Jeûne

Je teste le jeûne intermittent pendant 1 mois : J+15

Publié le 30 juillet 2014 - Mis à jour le 10 septembre 2014
Nutrithérapeuthe, auteure, créatrice culinaire, co-fondatrice de ma BiHo box.
Maëlle Feret teste pour vous le jeûne intermittent !
Maëlle Feret teste pour vous le jeûne intermittent !

Maëlle Feret a décidé de faire l'expérience du jeûne intermittent pendant un mois. Elle témoigne pour FemininBio de son état à mi parcours, soit 15 jours après le début de sa cure.

Comme convenu, à mi-parcours de mon expérience de jeûne intermittent, je viens faire un point avec vous. Pour vous remettre en situation, j’ai choisi de suivre pendant trente jours une des nombreuses versions du jeûne intermittent, le 16/8 : 16h de jeûne et 8h de "fenêtre alimentaire" sur 24h. Attention, cela ne signifie pas que je mange toutes les heures et/ou n’importe quoi pendant la fenêtre alimentaire… Je mange entre 12h et 20h, autrement dit, je fais un repas du midi, et un repas du soir vers 19h, 19h30, et quand j’en ressens le besoin, je goûte vers 16h… Mais vous allez voir que le jeûne étant comme une habitude à prendre, je trouve de plus en plus aisé de ne faire que 2 repas par jour !

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Au début de ce jeûne, j’ai dû travailler avec ma volonté… Ben oui, on ne passe pas si facilement de 4 repas (+ quelques grignotages par ci par là), à un jeûne complet de 20h à 12h le lendemain. Je pensais que le plus difficile à tenir serait le matin, je me voyais déjà affamée à partir de 10h00, mais non ! Mon café matinal m’a largement comblé et ce dès les premiers jours. Le plus dur sur la première semaine, ce fût de laisser tomber les grignotages nocturnes : rien d’insurmontable dans la mesure où rationnellement, je savais que 2h après mon repas, ma faim n’en était pas vraiment une : je me suis donc instaurée un rituel tisane-méditation (assez court) qui m’a bien aidé à dépasser cette habitude.

1er point important donc de ce bilan : le jeûne intermittent m’a permis de ressentir et de redéfinir les contours de ma faim « véritable »… Je me rends désormais mieux compte de ma faim et de ma satiété… Après 15 jours, les envies nocturnes sont presque aux oubliettes ! Et c’est aussi comme ça que je me suis rendue compte que je goûtais par automatisme, par gourmandise mais pas toujours par faim… L’objectif de ce jeûne n’était pas d’exclure cet en-cas qui peut être utile et équilibrant au quotidien, mais cela se fait désormais tout seul : les jours où je n’ai pas faim à 16h, je ne mange pas et j’attends le dîner sans souci !

Par ailleurs, je me rends compte que je ne grignote plus du tout entre les repas. Dans notre quotidien où tout est à portée de main, nous sommes nombreux(ses) à piocher régulièrement dans nos placards à toute heure de la journée sans même y prêter attention et sans même prendre la peine de questionner notre faim réelle. Or les grignotages (même « sains » : fruits, fruits secs, …) sont sources de fatigue et d’encrassement de l’organisme dans la mesure où ils sollicitent en permanence le système digestif qui s’épuise à travailler en continu et, à terme, ils signifient 9 fois sur 10 une « suralimentation » qui peut amener à terme à faire monter l’aiguille de votre balance…

Ce qui m’amène tout naturellement au 2ème bénéfice que je ressens après 15 jours de jeûne intermittent : une plus grande énergie ! En mangeant moins ? Et oui, ces longues pauses « offertes » au système digestif sont autant d’énergie retrouvée. Par ailleurs, le regain d’énergie s’explique de façon très mécanique : mis en période de jeûne, même brève, le corps se met en alerte (de façon positive) et des hormones de « survie », très dynamisantes, se réveillent : à moi dopamine et sérotonine : et c’est comme ça que la fin de la fenêtre de jeûne que j’appréhendais avant de commencer (fin de matinée), se passe en fait très bien ! Ce phénomène de déclenchement des hormones, n’a pas de positif que l’énergie, cela va (et peut aller) beaucoup plus loin. Je connaissais la théorie, je l’ai désormais vécu « en vrai » :

Au matin de mon 3ème jour de challenge, je me suis levée avec ce que j'appelle mon "début de migraine". 

Je suis une ancienne grosse migraineuse. Il y a quelques années, à l'âge de 23 ans précisément se sont déclenchées mes 1ères migraines. Elles sont montées en puissance et en fréquence, j'ai connu au moins une année atroce pendant laquelle au moins une fois par semaine j'étais complètement sonnée pendant 24h. Ce que j'appelle début de migraine, c'est donc quand je me réveille avec ma "zone migraineuse" : qui se situe autour de l'oeil gauche, avec une sorte de "faisceau" allant de mes dents -racines- à un point sensible dans la nuque - à gauche aussi. En général dans ces cas là, la douleur monte peu à peu et je me trimballe 24 ou 36h de "faire avec". 

Et donc, en ce 3ème matin de jeûne, ma zone sensible migraineuse s'en est allée toute seule (ce qui n’arrive, pour mon cas personnel, jamais !)! Je l'ai remarqué en me faisant chauffer ma tisane vers 11h : pfiou, plus rien envolée... De là à faire le lien avec le jeûne, il n'y a qu'un pas... que je fais !
Plusieurs explications rationnelles et scientifiques, liées notamment à la cétose, même si finalement, les chercheurs peinent un peu à expliquer tous les bienfaits observés liés à la pratique du jeûne. "On pense que jeûner provoque un stress et relance les mécanismes d’autorégulation du corps, ce qui aurait des effets thérapeutiques. Le jeûne aiguiserait également les forces curatives de l’organisme et agirait en stimulant les organes d’élimination. On pense aussi que les hormones mobiliseraient les réserves du corps et auraient un effet anti-inflammatoire".

Depuis le début de ce challenge beaucoup de points positifs donc ! S’y ajoute une régulation de mon poids, mais étant en vacances (et sans balance !) je vous parlerai de ce point plus longuement lors de mon bilan final. Ce qui est sûr c’est que mes pantalons ne me serrent plus à la taille et que j’ai réellement eu une sensation de « dégonflement » les premiers jours de jeûne.

Par ailleurs, une quinzaine de personnes ont rejoint le challenge sur facebook, si vous avez des questions, n’hésitez pas à vous inscrire et/ ou à venir lire mon journal de bord détaillé. Parmi les questions qui me sont revenues le plus souvent : les difficultés à « tenir » et les sensations de faiblesse en fin de matinée (pour ceux qui ont choisi la même fenêtre que moi).

Ce jeûne est assez facile à suivre si on est en bonne santé à la base. Par contre, si vous avez par ailleurs un traitement médical/ des douleurs ou des fatigues chroniques importantes, je pense que ce jeûne doit s’accompagner d’un ré-équilibrage alimentaire et/ ou plus général de votre terrain naturopathique. Et bien sûr, toute personne décidant de se lancer dans ce genre de pratique doit se sentir prêt(e) à s’écouter. On ne jeûne pas « coûte que coûte », on jeûne dans la mesure où l’on est capable de saisir et d’accepter ses limites (qui pourront évoluer avec un rééquilibrage donc !). Vous nous suivez ? Bienvenue dans cette chouette aventure !

Rendez-vous dans 15 jours pour la fin du challenge !

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Notre contributrice :

Maëlle Feret l'auteur du blog Permis de gourmandise, est créatrice culinaire et conseil en bio-alimentation, nutri-santé, intolérances et régimes spécifiques. Son blog partage ses découvertes, ses recettes saines et ses conseils précieux. 

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