final. Retour devant mon ordinateur, qui s’en fiche bien, lui, de la tête que je peux avoir. 

« Désencroutage » : ok, ce n’est glamour du tout mais après de longues heures de séchage, la pâte initiale a séché et créé des sortes de paquets bien durs. Donc patience sous le jet d’eau chaude… 

 

Enfin le résultat ! Cheveux un peu secs mais pas transformés en cheveux artificiels pour poupées Barbie, comme avec les teintures chimiques. Meilleure texture donc. Pas de démangeaisons. La couleur (châtaigne) me semble ok. Mes quelques cheveux blancs ne sont pas vraiment couverts, ils sont juste un peu teintés mais cela suffit pour ne plus les remarquer. Ca reste natuel (ce serait le comble !).

Maintenant, j’attends les shampoings suivants pour voir si cela tient au moins deux semaines…

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