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Les légumes blancs pour prévenir le cancer de l'estomac

Publié le 9 décembre 2015
Parmi les légumes blancs, le chou-fleur.
Parmi les légumes blancs, le chou-fleur.
© Pixabay

Les aliments qui préviennent le cancer de l’estomac et les benzodiazépines responsables de démence, voilà ce qu’il ne fallait pas manquer cette semaine dans l’actu santé-environnement.

Prévention du cancer de l’estomac : des légumes, oui ! Mais blancs…
Chaque année, en France, entre 6 000 et 8 000 nouveaux cas de cancers de l'estomac sont diagnostiqués, l’alimentation et le tabagisme étant les principaux facteurs de risque. Des chercheurs chinois ont justement voulu savoir quels étaient les aliments les plus « protecteurs » du cancer de l’estomac. Pour cela, ils se sont basés sur 76 études menées en Europe, en Asie ou aux États-Unis. Ces études regroupaient au total plus de 6,3 millions de personnes suivis sur une période de 11 ans en moyenne. Ils ont alors constaté que, contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n'y a pas de lien entre la consommation totale de légumes et le risque de cancer de l'estomac. En revanche, les pommes de terre réduiraient le risque de 7% et les légumes blancs (asperge, blette, céleri, chou-fleur, endive et poireau) de 33% ! Les fruits auraient également des vertus préventives contre le cancer de l’estomac.
Et sans surprise, les viandes transformées comme la charcuterie, le poisson salé, les aliments riches en sel et l’alcool augmentent le risque de cancer de l’estomac.
Alors, si vous n’avez pas d’idées pour le prochain repas, pensez aux légumes blancs…
Les benzodiazépines responsables de démence
Médicaments les plus consommés en France, les benzodiazépines sont généralement prescrits en cas d’insomnie ou d’anxiété sur une longue durée. C’est en interagissant avec des neurotransmetteurs du cerveau qu’ils peuvent modifier l’activité psychologique et mentale. Des chercheurs de l’INSERM ont justement voulu savoir si cette action sur les neurotransmetteurs n’avait pas d’effets secondaires. Ils se sont donc appuyés sur les données d’une précédente étude portant sur 8240 personnes âgées de plus de 65 ans et suivies depuis plus de 8 ans.
Ils ont alors constaté que les personnes âgées consommant des benzodiazépines de demi-vie longue ont un risque augmenté de 60 % de développer une démence, majoritairement de type de la maladie d’Alzheimer. Bien sûr, des travaux complémentaires devront confirmer cette association, mais les auteurs de cette étude encouragent les médecins et les patients à trouver des formes alternatives pour les troubles du sommeil des personnes âgées.

 

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