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Vaccins : il faut expliquer l'acte

Article du : 07/09/2009

Réalisé par :
Anne-Corinne Zimmer

 

Interview exclusive de Daniel Floret, Président du Comité technique des vaccinations.

 


Il ne reste plus qu’un vaccin obligatoire (DTP). Mais dans les faits, il est administré avec 3 autres valences et les pédiatres n’informent pas les parents sur cette distinction entre les vaccins obligatoires et ceux qui ne le sont pas.  N’est-ce pas imposer des vaccinations ? Et n’y-a-t-il pas plus d’effets indésirables ?

D.Floret : L’avantage c’est de piquer le moins possible le jeune enfant puisqu’il y a une acceptabilité limitée à renouveler le nombre de piqûres. C’est un confort pour le médecin et pour les parents. Et cela permet d’assurer une meilleure couverture vaccinale.

Cela dit, vous avez raison, il est quasiment impossible d’obtenir un DTP seul. Mais la France est un des seuls pays au monde à avoir recours à la vaccination obligatoire, ce qui n’a pas de sens d’autant que l’on risque davantage, de nos jours, de mourir de la rougeole que de la diphtérie.

Mais j’estime inadmissible que les médecins vaccinent sans expliquer l’acte. La vaccination doit être justifiée, expliquée et consentie.

Enfin, je ne pense pas qu’il existe plus d’effets indésirables avec une piqûre qui comporte plusieurs vaccins. Ce qui est difficile, c’est d’obtenir une efficacité de chacun. Mais lorsqu’ils ont reçu une autorisation de mise sur le marché, c’est que leur efficacité est démontrée.

 



Sachant la contamination par l’hépatite B ne se fait que par voie sexuelle ou sanguine, comment justifier les campagnes de vaccination qui visent les nourrissons ?

D.F. : Nous n’avons jamais mis en avant les risques de contamination par ce virus pour les bébés, mais plutôt l’efficacité de ce vaccin s’il est administré dans l’enfance, au plus tard à 13 ans, selon le schéma complet. On estime alors qu’ils sont protégés à vie contrairement à ceux qui l’ont reçu dans l’adolescence ou à l’âge adulte.

 



Le Comité technique des vaccinations est placé auprès du Conseilsupérieur d’hygiène publique de France (CSHPF). Il détermine lesstratégies vaccinales et propose les adaptations du calendrier vaccinal.


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