Une chambre de bébé "Toxic-free" !

Publié le 11 février 2010 - Mis à jour le 12 février 2014
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C’est au moment où l’enfant se développe qu’il est le plus vulnérable aux substances chimiques.  Soustraire de son environnement proche les sources de certains polluants, c’est aussi faire le choix des alternatives qui préservent sa santé.

Une chambre de bébé
Une chambre de bébé

Respirer sans s’irriter

Un nouveau lit, une commode, une table à langer…Une règle d’or : pas de bois aggloméré et autres panneaux de particules qui contiennent du formaldéhyde. Il est le polluant de l’air intérieur le plus massivement présent dans les logements : peinture, vernis, tissus… il améliore le tombant des rideaux, la tenue froufroutante et infroissable des robes de princesses, et s’évade des peluches neuves durant au moins quatre mois. Classé cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2004, il est toujours dans la catégorie 3 sur la liste de l’Union européenne. Le formaldéhyde est impliqué dans l’augmentation des affections respiratoires et de l’asthme qui ont doublé chez les enfants au cours des vingt dernières années en Europe. C’est aussi un irritant de la peau, des yeux et des muqueuses en général. On choisira les bois massifs, et dans les petits prix, le pin naturel brut non traité et des tissus sans traitement.

Evitez de décliner à vie une allergie

Parfum fraise, odeur de vanille ou fragrance persistante…Même les jouets se mettent au parfum et le nombre des allergies infantiles, à caractère cutanée, de type eczéma s’amplifient. Le contact intime et permanent du bébé avec le doudou ou la poupée imbibés « love me » est-il un « plus » alors que les parfums peuvent déclencher une allergie ? Cela vaut aussi pour les produits de soin dont on chassera les fameuses « fragrances » indiqués sur l’étiquette. Les doudous en coton bio sont une alternative de choix, pour éviter aussi les retardateurs de flamme bromés. Ces substances chimiques, les polybromodiphényle-éther (PBDE) sont en effet massivement présents dans les jouets, mais aussi les mobiliers de type canapé. Leur mission : ignifuger les matériaux. Là encore, ils migrent dans l’air et se retrouvent dans les poussières des maisons. Ils ont contaminé la planète jusqu’au pôle Nord. Puissants perturbateurs de la thyroïde, neurotoxiques, leur persistance dans l’environnement, y compris dans le lait maternel, inquiète. Trois d’entre eux seulement ont été interdits par l’Union européenne (il en existe plus de 209) mais uniquement dans les équipements électroniques.

J'évite  Je privilégie
Les bois agglomérés, les panneaux de particules, les contreplaqués, les produits de traitement du bois. Les bois brut non traités.
Les jouets en PVC ou parfumés (allergisants), les peluches classiques qui contiennent des retardateurs de flamme bromés (perturbateurs endocriniens). Les doudous en coton bio, les poupées en tissus, les jouets avec indication “sans PVC” ou “sans phtalates”. Je cherche les labels. Voir sur le site : wecf.eu
Les mousses en polyuréthane pour le matelas de bébé. Les matelas en latex “100% naturel” ou en coton bio.
Les insecticides de tout poil, antimites, tueurs de moustiques et autres. Les solutions naturelles existent : collant avec phéromone, moustiquaire.

Des jouets en toute simplicité

Au royaume des jouets, le PVC règne en maître. Il contient des phtalates, des perturbateurs endocriniens, dont trois ont été interdits dans les jouets par l’Union. Sauf que trois autres demeurent autorisés et n’en sont que davantage utilisés alors que la toxicité de l’un (DINP) est équivalente au pire d’entre eux (DEHP interdit). Il n’y aurait pas de problème si ces substances chimiques ne migraient pas. Inutile d’être directement mis en bouche, les phtalates se retrouvent dans les poussières, infimes particules ingérées via le main-bouche exploratoire du bébé. Et les jouets ne sont pas les seuls concernés. Attention à ne pas tapisser les murs de la chambre en PVC, ces papiers qui n’en sont pas et se vantent d’être nettoyables ! Plusieurs marques ont banni ces perturbateurs endocriniens (Vulli, Lego, Playmobil, Brio…).

 

Anne-Corinne Zimmer
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