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Magies et contes : l’importance de l’imaginaire chez l’enfant

croire au pere noel

Article du : 17/12/2007

Réalisé par :
Noémie Blanchet

 

imaginaire, realite chez l'enfant

Contes de fées ou histoires de princesses, les aventures des héros ont toujours la cote auprès des enfants. Quelle place l’imaginaire occupe-t-il dans la tête de nos petits ? Réponse avec Etty Buzyn, psychanalyste et psychoclinicienne.

 

Quelle est l’importance de l’irréel pour un enfant ?

Au début de sa vie, l’enfant évolue dans un monde qui n’est pas rationnel. Il ne sait d’ailleurs pas faire la différence entre l’imaginaire et la réalité. La distinction entre les deux mondes prend du temps car l’imaginaire définit l’homme. C’est la capacité même de pouvoir voir et convoquer des choses enfouies dans les souvenirs. Peu à peu, l’enfant devient capable de faire la différence entre le réel et l’irréel.

 

Pourquoi un enfant a-t-il besoin de moments d’évasion ?

Le monde réel est très dur et contraignant. Pour un adulte, c’est déjà très difficile, alors imaginez pour un enfant ! En s’accordant des moments de rêve, l’enfant arrange la réalité. Il apaise et maitrise ainsi tout ce qui peut le contrarier. A l’âge de 6 ans, il garde la capacité d’imaginer des choses pour se rassurer et permet ainsi à son esprit de s’évader, tout en prenant conscience de la réalité. Les événements réels l’aident alors à créer de véritables scénarios personnels et à se construire son propre monde. L’irréel est capital pour un enfant. C’est ce qui va l’aider à enrichir, plus tard, sa vie d’adulte.

 

Faut-il faire sortir un enfant de ce monde imaginaire ?

Un enfant sait généralement sortir seul de cette phase de rêverie. La preuve en est que les enfants cessent généralement seuls de croire au père Noël. Ce personnage imaginaire fait partie du monde magique, tel qu’on le décrit dans un conte. Cette phase de croyance à l’irréel dure relativement peu de temps, et c’est bien dommage ! Mieux vaut donc le laisser croire à l’irréel le plus longtemps possible. Au moins pendant cette période, l’enfant ne se sent redevable vis-à-vis de personne, ce qui est capital pour sa construction psychologique.

 

Etty Buzyn est auteur de l’ouvrage Papa, Maman, laissez-moi le temps de rêver, paru aux éditions Albin Michel, 15 €.

 

 

      

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