La taille douce des arbres

Publié le 22 janvier 2010 - Mis à jour le 26 novembre 2012

La taille douce vise à respecter l’architecture naturelle de l’arbre, et son fonctionnement naturel pour conserver les courants de sève qui irriguent les branches et permettent une cicatrisation rapide des parties coupées. Elle permet de tailler sans traumatiser la plante et sans ouvrir la porte aux nombreux parasites et maladies qui profitent trop souvent des mauvaises tailles pour pénétrer dans l’arbre.

Une taille douce est réussie quand après, on voit à peine que l’arbre a été taillé. Sa hauteur, son volume, sa densité sont réduits mais il a gardé sa forme naturelle avec un tronc, des branches principales plus ou moins verticales, des branches secondaires plus obliques et des brindilles plus horizontales. L’année après la taille, l’arbre ne doit pas réagir brutalement en produisant une grande quantité de pousses verticales et vigoureuses. Dans ces conditions, votre arbre se portera bien et vivra longtemps.

Mais avant de planter un arbre, pensez toujours au volume qu’il occupera et à la place qu’il aura pour se développer. Si l’arbre est adapté, il ne sera guère nécessaire de le tailler. Moins il est taillé, mieux un arbre se porte. 

Pour tailler, revenez toujours sur des points de ramifications naturelles.
Autrement dit, ne coupez jamais une branche ou une brindille à moitié, entre deux ramifications latérales, mais au ras de son point de naissance ou au ras d’une ramification latérale située plus bas. C’est « tout ou rien ». Sans cette précaution fondamentale, la branche réagit de mauvaise manière :

  • l’extrémité mal irriguée (chicot) pourrit et laisse entrer des parasites (insectes xylophages, bactéries et champignons parasites….),
  • pour de nombreuses espèces, des bourgeons latents situés sous la point de coupe se réveillent brutalement tous en même temps, ce qui provoque le départ de jeunes branches vigoureuses (effet dit du balai de sorcière).

La ramification latérale conservée intacte formera le nouveau prolongement naturel. On l’appelle aussi tire-sève car il va permettre de conserver le courant de sève depuis les racines jusqu’aux branches et leurs feuilles à venir.

 
Coupez au bon endroit
Si vous coupez une branche trop loin de son point d’insertion, la plaie de taille a du mal à se refermer, à cicatriser. Si vous coupez trop au ras, vous supprimer une partie des cellules végétales qui fabriquent le bourrelet qui va recouvrir la plaie de taille. Dans les deux cas, les parasites peuvent en profiter pour pénétrer, même si vous couvrez la plaie de mastic.
Solution : conservez le bourrelet cicatriciel situé à la base de la branche coupée. Il se reconnaît aux rides qui entourent le point de naissance de la branche à partir d’une branche plus âgée ou directement sur le tronc.
 

Éclaircissez la frondaison de l’arbre, simplifiez la ramure
Indispensable pour y ramener de la lumière, mais sans excès, et favoriser l’aération et l’assèchement du feuillage.
Pour « désépaissir » l’abondante ramure de l’arbre, commencez par supprimer les branches abimées ou mortes, au ras. Quand deux branches se croisent et se touchent supprimer l’une d’elles, la mieux placée, tournée vers l’extérieur. Si les branches sont trop ramifiées, supprimer une partie des ramifications, en commençant par celles orientées vers le bas ou vers l’intérieur de l’arbre. Procédez de la sorte sur l’ensemble de l’arbre quartier après quartier.

botanic
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