Santé

Le charme discret de l’intestin

Publié le 26 décembre 2015
Fan de bio, de beau et de bon, passionnée par les questions de diversité, de développement personnel et de médecines naturelles.
Montre-moi tes selles, je te dirai qui tu es.
Choquant ? Et pourtant, nous sommes ce que nous mangeons. Et plutôt deux fois qu’une : nous mangeons à la fois pour nous nourrir et pour nourrir les gentilles bactéries qui logent dans les coins et recoins de notre colon.
Euh… des bactéries ? 
Et oui, notre merveilleux colon est l’organe le plus hospitalier de notre corps. D’ailleurs, il est le plus « grand » de nos organes. Imagine la paroi intestinale dépliée : une surface de près de 7 kilomètres, parsemée de plis et de villosités, comme un paysage très vallonné. Un paradis pour les bactéries, organismes microscopiques qui viennent s’y loger et perpétuer leur descendance. 
Ah d’accord…  Mais vous avez ajouté « gentilles » quand même ? (Rassurez-moi).
Notre colon, c’est comme un territoire. Il y a une population, les bactéries. Et il y a des bonnes et des méchantes. Et c’est un peu toujours la guerre entre elles pour savoir qui sont les plus nombreuses et les plus fortes.  
Moi, je préfère les gentilles, de bactéries. Mais quelle utilité de les nourrir ? (Faudrait pas pousser non plus). 
C’est justement en les nourrissant qu’on leur permet de s’épanouir, de s’installer et de faire vivre leurs heureux enfants. Et plus elles s’épanouissent, moins elles laissent de place aux méchantes bactéries.
Et concrètement, ça m’apporte quoi, de prendre soin d’elles?
De plus en plus d’études récentes se penchent sur le rôle des bactéries sur notre santé. Certaines sont vraiment super vilaines : salmonelles, helicobacter, toxoplasmes, oxyures… autant de parasites qu’il n’est pas recommandé d’inviter sous notre toit. Elles sont à l’origine de nombreuses maladies, allergies et dégénérescences. D’autres joueraient un rôle protecteur. Les recherches ne font que commencer sur l’action et le rôle de ces organismes.  Nous en connaissons tous une partie sous le nom de « probiotiques », mais là encore une infime minorité a été explorée à ce jour. Ce que nous savons en revanche, c’est qu’elles peuvent influer positivement sur notre santé physique, mentale et émotionnelle. L’enjeu est donc de savoir repérer les plus protectrices et de trouver des solutions pour les accueillir au mieux.
C’est super passionnant tout ça. Alors, je peux faire quoi ?
Lire le livre de Giulia Enders « Le charme discret de l’intestin » ! Cette doctorante allemande de 25 ans à peine est une passionnée des histoires d’intestin. Et elle arrive à merveille à rendre ça sexy, passionnant et « moreish » dans ces pages. Si tu veux tout savoir sur notre second cerveau (je parle de notre colon, là) et son microbiote, si tu veux avoir des conseils alimentaires et d’hygiène de vie pour lui faire du bien, alors ce livre est fait pour toi. Il est étonnamment accessible,  très rigolo, avec des dessins faits par sa sœur. 
Convaincue ? Allez tiens, je te le prête. Et fais passer !
Le charme discret de l'intestin
Julia Enders
Actes Sud
 
Notre contributrice : 
Léa Durupt est l'auteure du blog Je bénis l'inventeur, contributrice au blog participatif Vivremieux ! et co-animatrice sur Radio Médecine Douce.
Retrouvez Lea Durupt pour sa chronique sur Radio Medecine Douce
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