Vaccin anti-grippe A : une évaluation court-circuitée

Publié le 7 septembre 2009 - Mis à jour le 5 octobre 2009

En effet, pour tenir les délais et les quantités prévendues, les laboratoires disposent de différents procédés. Des procédés qui, cumulés, amplifient les risques de toxicité du vaccin anti-grippe A annoncé. C'est aussi ce que dénoncent les médecins et infirmiers ayant exprimé leurs critiques envers la campagne de vaccination prévue par les gouvernements. Une revue médicale allemande, Arznei-Telegramm, parle même dans son édition du 25 août, d'une « expérimentation grandeur nature sur la population ».

Fabriquer un vaccin à partir d'une souche virale nécessite d'abord de la cultiver, c’est à dire d'infecter une cellule hôte. En général, il s’agit de cellules d’œufs de poule fécondés ou de furet. On fait ensuite proliférer ce support avant de récolter l'antigène viral, la substance contenant des extraits de protéines du virus et permettant d'obtenir une réponse immunitaire. Afin d'accélérer la réplication des cellules infectées par le virus de la grippe, les cellules mises en culture peuvent être "cancérisées" de façon à favoriser leur multiplication. Chez Baxter, le procédé Vero qui repose sur des cellules rénales de singe vert, réduit les délais à 12 semaines. Au lieu des 23 habituelles. Un avantage concurrentiel non négligeable, surtout lorsqu’on dispose de la souche virale avant les autres compagnies pharmaceutiques rapporte Santé Log.

Faute de pouvoir garantir l’innocuité de ses vaccins novateurs, la République tchèque n’achètera pas de vaccin chez Baxter, bien que l’usine de production soit situé sur son territoire.

En cause également, les adjuvants. Les substances ajoutées pour « améliorer » l'efficacité du vaccin. Pour accroître encore le nombre de vaccins administrés, on peut par exemple diviser par 4 la quantité d'antigène viral présent dans chaque dose. Cependant, pour éviter d'atténuer l'efficacité du vaccin, on emploie des additifs capables d'amplifier la réponse immunitaire du patient. On peut ainsi garantir l'efficacité du vaccin même avec très peu d'antigène... Au risque toutefois d'entrainer une réaction immunogène trop importante, à l'origine d'une maladie auto-immune.


Charles Antony
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Réaction à l'article
Par lunazen le 5 octobre 2009 à 14h10
Pas grave

Précipitation. Tant pis si on développe des maladies auto-immunes tant que les laboratoires font des bénéfices.

De toute façon, ils bénéficient d'une immunité face à la justice.

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