Rainett : la fée grenouille du ménage écolo !

Publié le 26 avril 2010 - Mis à jour le 15 novembre 2012

La marque à la grenouille fête ses 20 ans de présence en France. C’est l’occasion pour Frédéric Perrin, Directeur Général de la filiale française de nous expliquer la démarche choisie dès le début de l'entreprise.

Rainett : la fée grenouille du ménage écolo !

Rainett a un partenariat avec le WWF, pourquoi une telle alliance ?
Nous avons réalisé que nous avons des centres d’intérêt convergents et pensé qu’il serait intéressant de faire un bout de chemin ensemble. Au début des années 1990, nous recherchions tous les deux à augmenter notre visibilité. Mais surtout, le WWF est une ONG qui a « un pied dedans », c'est-à-dire qu’elle a une politique d’alerte sur des questions environnementales, mais qu’elle est aussi une force de proposition pour participer à la réflexion et aider à trouver des solutions. Elle a besoin de s’appuyer sur des hommes et des entreprises, car ils ont une prise directe sur le quotidien des individus. Nous sommes donc un relais de son action. De notre côté, le WWF nous apporte son expertise et un regard extérieur sur notre activité. C’est très stimulant, car nous avons choisi volontairement d’écouter ce « donneur d’ordres facultatifs ». En fait, ce partenariat nous permet de puiser dans les ressources de l’autre pour s’améliorer.

Parlez-nous de l’Ecolabel, sur lequel se repose l’action de Rainett pour l’environnement…
L’Ecolabel est un label européen qui date de 1992. Mais ce n’est que récemment qu’il est entré dans les mœurs des Français : il a été utilisé en France pour la première fois en 2004 ! Notre politique, c’est que tout ce qui peut être labellisé doit l’être. Aujourd'hui, nous sommes le plus gros industriel européen en termes de formules certifiées, avec à ce jour 68 formules écolabellisées. Au niveau français, sur tous nos produits pouvant être certifiés, seuls deux ne le sont pas. L’un le sera prochainement, l’autre doit d’abord convaincre les consommateurs. Rainett a aussi développer deux gammes de produits qui n’ont pas de catégorie correspondante d’Ecolabel : les assouplissants et les parfums d’ambiance en bâtonnet.

Concrètement, que certifie-t-il ?
L’écolabel a deux objectifs : il vise à certifier le respect de l’environnement et le impact moindre sur la nature du produit en question et certifie la démarche globale de recherche de performance environnementale de l’entreprise. L’Ecolabel est en fait un compromis sur le résultat. C’est important, car on s’est rendu compte que se baser uniquement sur le critère de l’impact environnemental d’un produit n’était pas suffisant pour garantir une vraie démarche écologique.

L’Ecolabel vous semble-t-il un gage de qualité crédible ?
Les exigences à remplir pour l’obtenir sont nombreuses et pointues, et chaque cahier des charges est spécifique. Par exemple, au sein même de la catégorie « Produits ménagers », il y a des différences importantes entre les critères de certification d’un produit vaisselle et d’un nettoyant pour le sol. Comme toute chose, il est critiqué par certains, mais je pense qu’il représente déjà une grande avancée. C’est notamment une nouvelle source d’informations pour les consommateurs. Avant, ils n’avaient droit qu’aux informations que délivraient les industriels sur leurs produits. Là, ils ont un repère objectif qui est en soit source d’informations complémentaires.

Justement, les emballages en disent-ils assez ?
C’est tout le problème de la société aujourd'hui. Nous avons à faire à des générations beaucoup plus méfiantes que par le passé. Or, à l’heure de l’information instantanée, il est difficile de faire tenir toutes les informations sur un petit bout de papier, surtout si l’on veut qu’il soit lisible et lu ! Ce qui est dommage est que les gens vont se concentrer sur les quelques informations manquantes au lieu d’apprécier les informations qui sont à leur disposition. L’apposition de l’Ecolabel est en soit une source infinie d’informations, qui ne cependant peuvent pas figurer in extenso sur l’emballage. Ma philosophie d’industriel est de dire qu’à un moment donné, l’information ou le besoin d’information doit s’arrêter et laisser place à la confiance, qui doit elle perdurer. Qu’est-ce qu’un label sinon la matérialisation d’une loi ? Un coup de vent peut le faire disparaître, tandis que la confiance reste.

N’êtes-vous pas choqué que certains produits écolabellisés soient en même temps irritant ?
C’est vrai que certains produits, notamment des tablettes vaisselle pour la machine, sont reconnus comme étant irritants. Cependant, je ne suis pas choqué. Ce qu’il faut regarder avant tout, c’est la tendance générale : d’où nous sommes partis et ce vers quoi nous tendons. Dans la situation actuelle, je ne trouve pas que cette réalité soit une aberration, car nous sommes bien plus proches du début de l’aventure que de sa vitesse de croisière. Peut-être que dans quelques années, avec les progrès dans tous les domaines, j’aurai une autre position.

Quel est votre best seller ?
Sans aucun doute, les produits vaisselle main.

Anne Ghesquière
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