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ARTICLE

Les revêtements de sol

Article du : 29/06/2009

Réalisé par :
Catherine Levesque

 

En rénovation comme en construction, les revêtements de sol les plus écologiques sont à base de matériaux naturels et durables. Oubliez les moquettes, généralement synthétiques (à l’exception des moquettes en laine, sans traitement et colorées avec des teintes végétales)… et idéales pour un élevage d’acariens ! Il existe toutefois un label allemand, GUT, qui garantit de faibles émissions de COV, mais il concerne très peu de marques en France.

 

Évitez aussi les revêtements stratifi és (agglomérés avec une couche mélaminée décorative), générateurs de COV. Les volumes que représentent un parquet ou un carrelage étant conséquents en terme de transport, prenez aussi en compte la provenance du produit. Pour des terres cuites, par exemple, mieux vaut privilégier une production locale.

 

 

Le parquet

 

Pour des raisons similaires, ne louchez pas sur un parquet en teck ; même certifié FSC, cet arbre exotique vient forcément de loin. Votre parquet ne sera réellement écologique que si vous choisissez des essences locales (chêne, hêtre, érable, frêne, noyer, châtaignier, épicéa, pin maritime…) et si vous le traitez avec des produits naturels (huiles végétales, cire dure). Parmi les bois qui ne nécessitent pas de traitement : le mélèze. On trouve désormais des parquets de bambou (toulemondebochart.fr ; tukabamboo.com ; sefwood.com).

 

Les parquets traditionnels sont pour la plupart fabriqués de façon artisanale avec des essences locales. La technique de pose des lames de bois massif, clouées, est la plus chère et la plus contraignante, mais ce sont les parquets les plus durables. On trouve aussi des parquets massifs à coller, moins épais que les parquets traditionnels ; des parquets contrecollés, composés d’une couche d’usure de bois massif collée à un support de contreplaqué.


La pose la plus simple reste celle du parquet flottant, qui peut s’effectuer surtout type de sol. Plus chère, la pose collée s’avère aussi plus durable.

 

Le bois certifié FSC ou PEFC n’est pas forcément plus cher. Plusieurs enseignes proposent ce label (Castorama, Leroy Merlin, Lapeyre, la Camif…). On en trouve à partir de 12 euros le mètre carré (stratifié chêne ou hêtre FSC, Leroy Merlin ; pin massif des Landes PEFC, Lapeyre) ou de 23 euros le mètre carré (contrecollé chêne Périgord certifié FSC, Lapeyre).

 

Le linoléum naturel


Rien à voir avec le lino synthétique ! Celui-ci, qui présente un meilleur bilan écologique, est fabriqué avec de l’huile de lin (d’où son nom), des résines naturelles, des farines de bois et de liège, le tout collé sur une toile de jute. On le trouve sous forme de lés ou de dalles à clipser comme un parquet flottant (à partir de 28 € le mètre carré en dalles contre 10 € le mètre carré en PVC).

 

Le liège, matière vivante


S’il a tendance à fuir le goulot de nos bouteilles de vin, le liège trouve de nouveaux débouchés ! Bon isolant thermique et acoustique, il résiste à l’humidité, est antistatique, hypoallergénique et s’entretient facilement. Architecte d’intérieur et designer, Maxime Beucher (Cork Design) innove avec le parquet en lattes de liège. Issu de l’écorce du chêne-liège, qui repousse en une dizaine d’années une fois retirée, le liège cumule les qualités : résistant à l’eau, aux mites, anti-allergisant, retardant au feu, solide, bon isolant thermique et acoustique. Les écorces sont agglomérées à chaud par la résine du liège, ce qui évite l’ajout de liants synthétiques. De plus, le chêne-liège joue un rôle économique et écologique important dans le bassin méditerranéen. Adaptées aux sols comme aux murs, les lattes de liège sont disponibles avec des teintes naturelles, claires ou foncées, finitions cirées, vernies mates ou brillantes. Leur pose est assez délicate. À partir de 110 € le mètre carré.


Le carrelage


On distingue plusieurs catégories de carrelages, dont les prix varient énormément suivant la qualité et le type de fabrication (de 5 € le mètre carré pour un grès cérame à 85 € pour une terre cuite faite main) :

 

  • les grès, mélanges d’argile et de silice traités de différentes manières (grès étirés, grès cérames ou émaillés) ;
  • la pierre naturelle (calcaire, ardoise…), de provenance locale si possible ;
  • la terre cuite : bien que la cuisson de l’argile dégage du dioxyde de carbone, la terre cuite a une durée de vie et un rendu rustique inégalables. Poreuse, elle doit être traitée avec un mélange d’huile de lin et d’essence de térébenthine pour devenir imperméable aux taches. Lustrez ensuite avec un lainage.

 

 

Cet article est extrait du livre de Catherine Levesque, Ma maison écologique, paru en 2008 aux Editions Eyrolles.

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