Dans de beaux draps !

Publié le 29 juin 2009 - Mis à jour le 24 octobre 2012

On se concentrera ici non pas sur le confort, qui relève des exigences de chacun, mais sur l’aspect écologique de la literie. Premier point élémentaire, un matelas s’achète en fonction du sommier et vice-versa. Les personnes allergiques limiteront les risques en proscrivant les matelas en laine et les sommiers tapissiers, appréciés des acariens. De même, elles ne laisseront pas leur matelas à même le sol, ce qui favorisait l’humidité. Pour le lit, on préférera du bois massif brut, protégé par une lasure naturelle.

Le latex, oui, mais naturel !

On passera sur les matelas en mousse (type Bultex), en polyuréthane, bien qu’ils soient confortables, pour le risque d’émissions de COV, plus ou moins élevé selon les modèles. Éliminés, également, les matelas à ressorts ensachés (le métal augmenterait l’exposition aux ondes électromagnétiques) et les sommiers électriques.

Même si l’on trouve désormais des matelas et des sommiers éco-conçus dans certaines marques, le latex est fabriqué à partir du pétrole, sauf s’il porte la mention « d’origine naturelle ». Il contient alors au moins 85 % de latex naturel, produit par la sève de l’hévéa, plus des additifs. Les détracteurs pourront lui reprocher son origine lointaine (donc du CO2 dégagé pendant le transport…) et un risque d’allergie pour certains dormeurs.

De la laine pour compter les moutons

Pour peu que la laine soit produite localement et non traitée, le matelas en laine a bonne presse chez les écolo-dormeurs. Ardelaine, une coopérative ardéchoise, fabrique des matelas en laine (lavée au savon biodégradable et non traitée), de forme traditionnelle ou futon, ainsi que des surmatelas, des couettes et des oreillers garnis de laine, en coton bio. À lattes souples ou rigides, leurs sommiers en pin sont protégés par une lasure écologique.

À l’aise sur son alèse

À quoi bon avoir un bon matelas si l’on gâche sa qualité par une alèse inconfortable ou bruyante. Certes, elle doit être imperméable ; c’est même le but ! Mais évitez les enductions au PVC au profi t du polyuréthane, qui réduit la transpiration et se recycle.

La fibre du beau linge

Synthétique ou naturel, bio ou équitable ? Dans le domaine du textile, les labels abondent et on ne tranche pas aussi facilement, d’autant plus que les nouvelles fibres, à base de végétaux comme le bambou ou de plastique recyclé, fleurissent depuis quelques années.

Couettes et oreillers

Du côté des couettes naturelles, on trouve les indéboulonnables couettes garnies de duvet ou de plumette d’oie (qui, contrairement à la laine, n’attirent pas les acariens), de laine Woolmark ou de cocons de soie. Prudence, en revanche, sur les traitements au Teflon®, censés éviter les taches…

Le linge de maison

Plaids, couvertures, serviettes de toilette, housses de couettes…, le coton bio, voire équitable, s’est démocratisé dans le linge de maison jusqu’à investir les gondoles des grandes surfaces. Désormais, certains traitements, comme Écolor 95, garantissent la résistance des couleurs à 95 °C même avec des teintures respectueuses de l’environnement.

Cet article est extrait du livre de Catherine Levesque, Ma maison écologique, paru en 2008 aux Editions Eyrolles.

Catherine Levesque
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