Vaccin anti-grippe A : Baxter, au cœur des soupçons ?

Publié le 7 septembre 2009 - Mis à jour le 25 novembre 2012

Par sa clairvoyance tout d’abord. La première tentative de dépôt de brevet sur son procédé de virus vaccinal H1N1 date du 28 août 2007, rappelle Wikipedia. Classée une première fois sans suite, l’entreprise réitère sa demande le 28 août 2008, au nom de chercheurs basés à Vienne, en Autriche. Cette fois, Baxter obtient son brevet le 5 mars 2009. Quelques semaines avant le début de la grippe porcine au Mexique.

Plus ennuyeux, la compagnie Baxter s’est également faite remarquer début 2009 pour sa négligence. Une énorme « faute », lorsque le centre de recherche autrichien de Baxter a transmis des échantillons de vaccins prototypes à 16 laboratoires sous-traitants, situés en Allemagne, en Slovénie et en République tchèque. Problème, ces échantillons de virus étaient contaminés, combinant des souches de la grippe humaine H3N2 (hautement contagieuse, mais faiblement virulente) avec celles de la grippe aviaire H5NI (mortelle mais peu transmissible à l’homme). L’erreur a été découverte en République tchèque, suite aux décès inexpliqués de furets infectés auxquels un laborantin avait inoculé le vaccin expérimental. Leur mort à de plus confirmer que le virus aviaire était bien vivant. Et non désactivé…

Ce type de croisement viral – appelé réassortiment – est en théorie impossible à produire « par accident ». Les consignes de sécurité des labos (et auxquels Baxter se conforme) sont ultra-strictes, conçues pour empêcher la moindre maladresse. Selon Alois Stoger, le ministre de la santé autrichien, 72 kilos du « matériel vaccinal expérimental » de Baxter ont été contaminés. Les circonstances précises restent floues. « Une erreur de processus, une erreur humaine ou un problème technique », a commenté fin février 2009 un porte-parole de la firme.

La crainte des autorités sanitaires européennes était que la fuite de Baxter se transforme en un nouveau virus hybride. A l’instar du tant redouté virus H1N1 actuel. Apparu en Californie et au Mexique mi mars 2009, soit quelques semaines après l’alerte européenne, lui aussi est un hybride. Un mélange improbable d’ailleurs, résultant de la recombinaison de deux virus porcins, d'un virus aviaire et d'un virus humain.

A qui profite la grippe ?

Une coïncidence troublante… D’autant plus que dans le même temps – le 9 mars, c’est à dire à quelques jours près - l’émergence des premiers foyers de grippe A est survenue au moment de l’annonce par Nicolas Sarkozy et Sanofi d’une usine de production de vaccins anti-grippe au Mexique. Un hasard de plus ?

Pour les plus suspicieux, la bévue de Baxter s’apparente à une forme de bioterrorisme, avec l’envoi par la poste de souches grippales vivantes sans pour autant avertir les destinataires du véritable contenu de l’enveloppe. Une plainte - relayée en France par l’association SOS Justice -  a d’ailleurs été déposée à ce titre par la journaliste autrichienne Jane Burgermeister qui estime que la manœuvre a été délibérée.

Pendant ce temps, la fabrication des vaccins antigrippe pandémique est lancée et les premiers lots sont en passe d’être livrés. Les autorités sanitaires en Australie, aux Etats-Unis, en Chine mais aussi en Europe ont validé l’usage de ces vaccins prototypes appelés Celvapan chez Baxter International, Pandemrix chez GSK ou Focetria chez Novartis. Les premières injections en France sont projetées au 15 octobre 2009. Conformément au plan.

 

""En six mois, entre avril et septembre 2009, le cours des actions de Baxter, Novartis, Sanofi et GSK ont toutes gagné entre 15 et 20 %. D'ailleurs, la grippe A "sera une opportunité significative en termes de revenus, à la fois cette année et l'an prochain", a confirmé fin septembre 2009 le directeur général des laboratoires Sanofi, Chris Viehbacher, à l'agence de presse Reuters. "C'est un joli coup de fouet à court terme pour le chiffre d'affaires et le cash flow."""

Charles Antony
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Réactions à l'article
Par lunazen le 5 octobre 2009 à 14h54
Des bénéfices!

La loi de l'offre et de la demande. Pour créer une demande, il faut une offre et beaucoup se demande si il n'y a pas eu manipulations de la population pour créer une demande et donc proposer une offre.

Des questions sans réponses mais qui suscite l'incertitude et le doute.

Un vaccin non pas pour soigner mais pour se remplir les poches!!

Par sf8977 le 9 octobre 2009 à 21h08
attention

on nous prends pour des veaux,sympas...

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