Analyse

Grippe A : les professionnels de la santé dubitatifs

Publié le 7 septembre 2009 - Mis à jour le 30 novembre 2012

L'avertissement vient de l'écologiste et agrégée de biologie Michèle Rivasi, à l'origine du labo de mesure sur la radioactivité Criirad puis du Criirem, sur la pollution électromagnétique. Ses doutes sur le vaccin anti-grippe A ont pris la forme d'une lettre ouverte adressée le 26 août 2009 à la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

« Alors que le gouvernement a commandé 94 millions de doses de vaccins et mis en place un protocole drastique faisant preuve d'un sens de l'anticipation rare en matière de prévention sanitaire, on peut aujourd'hui s'interroger sur la relation bénéfices-risques de cette campagne de vaccination généralisée. » Très sceptique, l’eurodéputée Europe Ecologie, demande au gouvernement « avant de mettre sur le marché ledit vaccin, de répondre aux informations nécessaires concernant les effets secondaires possibles engendrés par un tel vaccin et les adjuvants utilisés pour (le) fabriquer. »

Des questions à mettre au compte d'une manoeuvre politicienne ? Peut-être. Au détail près que les premières réserves sur la stratégie prévention grippe A/H1N1pdm - pour pandémique, c'est sa nouvelle dénomination officielle - sont venus des propres rangs de la majorité. De l'urologue et professeur de médecine Bernard Debré, député UMP de Paris, qui a comparé le virus H1N1 tant redouté à une « simple grippette », « peut-être même un peu moins dangereuse que la grippe saisonnière ». Tous pays confondus, le nombre de décès approche en septembre les 3900 décès depuis l'apparition du virus H1N1 six mois plus tôt, printemps 2009 au Mexique. Contre 250 000 à 500 000 morts annuels lors de la grippe ordinaire.

On est loin, très loin de la catastrophe annoncée. « Tout ce que nous faisons ne sert qu'à nous faire peur » a déploré ce membre du comité national d'éthique lors de son interview donné au Journal du Dimanche du 26 Juillet 2009.
 

Les médecins pas convaincus

Un éditorial de The Lancet partage cet avis : « Les pays doivent estimer précisément les risques et les avantages d'une approbation rapide d'un vaccin contre le H1N1. D'autant plus que la maladie est bénigne et que la plupart des patients se sont totalement rétablis. » Et que la volonté de faire vite, trop vite, s'affranchit des précautions habituelles, regrette la prestigieuse revue médicale britannique.

Au fil des informations disponibles sur la grippe A/H1N1pdm, les experts et professionnels de la santé se montrent ainsi de plus en plus dubitatifs sur le recours à une vaccination de masse et menée dans l'urgence. Selon un sondage du quotidien des médecins, seuls 52 % des médecins libéraux seraient prêts à être vaccinés contre le virus H1N1. 63 % des 4000 infirmiers ayant répondu à une enquête du syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI, CF-CGC) refusent de se faire vacciner contre la grippe A « du fait d’un vaccin développé trop rapidement, et d’un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes » alerte un communiqué du SNPI du 1er septembre 2009. Notamment une maladie neurologique appelée Syndrome de Guillain-Barré.

« Je ne me ferai pas vacciner, alors comment dire aux gens de le faire pour eux ? Ce qu'il faut c'est le consentement éclairé de chacun. Toute personne qui souhaite se faire vacciner doit être informée du rapport bénéfices/risques » souligne dans Rue 89 Thierry Amouroux, le secrétaire général du SNPI. « Le vaccin contre le H1N1 n’est pas un vaccin normal, poursuit-il dans une interview donnée au quotidien gratuit Metro. Il a été conçu de manière très rapide et n’a été testé que sur un très faible nombre de personnes. Que l’on passe sans transition d’un produit testé sur quelques centaines de personnes à un produit injecté dans la foulée à quelques dizaines de millions d’autres, c’est un vrai souci. »

Cette méfiance du corps médical, forgée en France au fil des scandales du sang contaminé ou des vaccins contre l'hépatite B, se retrouve tous pays confondus. Un sondage mené fin août au Royaume-Uni montre que 30 % des 1500 infirmières interrogées refuseraient de se faire vacciner et 33 % sont indécises. A Hong-Kong, près de la moitié du personnel soignant refuseraient la vaccination. Autant par crainte des effets secondaires que par doute de l'efficacité du vaccin.

 

Charles Antony
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Réactions à l'article
Par lunazen le 5 octobre 2009 à 13h55
Sceptique

Comme beaucoup je suis sceptique en effet sur les bénéfices-risques de ce vaccin élaboré à la va-vite.

Est-ce pour ne pas perdre la face que l'on veuille vacciner en masse?

Par mimini le 6 octobre 2009 à 19h00
Grippe Sanofi

Il est temps d'informer "tous" les citoyens de ce qui les attend. Le profit et toujours lui! apprendre aux "pauvres gens" à se nourrir correctement. Distribuer des compléments alimentaires qui aident à neutraliser les virus.
Oscillococcinum, Echinacéa, des médicaments pas chers, qui n'enrichissent pas notre "docteresse" visiteuse médicale et ses acolytes, notre président sera-t'il vacciné et avec quel vaccin??
J'ai lu sur "info-gourvernement", les virus donnent "le cancer", j'ai le cancer à cause de la baisse de mes "cellules natural killer", notre corps ne fabrique plus d'immunité. Combien de scéroses en plaque depuis le vaccin de l'hépatipe B. Oligatoire pour travailler auprès des enfants.
Que tous les "Bios" du monde se lèvent et dénoncent ces pratiques qui tuent nos enfants ou en font des futurs utilisateurs de leurs drogues.!!

Par mouette54 le 6 octobre 2009 à 20h50
trop d'inconnus et de risques pour si peu

Merci d'oser publier un tel article qui fait se poser de bonnes questions.En ce qui me concerne j'ai eu cette "gripette" et je n'en reviens pas de l'arsenal mis en place pour si peu...Etant fatiguée, j'aurais renforcer mes défenses immunitaires sans aucun doute par des médecines douces . Mais il est hors de question que je me fasse vacciner, les risques me semblent pires que ceux liés à la grippe car il y a encore trop d'inconnus

Par sylvie sucy le 7 octobre 2009 à 09h14
contre le vaccin

merci pour ces avertissements - je les connaissais m'étant renseignée par ailleurs. Mais il est important d'informer le plus de personnes possible. Déjà je suis septique vis à vis des vaccins d'une manière générale mais alors là tous ces commentaires ne font que confirmer notre décision de ne pas se faire vacciner et de ne pas avoir peur d'une grippe somme toute moins dangereuse que la grippe habituelle.
bonne journée à tous et pensons à relayer l'info

Par delphinounette le 7 octobre 2009 à 10h47
le vaccin

Moi même professionnel de santé, je refuse la vaccination et je confirme en effet qu'il y a dans le vaccin un adjuvant qui peut entrainer la maladie ainsi que d'autres neurologiques ! Alors non à ce vaccin. Et n'oublions pas que la grippe saisonnière toute simple fait plus de ravage que la grippe A actuel.

Par mamita le 7 octobre 2009 à 11h29
merci d'ouvrir ce débat

Je souffre d'une maladie auto-immune; mon médecin est contre cette vaccination pour moi et pour lui-même .

Par antbra le 7 octobre 2009 à 14h42
merci

j'ai deja entendu par des infirmiers et des
medecins que l'adjuvant en question serait
du "mercure"...c'est une honte!!!je ne me
ferais pas vacciné si nous navons pas de garanties plus importantes

Par sandy3921 le 9 octobre 2009 à 13h59
enceinte

que doit-on faire lorsque l'on est enceinte alors? le faire ou pas ? c'est mon cas et j'avoue pour l'instant je ne sais pas quoi faire, tout ça fait peur aussi bien les effets du vaccins que le risque d'une pandémie!

Par girardotf@free.fr le 10 octobre 2009 à 21h34
que faut il faire

ma belle fille est enceinte et a souvent des rhumes chroniques .doit elle se faire vacciner et sera t elle sur si elle le fait de l avoir sans adjuvant
quand pourra t on savoir les reactions secondaires d apres vous dans 1 mois pourra t on savoir si il y a des reactions secondaires et vont ils le dire ?
merci de me repondre.Françoise

Par baloutchou le 15 octobre 2009 à 14h19
pas d'effets secondaires ?

comment ose-t-on nous dire qu'il n'y aura pas d'effets secondaires, alors que nous n'avons pas le moindre recul ? de même lorsque l'on nous dit que vacciner les bébés très jeunes contre l'hépatite B est sans danger : ah oui ? vous en connaissez, vous, de ces bébés vaccinés qui ont déjà atteint l'âge adulte ?
c'est de l'intox, qui fait la fortune des labos ; ne vous laissez pas manipuler ! quant à moi, 3 gr d'influenzinum 30 ch chaque semaine jusqu'en avril, voilà ma prophylaxie.

Par baloutchou le 15 octobre 2009 à 14h19
pas d'effets secondaires ?

comment ose-t-on nous dire qu'il n'y aura pas d'effets secondaires, alors que nous n'avons pas le moindre recul ? de même lorsque l'on nous dit que vacciner les bébés très jeunes contre l'hépatite B est sans danger : ah oui ? vous en connaissez, vous, de ces bébés vaccinés qui ont déjà atteint l'âge adulte ?
c'est de l'intox, qui fait la fortune des labos ; ne vous laissez pas manipuler ! quant à moi, 3 gr d'influenzinum 30 ch chaque semaine jusqu'en avril, voilà ma prophylaxie.

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