La démocratisation du bio est bienvenue, car le droit à ne pas s'empoisonner avec des aliments bourrés de pesticides devrait s'inscrire en lettres capitales au fronton des démocraties. Cependant, la diffusion du bio par la Grande Distribution soulève quelques questions.

Les GMS (Grandes et Moyennes Surfaces) diffusent aujourd'hui 45 % des produits biologiques, largement devant les réseaux spécialisés. Le prix est le principal frein à l'achat des produits bio, aussi on ne peut que se réjouir que le plus grand nombre ait accès à des produits plus sains.

Cependant l'offre des produits bio français est inférieure à la demande : concrètement la diffusion en GMS va se traduire par une hausse des importations, qui représentent déjà 38 % des produits consommés.

Le premier risque est d'imposer au bio les normes de la grande distribution : calibrage des fruits, rejet des légumes et fruits un peu tordus.

Le second, c'est de nier le droit aux paysans de vivre de leur production. Pour être logique avec soi-même, il faudrait favoriser au maximum le fait locavore : manger local, manger sain, aller directement chez son producteur local. C'est possible aujourd'hui grâce à la vente directe, il faut pour cela s'intéresser aux exploitations bio les plus proches de chez soi. On peut aussi se tourner vers les AMAP (Associations pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) qui proposent une vente directe et assurée du producteur directement vers le consommateur. Pas d'intermédiaire, pas de marge pour des intermédiaires inutiles.

(source : http://www.biodivers.fr/la-grande-distribution-propose-du-bio-a-prix-casse)

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