Un jardin de petits fruits

Publié le 3 avril 2009 - Mis à jour le 26 novembre 2012

Un jardin de petits fruits laisse peu de répit aux gourmands.

groseillier
groseillier

Les baies et fruits goûteux s’y succèdent de mai à novembre, produisant, chaque année, sans caprice, de belles récoltes, exquises friandises vitaminées, à grignoter sur place, ou à cuisiner en desserts ou en confiture.

Gourmandises à portée de main

Les plaisirs de gourmandise liés à une facilité de culture placent les petits fruits en vedette dans tous les jardins, aussi bien dans les massifs d’ornement, qu’au verger ou au potager. Et même sur le balcon ! Car l’espace restreint ne les gène pas : ils bordent facilement les plate-bandes, tapissent un coin de mur ou s’installent même dans une descente de garage.

Les cueillettes à portée de main font la joie des enfants. Enfance rimant avec impatience, pas de souci : après la plantation les arbustes atteignent vite leur taille adulte et la récolte est rapidement abondante. Quant aux parents, ils sont ravis de pratiquer la taille et les soins sans grimper sur une échelle.

Ces petits fruits bourrés de vitamines gardent le bon goût sauvage de la campagne et procurent une satisfaction immense aussi bien lors de la cueillette, de la dégustation que lors de la transformation en confitures, en compote ou en sirops. L’hiver, quel bonheur de déguster ces préparations où simplicité, naturel et saveurs se conjuguent pour la joie de tous !

Ils se prêtent à tous les emplois. Les petits fruits ne sont pas, au jardin, des hôtes de passage : ils sont là pour des dizaines d’années ! Pourquoi se cantonner à les aligner au potager ? Avec une taille appropriée, les groseilliers peuvent se conduire en U, en boule et même se cultiver sur tige. Les fraises soulignent élégamment les massifs de vivaces ou les carrés de légumes et se mêlent joyeusement à de petites plantes comme l’aspérule et les lamiers. Les framboisiers sont beaucoup plus productifs s’ils sont conduits sur un fil et isolent ainsi un endroit disgracieux du jardin.

Les ronces cultivées grimpent sur un mur, s’enroulent sur un treillage, entourent un arceau, et aiment la compagnie des rosiers grimpants.

En sol acide, les airelles et les myrtilles constituent un excellent couvre-sol au pied des camélias ou des rhododendrons.

Groseilles, framboises, cassis… une fructification généreuse et fidèle

Presque introuvables sur le marché, ou alors très chers, les petits fruits méritent une place de choix au jardin.

Consacrez-leur un espace ensoleillé et à l’abri des vents. Plantez-les à l’automne en conteneur, ou de novembre à mars, à racines nues, dans une bonne terre de jardin, humifère et souple, enrichie de compost.

Avec une exception pour les myrtilles, qui aiment un sol léger, acide et préfèrent une mi-ombre. Si votre sol est lourd, argileux ou calcaire, plantez ces dernières en pot empli de terre de bruyère.

Voici les quelques indispensables, à planter sans restriction : groseilliers à grappes, cassissiers, groseilliers à maquereaux, framboisiers, mûres à gros fruits, tayberries (croisement entre mûres et framboises), myrtilles, et kiwis.

Sans compter les fraisiers.

Texte : Rose Landrieux
 

botanic
Articles du thème Mon verger bio
Envie de réagir ? Je prends la parole
Déjà membre? Je me connecte ou Créer mon compte
Magazine
FemininBio - Le Mag

OUI !
J'aime FemininBio !

Je m'abonne !