Jouets

Noël : des jouets sans danger pour la santé sous le sapin

Publié le 3 décembre 2013
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1 Allergènes et retardateurs de flamme

Choisissez une peluche qui ne contient ni retardateurs de flamme, ni allergènes.

2 Phtalates et bisphénol A

Les jouets en plastique peuvent contenir des phtalates et du bisphénol A.

© Istock

3 Métaux lourds

Attention à la présence possible de métaux lourds dans les peintures et les feutres.

Noël arrive avec son cortège de cadeaux... et de polluants. Heureusement, les médecins de l'Association Santé Environnement France (ASEF) vous guident au rayon jouets afin de choisir les produits les plus écolos pour vos enfants et vous assurer de belles fêtes sans risques.

Noël : les cadeaux, les guirlandes, les retrouvailles en famille, les huîtres, le saumon fumé, le chocolat… Génial ! Mais tout ce folklore idyllique cache un côté obscur : les kilos en trop, les comptes en banque à découvert, les dindes sur la table (ou à table, c’est selon…), mais aussi et surtout un bon petit lot de polluants au pied de votre sapin.

Je veux bien sûr parler des polluants sournoisement dissimulés dans les cadeaux destinés à vos enfants. Or, si, en plus de passer des heures à chercher la poupée "Fashionista robe de soirée" et son Ken à la Justin Bieber, vous devez vous assurer que ces jouets en plastique sont bien sans danger pour la santé… vous aurez fini vos courses de Noël en juin. C’est pourquoi les médecins de l’ASEF vous proposent quelques éclaircissements et conseils pratiques pour éviter un maximum de polluants sans pour autant devenir dingue.

Des polluants en pagaille

Pour commencer, faisons un petit tour des polluants qui peuvent se cacher dans les jouets :

  • Retardateurs de flammes et allergènes dans les peluches
  • Phtalates et bisphénol A dans les jouets en plastique
  • Formaldéhyde dans les jouets en bois
  • Métaux lourds dans les peintures et les feutres.

Ce qui veut dire, par ordre d’apparition : des perturbateurs hormonaux, des allergisants et des cancérigènes !

Bien entendu, tout cela est à relativiser - mais non à minimiser. Les effets de ces polluants seraient plus ou moins importants selon, entre autres, le profil génétique de l’enfant, mais aussi sa durée d’exposition et la dose à laquelle il a été exposé. Sur le court terme, ces substances seraient responsables d’irritations et d’allergies pour les plus sensibles. Mais sur le long terme, elles pourraient avoir des conséquences plus graves.

Oui, le Père Noël pourrait en fait être une ordure, mais ne lui jetons pas la pierre trop vite. Les jouets ne représentent qu’une partie de l’apport en polluants : gardez en tête que, même lorsque vous les amenez jouer au parc, vos marmots respirent tout un tas de polluants reconnus comme cancérigènes…

Si cela ne doit pas nous empêcher d’ouvrir grand les yeux, ce n'est pas une raison pour culpabiliser de céder aux sirènes de la blonde poupée-mannequin à stilettos rose fluo. Alors, comment s'arranger pour nettoyer autant que faire se peut la hotte de Barbe Blanche ?

Pas d'écolabel européen pour les jouets

Poupée écolo PetitCollin
Poupée écolo PetitCollin
Le problème, c’est qu’à ce jour les fabricants ne sont pas obligés de noter la composition de leur produit. Dur, dur donc de savoir ce qu’il se passe sous la robe de la poupée. Vous pouvez cependant le demander par écrit au magasin commercialisant le jouet qui vous intéresse. La règlementation européenne REACH lui impose de vous renseigner dans un délai de 45 jours sur la présence éventuelle de certaines substances chimiques. Une démarche assez complexe et longue, donc pas très satisfaisante.

Autre possibilité : se fier aux labels. Mais malheureusement, pour l’instant, il n’existe pas d’écolabel européen spécifique aux jouets. Il vous faudra vous contenter des labels "Spiel Gut", qui garantit l’absence de substances toxiques, ou "Öko-Test", qui note les produits en fonction de leur danger pour l'environnement et la santé.

Choisir les matériaux les plus sûrs

Troisième solution : l'achat sélectif des jouets. Pour les jeux en bois, on peut choisir du bois brut et non vernis. Pour ceux en plastique, privilégiez la mention "sans PVC" ou "sans phtalates". Pour les poupées et peluches, pensez à les laver avant utilisation et préférez plutôt des produits en fibres naturelles ou bio. Enfin, dites carrément stop au maquillage pour enfant, qui échappe aux règlements sur les jouets et peut contenir des taux importants de plomb.

Il reste encore une quatrième voie : opter pour des jouets d’occasion, qui présentent de nombreux avantages. Ils émettent moins (voire plus du tout) de polluants puisqu’ils sont vieux ; ils sont réutilisés et n’augmentent donc pas nos stocks de déchets; et enfin, ils permettent de faire deux heureux : votre enfant et votre banquier !

De l'air, de l'air !

Mais si c’est vraiment la poupée Fashionista qu’il vous faut et pas une autre, il ne vous reste qu'un moyen de la rendre moins polluante - et cela vaut pour tous les jouets neufs : débarrassez-la de son emballage et pensez à bien l'aérer avant de la déposer sous le sapin. Cela permettra de limiter l'exposition de votre enfant aux polluants.

Voilà, vous savez tout, petite Mère Noël ! Alors, quand vous reviendrez des courses avec des jouets par milliers, n’oubliez pas de bien les aérer ! Joyeux Noël !

> Retrouvez de nombreux éco-conseils sur les fêtes de Noël dans le calendrier de l’Avent de l’ASEF

Retrouvez ces conseils et une expérience de lecture optimisée dans le magazine FemininBio de décembre 2013 sur iPad.

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