ASEFPublié le 27 novembre 2013

Chronique de l'ASEF : le rendez-vous hebdo de l'actu santé et environnement

Les phtalates à l’origine d’accouchements prématurés, la pollution industrielle à l’origine de malformations congénitales, et enfin les pesticides à l’origine d’une maladie gynécologique. Voilà ce qu'il ne fallait pas manquer cette semaine dans l'actualité Santé-Environnement.

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Les phtalates à l’origine des accouchements prématurés ?

La semaine a commencé par la sortie d’une nouvelle étude américaine sur les femmes enceintes. L’exposition aux phtalates pendant la grossesse pourrait jouer un rôle dans le déclenchement des accouchements prématurés. Mais au fait les phtalates c’est quoi et comment peut-on y être exposée ? Ce sont des substances chimiques rajoutées au polychlorure de vinyle (PVC). On les retrouve donc dans tous les articles en plastique PVC.. Impossible donc de les éviter. Ces substances pouvent entrainer des troubles de la reproduction chez les enfants. Alors, si vous êtes enceinte , évitez au maximum les plastiques !

Les phtalates à l’origine des accouchements prématurés
 

La semaine a commencé par la sortie d’une nouvelle étude américaine sur les femmes enceintes. Selon ses conclusions, l’exposition aux phtalates pendant la grossesse pourrait jouer un rôle dans le déclenchement des accouchements prématurés. Les chercheurs ont en effet observé un lien entre les naissances prématurées et les taux de phtalates dans les urines des 500 femmes étudiées.
Mais au fait les phtalates c’est quoi et comment peut-on y être exposée ? Les phtalates sont des substances chimiques rajoutées au polychlorure de vinyle (PVC) pour le rendre plus souple. On les retrouve donc dans pratiquement tous les articles en plastique PVC : nappes, rideaux de douche, cosmétiques, matériel médical et surtout emballages alimentaires... Impossible donc de les éviter. Au cours des dernières années, de nombreuses études ont déjà montré que ces substances pouvaient entrainer des troubles de la reproduction, favoriser la puberté précoce, le diabète ou encore l’hypertension artérielle chez les enfants. Cette nouvelle étude pourrait cependant contribuer à expliquer les 15 millions de bébés dans le monde qui naissent prématurément, c’est-à-dire avant 37 semaines de grossesse… Alors, si vous êtes enceinte (ou si vous êtes en âge de…), évitez au maximum les plastiques surtout en cuisine où il est conseillé de privilégier les conditionnements en verre !

La pollution industrielle à l’origine de malformations congénitales

Cette semaine encore, une étude canadienne a montré que la pollution industrielle pourrait bien être à l’origine de malformations cardiaques. Les scientifiques ont en effet constaté que certaines émissions chimiques, en particulier dans les zones industrielles, seraient liées à des anomalies cardiaques qui se développent pendant la formation du cœur lors de la grossesse. Ils ont également constaté que les taux de défauts cardiaques ont progressivement diminué au Canada depuis 2006 - date à laquelle le gouvernement a revu la réglementation concernant les émissions atmosphériques industrielles… L’objectif de cette étude était d’alerter sur le rôle de la pollution environnementale sur les futurs bébés. Pollution de l’air mais aussi, ondes électromagnétiques, alimentation, pesticides : les bébés et les femmes enceintes sont les plus sensibles à toutes ces pollutions. Il est donc très important surtout pendant ces périodes de limiter au maximum son exposition aux polluants. 
Pour vous y aider, les médecins de l’Association Santé Environnement France vous proposent des "petits guides santé" sur diverses thématiques.

Les pesticides à l’origine d’une maladie gynécologique
 

Et enfin dernière étude de la semaine – toujours sur les femmes : celle sur le lien entre pesticides et endométriose - une maladie gynécologique qui touche une femme en âge de procréer sur dix. L’endométriose se caractérise par la présence de muqueuse utérine à l’extérieur de l’utérus. Cela se traduit principalement par des douleurs abdominales ainsi que pendant les rapports sexuels, des règles irrégulières et des problèmes d’infertilité. Les chercheurs américains à l’origine de cette étude ont conclu d’après leurs expériences que les femmes qui avaient les plus fortes traces de deux produits organochlorés dans le sang (le bêta-hexachlorocyclohexane (béta-HCH) et le Mirex), avaient un risque beaucoup plus important de souffrir d’endométriose. Ces deux pesticides sont interdits depuis plusieurs décennies, mais étant persistants dans l’environnement, ils restent encore présents dans les sols et dans l’eau… D’une façon générale, mieux vaut éviter d’entrer en contact avec les pesticides. Pour votre jardin, privilégiez les solutions naturelles ou autorisées en Agriculture Biologique.
Pour en savoir plus, les médecins de l’ASEF vous proposent leur petit guide vert du Bio-jardinage

 

Retrouvez dans le détail, toutes les informations sur ces actualités sur le site de l’Association Santé Environnement France : www.asef-asso.fr

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