Bonne nouvelle, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) reconnaît l'agriculture Biologique (AB, sur les produits) comme saine pour l'homme et pour l'environnement ! (voir ici) Et avec cela, elle reconnait les erreurs de ces 50 dernières années qui ont bouleversés les équilibre des différents écosystèmes : pollution des eaux, de l'air, de la faune et de l’avifaune, insécurité alimentaire, baisse du coût de production et baisse de la qualité des produits, toxicité des produits, mauvais traitements infligés aux animaux...La liste est longue.

Si « la somme de nos erreurs [alimentaires] dépasse notre capacité d'adaptation » (C. Kousmine), alors qu'attendons-nous pour les changer, ces mauvaises habitudes ?

Les impacts sur la santé psychique et physique de l'homme n'est plus à démontrer et nous assistons bien à une dégénérescence de la race humaine (désolé mais c'est le cas : multiplication des cancers, dépressifs, malades en tout genre, de l’obésité, des baisses de fertilité...).

Mais comment en est-on arrivé là ?

A cause d’une société hypermoderne pour qui se nourrir est une contrainte ? A cause d’une industrie agroalimentaire toute-puissante ? Du développement des zones urbaines déconnectées de la nature ? D’un exode rural qui a méprisé les métiers de la terre ?

Peut-être un peu de tout cela. Nous avons fait reculer la présence du végétal en ville pour mieux le domestiquer et l'offrir en artefact. Nous oublions que les dernières fermes ont fermés il y a peu dans Paris, que les vignes de Montmartre ont connues leurs heures de gloire et que les grives sifflaient dans les jardins ouvriers du 13e arrondissement. La disparition de ces évènements signe la fin d'une époque et le début d'un Paris sophistiqué, à la pression foncière trop forte pour toute initiative "verte". Cette déconnection de la terre en ville nous est préjudiciable car l'imaginaire urbain se nourri d'une nature idéalisé et commercialisé. A force de ne pas la côtoyer nous oublions que chaque denrée alimentaire qui termine dans notre estomac provient de la terre et qu’aujourd’hui nous compromettons l'avenir de celle-ci.

Faut-il alors densifier la ville pour lutter contre l'étalement urbain ou profiter des derniers espaces vides pour y laisser fleurir notre rapport à la terre ?

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