Vaccination

Vaccin anti-grippe A : une efficacité (très) incertaine

Publié le 7 septembre 2009 - Mis à jour le 30 novembre 2012

Le virus de la grippe se présente sous deux formes. L'une dite saisonnière, annuelle, appelée souvent grippe B. Et sa variante pandémique, ponctuelle et imprévisible car soumise à de brusques variations, codée grippe A et à laquelle est associée la forme virale lui correspondant. Après la célèbre grippe A/H5N1, l'édition actuelle 2009 est donc celle de la grippe A(H1N1pdm) (version pandémique, comme le dénomme désormais l'OMS).

C'est pourquoi aujourd'hui le vaccin anti-grippe se présente lui aussi de deux manières. L'une destinée à contrer la grippe saisonnière, déjà fabriquée dans les quantités prévues et dont les doses restent à administrer. Et le vaccin anti-grippe A, celui qui a fait l'objet des commandes publiques passées durant l'été 2009, et dont la livraison est attendue en octobre. Celui pour lequel la France a acheté 94 millions de doses auprès des laboratoires pharmaceutiques Sanofi-Aventis, GlaxoSmithKline (GSK), Baxter et Novartis. En réalité, chaque labo développe sa propre version du vaccin. Des versions dont l’élaboration, la composition - et bien sur l’efficacité - vont varier.

Le plan de vaccination français, dont l'ambition est unique au monde, suscite l'étonnement. Notamment son coût réel, classé secret défense (estimé toutefois à 10 % du déficit 2008 de la sécu). Mais aussi son calendrier. Dans un premier temps, en mi-octobre, seuls 2 ou 3 millions de doses seront disponibles a indiqué François Fillon. Et le reste des vaccins en novembre 2009. Autrement dit, bien après la première diffusion du virus. Et lorsque les injections vont débuter, le pic de la contamination pandémique sera passé. La vaccination dans ces conditions parait superflue, voire inutile.

Autre inconnu : la virulence réelle, avérée ou éventuelle, de ce virus H1N1pdm, susceptible de continuer à muter. Imprévisible, il ne correspondra plus aux souches virales utilisées pour fabriquer le vaccin pandémique. Dès lors, plus ou moins obsolètes, celui-ci perdrait toute son utilité. « Bien sûr, ce virus peut muter et devenir virulent. Pour l'instant ce n'est pas l'avis exprimé par la majorité des virologues... Admettons que le pire se produise. Est-on certain que les vaccins commandés seront efficaces ? Non, » résume le professeur de médecine et député UMP Bernard Debré, membre du comité national d'éthique. « On ne pourra savoir qu’après le passage du virus A(H1N1) si l’un des vaccins proposés était plus protecteur que les autres, » précise Daniel Floret, le président du Comité technique des vaccinations.

Beaucoup de bruit pour rien ?

Plusieurs personnalités de la santé publique française regrettent ces dérives de gestion du risque. Citons le Professeur Marc Gentilini, ancien président de la Croix-Rouge française et spécialiste des maladies infectieuses. Ou Antoine Flahault, directeur de l'Ecole des hautes études en santé publique qui constate qu’à sa connaissance, il n’existe pas « une seul étude probante sur l’efficacité d’un vaccin utilisé comme barrière épidémique ».

Lors de l'émission « C dans l'air », diffusé en septembre 2009 sur France 5, le médecin épidémiologiste et expert en pharmacovigilance Marc Girard a déploré pour sa part « une situation de dilapidation des fonds publics ».

« Nous avons des bases de données qui sont le nec plus ultra de l'évaluation de l'efficacité. Récemment, un certain nombre de revues ont été publiées sur ce fameux vaccin contre la grippe... Il y a véritablement extrêmement peu de preuves d'une efficacité satisfaisante du vaccin contre la grippe. »

Sur son blog, le 14 sept 2009, Marc Girard enfonce le clou. Citations de documents officiels à l'appui, il rappelle « que les vaccins contre la grippe saisonnière se singularisent par leur neurotoxicité (plus marquée avec les souches de grippe porcine, assènent des manuels de référence de 1988 et 1993, ndr), et que les experts de l'administration en sont parfaitement informés. » « Et qu'en matière de vaccination, l'administration sanitaire française n'a déjà pas eu peur de recommander des expérimentations sauvages, fut-ce chez les enfants et les nourrissons. »

Car, oui, se faire vacciner contre la grippe peut gravement nuire à votre santé.

Alors, comment se prémunir ? Comment se soigner en cas de grippe A ? Consultez toutes nos alternatives naturelles préventives et curatives

Charles Antony
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Par lunazen le 5 octobre 2009 à 14h00
Dilapidation de l'argent publique!

Voilà ce qui arrive à agir dans la précipitation : dilapidation de l'argent publique!

L'efficacité de ces vaccins, puisqu'ils proviennent de différents laboratoires, n'est même prouvée.

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