Depuis 30 ans, André Ravéreau ne cesse, à travers ses ouvrages, de rappeler les principes de base pour construire « avec sérieux » : le site, le climat, les besoins élémentaires de l’homme, le geste nécessaire et suffisant de l’ouvrier, l’utilisation de matériaux locaux, etc., autant de leçons que lui-même a apprise lorsqu’il a partagé la vie des mozabites dans la vallée du M’Zab, dans le Sud Algérien. Le livre, ‘L’atelier du désert’ retrace ce parcours.

« Du local à l’universel », second livre sur l’architecte, rappelle sa pensée concernant l’équilibre entre l’homme, son architecture et son univers. Message percutant à l’heure où les grandes questions sur l’environnement modèlent le siècle à venir.

Témoins d’une époque ou la culture est le départ de tout mode de vie, ils ont sillonné, lui et la photographe Manuelle Roche, le pourtour méditerranéen, de la Grèce à l’Egypte, de L’Algérie à la Syrie, à partir des années 60 jusqu’à aujourd’hui, pour rendre compte d’une architecture populaire riche de sens, aujourd’hui en voie de disparition. Leur précieuse collaboration à donné naissance à plusieurs livres (3 sont en cours de publication), qui sont des références majeures sur l’architecture.    
 
André Ravéreau n’est pas un écologiste mais plutôt un architecte « indigéniste », comme on l’a souvent appelé, c'est-à-dire qu’il construit en fonction d’un pays, d’une culture et d’un lieu, c’est la base de ces projets. Il est aujourd’hui une référence en Afrique du Nord pour ses constructions au Mali, en Mauritanie, en Algérie, en Grèce ou il a su comprendre et révéler la simplicité d’un habitat traditionnel cohérent qui a tout à nous apprendre.

A lire : « Le M’Zab : une leçon d’architecture », « la casbah d’Alger : et le site créa la ville », « Le Caire, esthétique et tradition », « Les chapiteaux : le sens et l’équilibre ».

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