Massage

Livre : Du massage bien-être au toucher sacré d'Isabelle Métais Guyader, dimension divine du massage

Publié le 12 janvier 2014
Du massage bien-être au toucher sacré
Du massage bien-être au toucher sacré

De plus en plus recherchés, les bienfaits du massage sont très nombreux. Mais d'où le massage puise-t-il ses origines ? C'est ce que nous explique Isabelle Métais Guyadais dans son ouvrage "Du massage bien-être au toucher sacré".

Cet extrait est issu de la rubrique "du Corps à l'âme" du livre Du massage bien-être au toucher sacré d'Isabelle Métais Guyader. 

Durant ces dernières années, la pratique du massage s’est largement développée en Occident. S’inspirant fréquemment des techniques et des connaissances orientales, elle vise non seulement à détendre et soulager le corps physique, mais peut également favoriser la circulation des fluides vitaux et des énergies liées aux corps subtils. Associée à la digitopuncture, au shiatsu, à la réflexologie ou aux sciences de l’âme, la pratique du massage peut devenir un puissant moyen d’action sur les différents plans de l’être et ouvrir une porte vers le sacré.

Pour les Égyptiens, 2500 ans av. J.-C., la main était un être vivant par lequel les dieux pouvaient s’exprimer. Le geste était guidé par leur souffle. Le corps était alors considéré comme le véhicule, le support de la vie et non comme la vie elle-même. Ainsi, la main n’était pas séparée de l’esprit. Le massage et les soins de l’âme ne faisaient qu’un.

L’évolution du massage

Du XVIIe au XIXe siècles, la pratique du massage a subi de nombreuses transformations et est devenu de plus en plus populaire. Au début des années 1800, le Suédois Per Henrik Ling inventa sa propre méthode. Son massage « suédois » contribua à démocratiser cet art ancien, mais dans le même temps lui retira petit à petit ses lettres de noblesses, jusqu’à finalement évacuer sa dimension spirituelle.

Le massage est aujourd’hui essentiellement consacré au corps physique. Le praticien se retranche de plus en plus derrière la facilité des protocoles, oubliant que le plus puissant des remèdes est le travail sur soi-même, oubliant également que sans âme et sans profondeur, le massage n’est plus qu’un outil au service du corps et de l’aspect superficiel et commercial de la culture.

Redonner ses lettres de noblesse aux soins par le toucher permet de construire des ponts entre les êtres. Dans cette dynamique, on passe de nouveau du temps ensemble, on s’ouvre à la douceur d’une main bienveillante, à la pratique d’un toucher vivant, profond et respectueux de l’autre. On donne ou on reçoit le réconfort par un échange sain, par la qualité d’une écoute attentive et impersonnelle, par les odeurs vraies et accueillantes des huiles essentielles revitalisantes. On re-découvre le plaisir de transmettre le meilleur de soi-même et de recevoir un regard lumineux et serein en échange.

La relation vraie

Il semble qu’aujourd’hui l’Homme ait envie de revenir aux notions du Sacré et qu’il en cherche le chemin. C’est une belle chose, une merveilleuse aventure qui pourrait voir le jour mais les forces cachées derrière le système économique, les regards en quête de profit l’observent et essaient de s’emparer de son aspiration. Ainsi, ce  merveilleux chemin pourrait bien être récupéré par le monde du corps tout puissant si l’on n‘y prend pas garde. L’engouement pour le bien-être a un revers de médaille. L’autre face est moins jolie.

S’il est noble de chercher à apporter le meilleur à l’autre, il l’est moins de chercher à se servir de sa quête ou de sa faiblesse à des fins mercantiles. En effet, le monde économique clame bien fort : « voici les métiers de demain, engouffrez-vous dans cette voie et vous récolterez la manne, formez-vous ». Mais dans cette histoire qui forme qui ? Et pour quoi faire exactement ? Accomplit-on les choses pour prendre soin de l’autre et de la vie ou par motivation purement économique ?

Si le massage du corps n’a besoin que de protocoles corporels pour exister, le massage sacré, celui qui s’intéresse à l’âme à besoin, quant à lui, d’un profond travail sur soi avant d’être pratiqué.

Donner ce que l’on est

Devant les deux approches du massage évoquées ci-dessus, il ne s’agit pas ici de poser un jugement sur l’un ou l’autre choix. Ils sont tout aussi respectables l’un que l’autre. Il s’agit plutôt de savoir comment l’on choisit d’aborder la technique, sous quel angle et avec quelle motivation.

La recherche et l’art du bien-être peuvent être pour beaucoup le point de départ d’un chemin d’éveil conduisant à l’équilibre entre le corps et l’esprit, à l’éveil de la conscience. Pour le praticien du toucher sacré, il peut aboutir à la création en soi d’un espace de liberté et de vérité intérieure. La personne qui reçoit un massage peut aussi retrouver le chemin du sacré sous les mains bienveillantes d’un praticien éveillé à la magie du vivant.

Il y a bien longtemps de cela, les égyptiens avaient cette sagesse de penser que nul ne pouvait apporter le meilleur à autrui sans se l’être apporté à lui-même auparavant et que la connaissance de soi était la clé de la grande santé.

Ils étaient convaincus que l’art thérapeutique était un art réservé à ceux qui acceptaient de travailler sur eux-mêmes selon un enseignement éprouvé – reçus d’un maître vivant – et à ceux qui étudiaient la mise en pratique des protocoles, des lois et des principes divins enseignés par la nature elle-même.

« On ne donne réellement que ce que l’on est … »

Découvrez l'ouvrage d'Isabelle Métais Guyader "Du massage bien-être au toucher sacré" aux éditions Essénia

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