Pour finir la réflexion entamée dans l'article ci-dessous, je voulais citer un très beau texte d’Isabelle Delannoy*, très pédagogique, paru dans « Regards partagés sur la Terre et les hommes »** :

 

«(…). Quelques dizaines de milliers de générations d’humains se sont succédé. Jusque vers le milieu du XXe siècle, l’équilibre entre l’humanité et la planète était préservé. Depuis, 3 générations ont suffi pour provoquer une dégradation des ressources plus importante que tout ce qui avait précédé. Ces années, les Trente Glorieuses, ont été des années d’abondance, de toujours plus et de toujours moins cher.

 

Ce rêve ce termine. Il nous faut comprendre que cette période a été une courte parenthèse dans l’histoire de l’humanité. Elle n’était pas, comme nous l’avons espéré, l’avènement d’une société d’abondance pour tous et pour toujours. Nous avons cru que la planète était immense, nous nous rendons compte qu’elle est petite, finie et sensible à nos actions.

 

Nos maisons regorgent de richesses et, non loin, des millions de gens prennent la route ou se retrouvent dans la rue parce qu’ils n’ont plus rien. Les générations qui nous ont précédés étaient plus pauvres que nous, mais elle n’étaient pas moins heureuses.(…).

 

Si notre civilisation ne tourne pas définitivement le dos aux rêves des Trente Glorieuses, elle acceptera le suicide. Il est peut-être encore temps de choisir une autre voie, celle de la connivence entre les humains et la planète. (…) ».

 

 

* Isabelle Delannoy, ingénieur agronome. www.eco-echos.com

 

** "Regards partagés sur la Terre et les hommes" de Yann Arthus-Bertrand, Albert Jacquard, Isabelle Delannoy (Ed. La Martinière).

 

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