Toute la lumière sur l’éclairage

Publié le 30 juin 2009 - Mis à jour le 16 novembre 2009

Avant toute chose, tirez parti de la lumière naturelle. Placez de préférence les bureaux et les plans de travail sous une fenêtre. Privilégiez les couleurs claires sur les murs et les plafonds et orientez les meubles de façon à éviter les ombres sur les coins de lecture ou de travail. Préférez l’éclairage direct, plus efficace, à l’éclairage indirect. Évitez les abat-jour et les rideaux sombres ou épais.

Les puits de lumière

Dans une pièce sombre ou aveugle (corridor, salle d’eau, dressing…), en neuf ou en rénovation, on peut envisager l’aménagement d’un conduit de lumière (« lumiduc »), sorte de tube coudé à parois réfléchissantes qui capte la lumière via une calotte transparente fixée sur le toit (éclairage zénithal) ou la façade.

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Incandescence ou basse consommation ?

Près d’un ménage sur deux achète aujourd’hui des ampoules économes en énergie. Le choix des formes est beaucoup plus varié qu’il ne l’a été (globe, torsadée, bulbe…) et leur lumière plus chaleureuse. À la différence des lampes à incandescence (« ampoules » classiques et halogènes), qui produisent 95 % de chaleur et 5 % de lumière, les tubes « fl uo » (néons) et les lampes basse consommation (fl uocompactes) produisent environ 80 % de lumière et 20 % de chaleur.

La lumière produite par une lampe basse consommation de 15 W équivaut à celle d’une « ampoule » classique de 60 W et sa durée de vie est 6 à 7 fois supérieure. Elle est plus chère à l’achat, mais s’amortit en un an et fait économiser au cours de son existence environ 33 euros sur la facture d’électricité, qui peut s’élever à 65 euros par an pour un logement de 80 m2. Les lampes à incandescence sont censées être interdites d’ici à 2012.

En les remplaçant par des lampes basse consommation, on économise plus de la moitié de sa facture électrique. Les lampes basse consommation n’ont en revanche pas leur place dans les endroits où l’on allume et où l’on éteint souvent (couloir, WC, escalier).

Les halogènes

Un lampadaire halogène peut consommer autant en une année qu’un lave-linge. Il existe une nouvelle génération d’halogènes, qui consomment 25 % de moins qu’un halogène classique et offrent une qualité de lumière exceptionnelle. Ils sont en moyenne 20 % plus chers à l’achat que les halogènes standard mais s’amortissent rapidement par les économies d’énergie réalisées

Etiquettage obligatoire !

L’étiquette énergie est obligatoire pour les lampes. Y figurent l’efficacité énergétique (de A pour les plus sobres à G pour les plus gaspilleuses) et l’efficacité lumineuse, exprimée en lumens par watt : plus le chiffre est grand, plus la lampe émet de lumière pour la même énergie consommée. Les lampes fluorescentes sont classées A ou B, les halogènes entre C et G et les « ampoules » classiques entre E et G. Certaines bénéficient en outre de l’Écolabel européen.

Les Led (Light Emitting Diode) : une révolution lumineuse

Les Led (diodes électroluminescentes en français) furent longtemps cantonnées aux voyants de nos appareils hi-fi . Des progrès restent à faire pour un éclairage puissant, mais on les trouve sous forme de lampes d’appoint, de balisages (pour escaliers, allées de jardin…) et de petits luminaires sans fi l (à piles) à coller, aimanter ou poser dans les recoins sombres des placards, penderies… Elles consomment très peu et durent des milliers d’heures. Certains modèles se rechargent à l’énergie solaire.

En savoir plus

À lire : Thierry Salomon et Stéphane Bedel, La maison des [néga] watts, éd. Terre vivante.
Association negaWatt : www.negawatt.org.
Ikea : www.reagiraujourdhui.com.
Osram (calculateur d’économies d’énergie) : www.osram.fr.
Only-Pure (ampoule EcoPure à effet ionisant) : www.only-pure.com.

Cet article est extrait du livre de Catherine Levesque, Ma maison écologique, paru en 2008 aux Editions Eyrolles.

Catherine Levesque
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