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ARTICLE L’Eco-Design : retour aux sources
Article du : 20/08/2008 Réalisé par :
Pour goûter au design version bio, il vous faudra encore patienter. En attendant, contentez-vous d’un de ses avatars : l’éco-design, conception la plus aboutie, écologiquement parlant.
C’était mieux avant ! Le mot design aurait-il été vidé de son sens ? Dans les années 60, lorsque ce terme apparaît en France, il désigne une activité noble par excellence et consiste à rechercher une réponse fonctionnelle, intelligente et si possible esthétique à nos besoins des plus courants aux plus excentriques. Galvanisé, surmédiatisé il caractérise dans les années 80 autant les méga productions comme celle d’Ikéa que les pièces uniques vendues dans les galeries d’art. Aujourd’hui, la course aux modes aidant, chaque objet se réclame de cette appellation…on achète, on jette en cours de vie, on rachète pourvu que l’objet soit design (à prononcer, bien évidemment « diz-aïe-n » !). La boucle est étourdissante… Retour aux sources Fort heureusement un vent nouveau se lève, et même s’il surfe lui aussi sur une mode, verte ce coup-ci, les initiatives qu’il souffle sont passionnantes. Eco-design te voilà ! Liaison parfaite entre esthétique et nécessité, le concept d’éco-conception soulève un sacré enjeu : il s’agit d’ajouter à la problématique déjà complexe du design d’un objet ses critères relatifs à l’environnement. Ceux qui s’y frottent se doivent donc de prévoir l’impact minimal d’un produit depuis la matière première et l’énergie qui rentre dans sa fabrication, jusqu’à sa destruction et son recyclage, mais aussi d’optimiser son usage et même de prolonger sa durée de vie. Tout un programme certifié, bien sûr, par tout un panel de labels et de normes européennes. Une aiguille dans une botte de foin Mais aujourd’hui, c’est un fait, la majorité des designers se contentent d’intégrer ces notions sans les respecter globalement. Une étude commanditée par le CDRA (Centre du Design Rhône Alpes) révèle que si 70% des designers ont conscience de la nécessité d’intégrer des critères environnementaux dans la sélection des matériaux, seulement 15% environ le font. D’où la difficulté, pour nous simples consommateurs, de se procurer des meubles ou objets eco-conçus. Pourtant, certains d’entre eux en ont fait leur cheval de bataille, comme les français instigateurs du programme Eco-design Bois Bourgogne, les sociétés Castor et Chouca, Designpyrénnées ou encore le cuisiniste italien Valcucine en proposant uniquement des pièces éco-conçues. La société Origine, elle, va plus loin, en commercialisant des meubles entièrement écologiques. Et l’on peut trouver de manière sporadique une cuisine chez Mobalpa, une chaise chez Ikéa (« Ellan ») ainsi que chez Iform (« Voxia »), une étagère et une table chez Roche Bobois (« Legend »), un bureau chez Gautier et les 110 pièces de la Camif bénéficiant du « label planète » avec les superbes créations de David Trubridge … A lire :
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